Aristide dit avoir quitté Haïti contre son gré !

Discussion dans 'Actualité' créé par zoheir, 2 Mars 2004.

Statut de la discussion:
Fermée.
  1. Offline
    zoheir cvm.mangaleet()
    [IMG]
    WASHINGTON (Reuters) - L'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide a déclaré lundi avoir quitté son pays contre son gré sous la pression des Etats-Unis, des allégations qualifiées de stupidités par des responsables américains.

    Aristide a rejeté les affirmations de Washington selon lesquelles il serait parti volontairement, accusant les forces américaines d'avoir perpétré une sorte de coup d'Etat. Il a comparé en outre son départ "forcé" à un enlèvement.

    "Ils m'ont menti, et il se peut qu'ils vous mentent à vous aussi", a-t-il déclaré dans un entretien téléphonique accordé à CNN depuis la République centrafricaine, qui lui a offert un asile temporaire.

    "Personne ne devrait forcer un président élu à partir pour éviter un bain de sang."

    L'administration Bush a rejeté pour sa part ces accusations.

    "Les allégations selon lesquelles nous aurions en quelque sorte enlevé l'ancien président Aristide sont dénuées de tout fondement, complètement absurdes", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Colin Powell.

    Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le général Richard Myers, chef d'état-major interarmes, ont formellement démenti qu'Aristide ait été forcé à partir et Scott McClellan, porte-parole de la Maison blanche, a qualifié ces accusations de "totale absurdité".

    Mais Aristide a insisté sur la véracité de ses dires. "Je vous dis la vérité", a-t-il déclaré.

    "UN COUP D'ETAT MODERNE"

    Prié de revenir sur les allégations selon lesquelles il aurait été enlevé, Aristide a déclaré, selon une transcription de l'entretien fournie par CNN: "Comme je l'ai dit, j'appelle cela un coup d'Etat moderne, un enlèvement moderne."

    Interrogé sur l'identité de ses ravisseurs présumés, Aristide a répondu: "Des forces en Haïti. Ce n'était pas des forces haïtiennes. Elles étaient (inintelligible) et composées de Haïtiens et d'Américains, et elles ont encerclé l'aéroport, ma maison, le palais (présidentiel).

    "Ensuite, malgré toutes les conversations diplomatiques, malgré tous les efforts diplomatiques que nous avons déployés pour les empêcher d'organiser ce massacre, qui pouvait aboutir à un bain de sang, nous avons dû partir, et passer 20 heures dans un avion américain.

    "On ne savait pas, en plus, où on nous forçait à aller, jusqu'à ce qu'on nous dise, 20 minutes avant d'atterrir, qu'on arrivait en République centrafricaine."

    Son épouse, une Américaine, s'est vu intimer l'interdiction de regarder par les fenêtres de l'avion. "Vous ne pouvez pas vous imaginer une situation aussi horrible", a-t-il dit.

    Quand un journaliste lui a lu sa lettre de démission, Aristide a affirmé que cette dernière avait été altérée.

    "Ce n'est pas exact. Ils ont enlevé la phrase où je disais 'Si je suis obligé de partir pour éviter un bain de sang'. Ils l'ont enlevée du document. C'est pour cela qu'ils vous mentent, en vous donnant un faux document", a déclaré Aristide.

    "Ces gens mentent."

    Auparavant, des élus américains favorables à Aristide avaient déjà évoqué ces accusations, qu'il avait formulées dans des conversations avec eux.

    LONGUES NEGOCIATIONS POUR TROUVER UN PAYS D'ASILE

    Ainsi, le représentant démocrate Maxine Waters et Randall Robinson, ancien dirigeant du groupe de pression noir TransAfrica ont déclaré à la radio publique américaine qu'Aristide les avait appelés de Bangui.

    "Il a été emmené de force de sa résidence en pleine nuit, embarqué contre son gré dans un avion et emmené sans savoir où il allait. Il a été enlevé, il n'y a aucun doute là dessus", a dit Robinson. "Le président m'a demandé de dire au monde qu'il s'agit d'un coup d'Etat, qu'ils ont été enlevés".

    Cependant, le représentant démocrate Charles Rangel, membre comme Waters du Caucus noir du Congrès, a déclaré après s'être entretenu par téléphone avec Aristide que ses allégations de "kidnapping" étaient "subjectives".

    "Ils ont suggéré avec insistance qu'il quitte la ville. Les militaires l'ont aidé à prendre la décision", a dit Rangel à des journalistes tandis qu'une délégation du Caucus noir rencontrait le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan pour discuter de Haïti.

    "Le président Aristide a le sentiment que c'était un coup d'Etat, il a l'impression qu'il a été kidnappé, que les autorités américaines lui ont dit qu'elles ne pouvaient plus protéger sa vie", a expliqué Rangel.

    Powell a expliqué que le pays où Aristide aurait préféré aller n'avait pas voulu de lui, de sorte que les autorités américaines avaient entrepris de longues et délicates négociations avec différents pays qui ont débouché sur un accord avec la République centrafricaine.

    "Une quinzaine de membres de sa sécurité personnelle l'ont accompagné de son domicile à l'aéroport, dans l'avion, aux escales de ravitaillement et jusqu'en République centrafricaine. Et c'est ce qui s'est passé, n'en déplaise à ceux qui disent le contraire en se basant sur des conversations téléphoniques", a dit Powell à des journalistes.
    zoheir, 2 Mars 2004
    #1
  2. Offline
    LimGeeZ Touriste
    Heu, j'ai pas du tout suivi l'affaire, j'ai juste lu ce post...
    Alors j'ai pas d'avis la-dessus, mais vous, vous y croyez au coup d'état ? :shock:

    Je n'ai pas d'autres sources, donc j'en sais rien personnellement :?
    LimGeeZ, 2 Mars 2004
    #2
  3. Online
    Jereck Procrastinateur
    Equipe GamerZ.be
    Ben, j'ai pas tout lu, mais : "Personne ne devrait forcer un président élu à partir pour éviter un bain de sang."
    Heuuu, si ça peut éviter encore plus de problèmes, alors un président élu se doit de faire preuve d'un certain sens civique et baisser pavillon.
    Jereck, 2 Mars 2004
    #3
  4. Offline
    titloup Elite
    A cette vitesse les Amerelocs auraont bientôt (si pas déjà) la moitié du monde mine de rien... 1 par 1 qui se font, les pays... :shock:

    Qu'ils viennent ici je leur botterait le cul :p :twisted:
    titloup, 2 Mars 2004
    #4
  5. Offline
    Nicool_ Motherfucker
    J'ai flashé sur cette phrase aussi ! :shock:

    J'ai pas suivi l'affaire, mais déjà pour qu'il dise ça il doit certainement pas avoir ce qu'il faut pour occuper le poste qu'il occupait :?
    Nicool_, 2 Mars 2004
    #5
  6. Offline
    Sklux Touriste
    Ce gars a managé son pays de manière lamentable. La foule
    manifeste depuis des lustres pour avoir des éléctions anticipées
    mais il restait sourd arguant "qu'il irait jusqu'au bout de son mandat". Les USA jusqu'à la semaine passée le supportaient encore
    mais suite aux exécutions sommaires de de la part des troupes gouvernemantales aux abois devant les troupes rebelles. (seul Port au Prince était encore sous controle du gouvernenement)
    ils lui ont conseillé nettement de laisser la place.

    A la limite, si ils l'ont enlevé, il peut dire merci, il y a fort à parier qu'il se serait fait lyncher
    Sklux, 2 Mars 2004
    #6
Statut de la discussion:
Fermée.