Compagnons des Tenebres, Med. Fan.

Discussion dans 'Livres, BD, Manga, Anime' créé par Elian, 27 Mars 2003.

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    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Magnifiques livres écrits par un roliste (histoire se déroulant dans le monde des Royaumes Oubliés, Donjons et Dragons)

    Histoire sublime d'un groupe de parfait salopards et d'ordures (Hehe devrait apprécier leurs philosophies :D)

    Moi j'adore et nombreux sont à attendre le troisième volet ;)
    http://membres.lycos.fr/shadowofdeath/frame.htm

    Voici le prologue du premier et second livre.



    Les Compagnons des Ténêbres.
    PROLOGUE

    Des volutes de fumée pestilentielle sortaient des hautes tours de la Forteresse du Crâne. Ces fumées méphitiques étaient celles des âmes, éternellement tourmentées, que les hauts fourneaux démoniaques brûlaient sans discontinuer. La souffrance de ces pauvres âmes était malheureusement éternelle et le seigneur des lieux ne l’était pas moins. Des milliers de créatures aux aspects les plus étranges et difformes erraient ça et là entre les murs sans cesse grandissant de la forteresse vivante. Les portes, Les murs, toute l’enceinte et les bâtiments annexes étaient bâtis à l’aide de crânes de toutes tailles et de toutes races. Dans la gigantesque cour, des centaines de démons, Balors, Glabrezu et autres Vrocs emmenaient sans ménagement les âmes damnées à leur châtiment éternel. La Forteresse du Crâne dardait sa masse gigantesque dans la grande pleine de la désolation, au centre de la trois cent douzième strate des abysses. Le seigneur démon Ni’mgalem, en était le maître absolu. Pourtant, ce puissant démon se morfondait dans sa forteresse. Jadis vaincu par un autre seigneur démon, Orcus, ce dernier avait réussi à le bannir dans son plan pour plusieurs centaines d’années. Le temps n’était rien pour les seigneurs démons mais le fait de rester ainsi confiné les rendait fous de rage. Ni’mgalem repensait souvent à ce jour béni (c’est à dire maudit) où ses armées et celles de son rival Orcus s’étaient entretuées sur les rives du Styx. Mais Ni’mgalem avait tout de même réussit à arracher un trophée à son ennemi avant d'être banni. Le célèbre et redouté sceptre des morts vivants, le symbole de la puissance d’Orcus était entre ses mains. Bien sur, Orcus s’en était fabriqué un autre, il en était certain, mais c’était tout de même une satisfaction personnelle.
    Un jour, pensait-il, oui un jour j’éliminerai Orcus et je deviendrai le maître des abysses.
    Il extirpa son immense corps rouge et musculeux de son trône de chair humaine et s'approcha d'une des fenêtres de sa tour. Là, ses grands yeux de braise embrassèrent l’ensemble de sa forteresse. Il contempla les millions d’âmes errant sur son plan et il sourit. Ces âmes étaient celles de nombre de créatures qui avaient osé, au cours des millénaires, passer un pacte avec lui ou un de ses serviteurs et qui s’étaient retrouvé ici après leur mort. Il y en aurait des millions d’autres dans les siècles à venir. Il savait comment tenter les créatures plus faibles. Ses pouvoirs étaient immenses, presque ceux d’un dieu. Et il pouvait exaucer le moindre souhait de quelqu’un en échange de trois fois rien. Son âme. Les pauvres fous acceptant ses pactes ne savaient pas à quoi ils s’attendaient. Ils pensaient pouvoir trahir le pacte, gruger le démon et, pire que tout, ils étaient persuadés que leur dieu les protègerait après leur mort. Peu d’entre eux connaissaient la vérité. Au fil des millénaires, les démons étaient devenus des maîtres du mensonge et de la supercherie et les pactes n’étaient jamais rompus. Les dieux eux-mêmes ne pouvaient rien contre cette loi édictée par les puissances supérieures et, à la mort d’un de leur serviteur qui avait eu la mauvaise idée de pactiser avec un seigneur démon, le dieu n’avait d’autre choix que d’abandonner l’âme à jamais damnée. Parfois, un démon échangeait cette âme contre autre chose, un service ou bien une autre âme. Mais en général, elles étaient jalousement gardées car source du pouvoir monstrueux des seigneurs des abysses. Bien que ces derniers soient en lutte permanente entre eux ainsi qu'avec les diables, finalement, il y avait des âmes fraîches pour tout le monde.
    Une étrange impression s’empara du seigneur démon, l’obligeant à revenir à la réalité. Loin, au travers des strates abyssales et des plans d’existence, il entendit scander son nom. Quelqu’un l’appelait. Et Ni’mgalem ne pouvait laisser passer cette chance de rompre son bannissement. Rassemblant son pouvoir, le maître des tentations répondit à l’appel.









