Debat ; Notre future Wallonie...

Discussion dans 'Actualité' créé par angel_blade, 23 Mai 2005.

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  1. Offline
    angel_blade ex membre
    J'ai trouve ce discours pas mal et plein de verites, jme suis souvent pose de questions a propos de notre pays, et si la Belgique implosais... Quel serait son futur? Une union avec la France laisse quand meme a reflechir meme si je ne suis pas trop pour...




    Où s’arrête la non indifférence et où commence l’ingérence ? Difficile à dire. C’est pourtant une question capitale à l’heure où la Belgique se vide de plus en plus de sa substance, dépecée qu’elle est par une Flandre toujours plus conquérante, sous l’oeil indifférent de l’Europe.


    La position officielle de la France, non ingérence mais non indifférence, apparaît désormais dépassée par les événements. En effet, nous en sommes arrivés au stade final du processus d’autodestruction de la Belgique, et la France ne peut rester sur une position aussi frileuse, car elle est concernée au premier chef par ces événements.


    Après avoir enclenché le mécanisme de régionalisation de la fiscalité et de la sécurité sociale, les flamands veulent maintenant se doter d’une constitution, ce qui est tout à fait logique et constitue une étape décisive dans la marche vers l’indépendance de la Flandre. Bien que beaucoup de Wallons refusent de voir la réalité en face, la question même de l’existence de la Belgique va se poser tôt ou tard, il n’y a plus aucun doute là dessus.


    Dans ces conditions, la France ne peut continuer à être aussi distante face aux menaces réelles qui pèsent sur les Wallons. Ces menaces ne sont pas imaginaires, elles sont malheureusement bien concrètes.


    Tout d’abord, si la France ne s’implique pas davantage dans le mécanisme de séparation belge, les Wallons risquent de penser qu’elle ne s’intéresse pas à eux et qu’elle ne voudra pas de la Wallonie si celle-ci demandait son retour au sein de la République. Nous savons bien que cette idée est sans fondement, qu’elle doit plus au désespoir qu’à la raison. On n’a jamais vu un pays refuser de s’agrandir d’une région aussi potentiellement riche, développée et peuplée que la Wallonie !

    Malheureusement, cette idée reçue véhiculée par les adversaires du rattachisme a la vie dure et flotte encore dans l’esprit de trop de Wallons. Une prise de position ferme et positive à l’égard des Wallons de la part des autorités françaises contribuerait à dissiper ce mensonge savamment entretenu.


    La France mesure mal que cette crainte du peuple wallon d’être rejeté compte beaucoup dans cette attitude suicidaire où on le voit défendre à contrecoeur , par manque d’une autre perspective, une Belgique dans laquelle il n’a pourtant plus d’avenir.


    A terme, la colonisation de la Wallonie par la Flandre, déjà bien avancée, risque de devenir irréversible. La Belgique ayant alors disparu de fait mais existant toujours sur le papier, elle ne sera plus qu’une coquille vide, le jouet de la Flandre qui n’hésitera pas à s’en servir pour dominer et contrôler la Wallonie.


    La France seule peut éviter cette catastrophe en intervenant dans le conflit belge et en exerçant ce que l’on appelle parfois le devoir d’ingérence. Elle seule peut garantir un avenir aux Wallons que ce soit en les accueillant en son sein ou en assurant sa protection et sa coopération à une future république de Wallonie. Elle seule enfin peut être pour les Wallons un recours contre les pressions flamandes.


    Et pourquoi la France n’aurait-elle pas le droit de s’intéresser officiellement à la Wallonie ? Pour des raisons diplomatiques ? Pour des raisons de stabilité politique du continent européen ? Pour des raisons de droit international ? Foutaises !


    A-t-on reproché à la RFA de s’intéresser au sort de la RDA ? A-t-on reproché à Helmut Kohl de faire pression auprès des occidentaux et des Russes pour obtenir la réunification de l’Allemagne ? A-t-on empêché la création d’une nouvelle Allemagne forte de 80 millions d’habitants, première puissance économique européenne et exerçant une forte influence sur l’Europe de l’est post-communiste ? Nous savons bien que la réponse est non.






    HAUT
    Alors qu’on ne vienne pas nous dire que le rattachement de la Wallonie à la France serait une menace pour la stabilité de l’Europe de l’ouest, que cela poserait trop de problèmes d’harmonisation du droit, des systèmes économiques ou qu’on nous avance d’autres arguments délirants comme l’éclairage des autoroutes ou les moyens de paiements.

