[Découverte] Enemy - Hooray For dark Matter

Discussion dans 'Musique' créé par Elian, 12 Décembre 2005.

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    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
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    Enemy a sorti son premier album le 11 octobre, et je n'en ai entendu parler nulle part. Il me semblre dès lors obligatoire que je vienne vous entretenir à ce sujet !

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    Enemy, c'est qui, c'est quoi ?

    Enemy est un side project de Troy Van Leeuwen, un des membres de Queens of the Stone Age et de A perfect Circle. Deux de leurs compositions étaient déjà sorties sur l'album "Satellites of the stone age", aux côtés de titres de Eagles of the death metal, Mondo Generator et de Mark Lenegan. Mais à présent, ils ont toute une rondelle rien qu'à leur nom. En avant la musique !

    "Mais qui donc joue là-dedans ?" vous demandez-vous encore ? Voici la réponse.

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    Troy Van Leeuwen, membre de Queens of the stone age (le gars qui sort des sons plaintifs de sa guitare et toujours bien sappé en concert, c'est lui), membre également de A perfect Circle et feu Failure.

    A la basse, Eddie Nappi, membre de Handsome. Aucune photo du gaillard ne traine sur le web à première vue.

    Kellii Scott, à la batterie, a croisé il y a longtemps déjà la route de Troy lors de son passage dans le groupe Failure.

    Et concrètement, ça ressemble à quoi ?

    Tout d'abord, les extraits dispo' sur le site web du groupe :

    [IMG] Cozy
    [IMG] Vacancy
    [IMG] City of refuge
    [IMG] Clean

    A présent, deux autres titres, tirés eux du cd Satellites of the stone age :

    [IMG] Freeway
    [IMG] Sucker


    Hooray for dark matter

    01. Action
    02. Clean
    03. Freeway
    04. The Treatment
    05. Locust Sky Zone
    06. It's No Joke
    07. Sucker
    08. Hostile
    09. All Escapes Part 1
    10. Target
    11. Vacancy
    12. All Escapes Part 2
    13. City Of Refuge
    14. Sketch
    15. Cozy
    16. All Escapes Part 3

    Mon avis que j'ai :

    Quelques coups de caisse claire, et c’est parti pour 56 minutes en compagnie du trio. La voie légèrement rauque de Troy s’élève au milieu d’un rythme lent, assez dégagé, quelques riffs plus lourds… le ton est donné. On est à peine au début, mais déjà on sent qu’il y a du bon là-dedans, que ça mérite une première écoute attentive. Mais là ne s’arrête pas le morceau d’intro’, Action. Après le break de 2min 30, la guitare place une agréable mélodie nous emmenant jusqu’à la fin. Miam ! S’ensuit un morceau plus calme, moins orienté métal que le précédent, jusqu’au premier refrain, où une gratte bien lourde fait son apparition. Ce morceau-ci sent moins le hit que la plage d’introduction mais n’en a pas moins de qualité.

    Fade-out sur une loop de boite à rythmes et vlan, la guitare crache les premières notes de Freeway. C’est ce morceau qui m’a fait découvrir Enemy il y a quelques temps déjà, lors de la sortie de « Satellites of the Stone Age », et il est dommage qu’il n’ait pas été retravaillé, car la batterie aurait gagner à être mise un peu plus en avant au niveau des caisses. Mais l’essentiel est là, c’est bon, c’est fun, c’est rock ! On passe ensuite à un morceau bien plus calme, et je dirais même étrange, puisque parlant de traitement médical. Bah ouais, ils ont enfin pensé à faire de la musique pour Actifed. On remarque à ce stade que le son est très simple, pas de chipotages avec des effets dans tous les sens, pas de clavier ajoutant de sonorités durant les morceaux. C’est fait simplement, sans fioritures, et ça fait du bien.