    Compagnons des Ténèbres II

    Quesakh Shahini


    PROLOGUE

    La petite pièce sentait la sueur et le vieux parchemin. La faible lueur d’une chandelle jetait des ombres frémissantes sur les murs chargés d’étagères encombrées de livres et de fioles. Un grand bureau de chêne, un coffre, une table basse et une petite bibliothèque composaient l’essentiel du mobilier. Derrière le bureau, assis dans un grand fauteuil de cuir, une forme encapuchonnée inscrivait d’étranges symboles chargés d’énergie magique sur un grimoire neuf. Il écrivait lentement, conscient de l’importance de son travail et de la précision nécessaire à son accomplissement.
    L’encrier de cristal était quasiment vide lorsqu’il déposa sa plume sur le petit socle d’ivoire, près de la chandelle. Il souffla légèrement sur les pages couleur ivoire de son grimoire, afin de fixer le précieux liquide. Il était temps que ça se termine, l’épuisement le gagnait depuis déjà plusieurs heures. Il était resté éveillé par magie six jours durant afin de produire plusieurs copies de son grimoire de sorts. C’était une simple précaution, mais dans les prochains jours, il en aurait certainement besoin.
    Fermant délicatement le dernier livre, il posa le grimoire original sur son pupitre de bois vernis à côté de son imposant bureau de chêne. Puis, il se servit une rasade de vin qu’il but d’un trait. Les effets du sortilège d’éveil commençaient à se dissiper. Il devait faire vite. Prenant de nouveau place dans son grand fauteuil de cuir craquelé, il se concentra quelques secondes. Puis il incanta. L’une après l’autre, les trois copies de son grimoire se dématérialisèrent, téléportées vers des lieux secrets, connus uniquement de leur propriétaire.
    Lorsque tous les grimoires eurent disparus, il se leva et se dirigea vers la petite table sur laquelle un broc d’eau et une serviette étaient posés. Il se débarrassa de sa longue cape à capuche qu’il posa dédaigneusement sur le plancher. Puis, il s’étira en baillant, faisant craquer ses articulations ankylosées par les heures passées à écrire. Il prit le broc et se versa une bonne quantité d’eau fraîche sur la tête. Ses longs cheveux dorés guidèrent l’eau le long de sa nuque et jusque sous sa tunique. Il frissonna. Versant un peu d’eau dans sa main, il frotta son visage aux traits fatigués. Ses yeux, d’ordinaire d’un vert intense, étaient constellés de sillons rougeâtres.
    Il versa le reste du broc sur sa nuque endolorie et bailla de nouveau à s’en décrocher la mâchoire. Puis, il quitta sa chemise trempée et la déposa à côté de sa cape. Il s’essuya le torse et les cheveux avec la serviette et se dirigea vers un petit coffre posé non loin de là. Il en sortit une chemise de soie blanche qu’il enfila rapidement.
    Lorsque ce fut fait, il fit apparaître, d’une pensée, un cercle lumineux au centre de la petite pièce. La lumière du symbole semblait pulser telle un cœur incandescent. Sentant la torpeur gagner son corps et son esprit, il ne perdit pas une seconde. Il remit mentalement en place les protections magiques de sa salle d’étude secrète, puis entra dans le cercle de lumière. Puis, dans une colonne de flammèches bleutées, il se dématérialisa.
    L’instant suivant, des bruits familiers emplirent ses oreilles pointues, et la douce chaleur du soleil inonda son visage au teint hâlé, au travers de la fenêtre de sa chambre à coucher. Dehors, des passants s’afféraient dans les rues et les marchands vantaient les mérites de leurs produits à qui voulait l’entendre. Se concentrant, il annula les défenses magiques de sa demeure et sortit dans la rue. Il huma l’air quelques instants. Plusieurs jours passés dans la pénombre et la solitude de son étude le firent apprécier la lumière aveuglante du soleil et l’air poussiéreux de la cité. Soudain, il vacilla sur le seuil de la porte. Autour de lui, les images commençaient à se voiler et dansaient devant ses yeux.
    Sachant qu’il était maintenant dangereux de tenter de résister à l’appel du sommeil, il referma la porte et se dirigea, en chancelant, vers son lit. Dans un dernier effort, il prononça un mot de pouvoir qui activa les défenses magiques de sa maison. En un instant, sa porte se verrouilla d'elle-même et les volets se fermèrent. Des sortilèges d’une incroyable puissance enveloppèrent bientôt la modeste demeure alors que son propriétaire s’effondrait sur le lit, happé par un sommeil sans rêve.
    Elian, 27 Mars 2003
    #1
  2. Offline
    hehe PANCAKE !
    mouhahahaha
    que ça a l'air amusant!
    m'en vais lire ça
    hehe, 27 Mars 2003
    #2
  3. Offline
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    300 pages A4 chacun ;) j'ai fait imprimer tout ca, c'est trop bon :D
    Elian, 27 Mars 2003
    #3
  4. Offline
    Guest ex membre
    tout a fait d'accord!!!
    c'est en lisant cet ouvrage qu'on ressent ce qu'on cache au fond de soi-meme, et qu'un jour peut-être, on risque de faire ressortir... chacun a en effet une ame psychopatique quiu n'attends qu' psychopater tout le monde!!!Elian pourra vous en parler, il est déjà passer par là.... :p
    Guest, 29 Mars 2003
    #4
  5. Offline
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Petit up pour Grand auteur !
    Elian, 3 Mai 2003
    #5
  6. Offline
    buchiste Chops from Outerspace
    lol, ca a l 'air cool...
    buchiste, 3 Mai 2003
    #6
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