    Et en ce qui concerne la faisabilité du rattachement de la Wallonie à la France, soyons sérieux un instant ! Si la RFA a pu intégrer en son sein une région de plus de 10 millions d’habitants avec une économie en ruine, et une population ayant vécu pendant 50 ans dans un système communiste, comment la France n’arriverait-elle pas à intégrer une région de moins de 4 millions d’habitants qui ressemble comme un soeur à nos régions du nord, qui a le même système économique et politique qu’elle ?


    Qui plus est, la RDA et la Wallonie ont toutes les deux été arrachées à leur mère patrie à la suite des défaites du Reich pour l’une et de l’Empire pour l’autre. En effet, trop peu de Wallons se rappellent que la Wallonie n’a pas été annexée par la France révolutionnaire, qu’elles se sont bel et bien données l'une à l'autre.


    Je ne vois donc pas pourquoi la France n’aurait pas le droit de s’intéresser à la Wallonie. Mais à y regarder de plus près, elle s’y intéresse déjà beaucoup au niveau économique, puisque les entreprises françaises y sont fortement implantées, alors qu’elles le sont beaucoup moins en Flandre.


    Malheureusement, cet intérêt reste pour l’instant limité à l’économie et n’a pas, semble-t-il, son équivalent au niveau politique.

    La vérité est que les Wallons sont des nôtres, que l’amour de la France est ancré dans le coeur de beaucoup d’entre eux, et qu’il suffit de peu pour qu’il surgisse au grand jour. Quand la France devient championne du monde de foot, quand le Front National surgit malencontreusement au second tour de l’élection présidentielle française, et d’une manière générale, quand la France est au coeur de l’actualité, cela ne laisse pas les Wallons indifférents.


    Et de l’amour de la France à la possibilité d’une Wallonie française il n’y a qu’un pas. Bien des Wallons, quelle que soit leur tendance politique, sont rattachistes de coeur et n’hésitent pas à le dire si on leur pose la question en privé.

    Malheureusement, la plupart ne vont pas plus loin et ne prennent pas le risque de s’engager publiquement, par peur de représailles.


    Mais le fait est là, le rattachisme est latent chez bon nombre de Wallons. Cependant, le grignotage de la Belgique par la Flandre, petit à petit, de manière rampante et larvée, a tendance à favoriser le statu quo et à confiner la Wallonie dans un état léthargique. Pour faire avancer les choses, il faudrait une prise de position courageuse et énergique de la part d’une haute personnalité au pouvoir en France, une sorte de " Vive le Québec libre " façon wallonne.


    Une telle déclaration vaudrait sans doute à la France des protestations officielles de la Belgique, mais donnerait surtout le sentiment aux Wallons que la France pense à eux et balaierait d’un seul coup les réticences de ceux qui pensent qu’elle ne voudrait pas de la Wallonie en cas d’éclatement de la Belgique. Une petite phrase vaut souvent mieux qu’un long discours !



    Je ne croirai jamais, à moins d’un acte de refus formel authentique que la nation française, lorsque nous lui tendons les bras, voudrait nous repousser de sa famille. Si c’était le cas, je la plaindrais et je devrais douter si elle est digne de sa liberté. (février 1831, discours au Congrès de Lardinois, député de Liège.)


    source:www.opcommunication.com/rattachistes/ARTICLES/j13p5.htm
    angel_blade, 23 Mai 2005
    #1
  2. Offline
    Zaene *
    Ensuite cette longue diatribe est sans interet en soi, la France ne PEUX PAS refuser le rattachement d'un territoire dont la langue nationale est le français a son territoire qui en ferait la demande. Sa constitution l'y OBLIGE.

    En meme temps cette option n'aurais vraiment rien d'une partie de plaisir outre le megabordel administratif que ça représenterais nous serions les parents pauvres de l'etat français, qui n'est pas vraiment connu pour son altruisme, socialement nous sommes BCP plus en avance.

    Ce qui indique si besoin etait a quel point les "rattachistes" outre leur extreme marginalité, leur piétre connaissance du sujet qu'il "défendent" :roll:

    Enfin il y a deja un post a ce sujet, inutile de multiplier.
    Zaene, 23 Mai 2005
    #2
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