    The Treatment effectue la transition vers le morceau le plus intéressant de l’allbum, Locust sky zone. On remarquera une certaine régularité : morceau intense – morceau calme – morceau intense - morceau calme. Locust sky zone est donc plus speedé, guitare et basse étant bien plus métalliques ici. Le jeu de batterie est bien présent cette fois, et on se laisse prendre sans condition par le son. A minutes trente, encore le morceau retombe, laissant place à un petit solo de guitare. La première fois, j’ai cru à l’intro du morceau suivant, tellement la cassure surprend tout en s’intégrant parfaitement dans le tempo. Repartent ensuite les instruments pour nous emmener vers un final qu’on voudrait plus éloigné, tellement c’est bon ! Et évidement, la piste d’après est bien plus calme. Sur It’s no joke, la guitare a un petit effet éthéré, flottant comme entre deux eaux et le finish s’avère être tout de même soutenu en comparaison au début bien plus mou.

    Sucker était également sur Satellites of the Stone Age et n’a pas non plus été retravaillé. Et contrairement à Freeway, grand bien leur a pris. Morceau au poil : son speedé et riffs accrocheurs sont au rendez-vous. Et parce que c’est trop court, on enchaîne avec Hostile qui est tout aussi intense et un rien plus metal. Pour se remettre, petit interlude électronique, et intro, plutôt longue, également électronique d’un Target qui pourrait croire qu’on va changer de style. Mais non, ne vous en faite pas ! On ne changera pas de genre de sitôt » sembleraient dire ces morceaux, manifeste de cet adepte de la gratte qu’est Troy. La suite, Vacancy est un peu plus classique mais non moins plaisante. Mais elle s’efface vite devant un autre monstre de cet album : City of refuge.

    Ce titre là s’ouvre petit à petit, en montée sur un roulement d’instrument qui gagne en intensité d’instant en instant. Il fait monter la pression, on espère un bon truc. Et bon sang on l’obtient ! Enfin un bon gros morceau qui dure. Car jusqu’ici, les intenses étaient bien plus court. Plus de 5 minutes, ça fait du bien. Une basse très « grasse » termine de bien marquer le coup. Et malheureusement, on s’en doute, la fin de l’album approche à grand pas. Mais ne soyez pas triste, car l’ultime piste, Cozy, ferme admirablement Hooray for dark matter ! Très lourd, l’heavy-metal n’est pas loin. Lent, lourd, cela conclu l’album sur le même ton qu’on l’avait entamé : simple, pur, efficace.

    Hooray for dark matter est le premier album d’un groupe d’artiste confirmé, talentueux, et ça se sent. Rien n’y est en trop, rien n’y est mauvais, chaque chose a sa place et l’occupe bien. S’il ne révolutionne en rien la musique, il affirme cependant haut et fort qu’Enemy, ce sont des gars qui jouent bien ce qu’ils aiment, et qui aiment ce qu’ils jouent. Une telle qualité, constante du début à la fin, ne saurait trouver sa place sur un produit où la sincérité n’aurait pas non plus sa place.

    Hooray for dark matter, je vous le conseille fortement. Seulement, pour l’avoir, il vous faudra certainement le commander, car à Bruxelles, même chez Caroline ils ne connaissaient pas. Mais l’attente vaut le coup, je vous l’assure !



    Le site officiel
    Elian, 12 Décembre 2005
    #1
  2. Offline
    PiouPiou C'est toi Chuck !!?
    avec les extraits que tou nous fourni là, ça a l'air d'être tout bon!! Je vai m'empresser d'aller écouter l'album :) merci pour cette découverte je ne conaissais pas ;)
    ps: tout bon post par la même occasion :D :D
    PiouPiou, 12 Décembre 2005
    #2
  3. Offline
    0ld Cr0w Elite
    ca c est du post qu il est construit hein c est pas de la gnognote ca madame :cool: :cool:
    0ld Cr0w, 21 Décembre 2005
    #3
  4. Offline
    GrEuT Reine d'Angleterre
    J'aime bien l'extrait "freeway"... Ca promet d'etre pas mal dans leur style rien qu'au vu de la line up. [ j'aime assez Queens of the Stone Age ]

    Merci pour cette découverte :!:
    GrEuT, 21 Décembre 2005
    #4
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