Pleins les nerfs

Discussion dans 'Santé' créé par Carambar, 2 Octobre 2005.

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    Carambar He once forgot how to cry
    Salut,

    Je voudrais avoir un retour sur l'expérience d'autres Gamerz qui ont vécu une période où leur système nerveux était particulièrement solicité.

    Voila, donc pour décrire la situation actuelle, je suis en pleine recherche emploi (candidatures spontanées et autre) et mon cycle de sommeil est assez perturbé. J'ai aussi un problème de dos et mon estomac qui me rends l'existence légèrement désagréable pour l'instant.

    Bon, ca peut paraître un peu banal tout ca mais aujourd'hui ca a été la cata totale. Vers midi, je vais chez ma mère et je demande si je peut me faire une omelette. Elle me dis non et je suis reparti chez moi dans la minute qui suivais car j'avais l'impréssion que j'étais pas le bienvenu (j'ai décidé récemment de ne plus m'énnerver et tout simplement partir si jamais une conversation se dégrade en dispute).

    Moins d'une heure après, elle débarque chez moi sans sonner et m'annonce que ma tante et mon oncle sont là (j'avais débrancher le téléphone la veille car elle le faisais sonner pendant plusieurs minutes et je n'avais pas envie de répondre). J'étais pas présentable et j'ai tout simplement dis que je ne voulais pas les voir. C'est alors que ma tante rentre et veut me dire bonjour et me faire la bise. Je précise qu'elle me connais depuis que je suis tout petit et qu'on s'entends généralement bien.

    Je dis tout simplement non (j'étais encore énervé par la conversation sèche avec ma mère) et, au lieu de m'ignorer ou de prendre le côté comique de la chose, elle l'as pris très mal ce qui m'as surpris. Après ca, la journée étais foutue. Le bas de mon dos commencer à "brûler" tellement qu'il étais tendu alors je suis aller dormir tout simplement. Je suis toujours un peu tendu maintenant.

    Je regrette ce que j'ai fais et je vais sans doute passer un coup de fil histoire de m'excuser. Mais, comme le rappel l'histoire du poteau à clou, il est clair que la relation que j'ai avec ma tante ne seras plus la même. Je regrette d'autant plus qu'elle éprouve des difficultés car elle et son mari son au chômage (elle tiens le Gîte des Collines du côté de Flobecq) et qu'ils ont deux enfants qui sont en pleines études.

    Maintenant, j'avoue que je poste ca histoire de vider mon sac mais il y a quelques problèmes que j'ai du mal à résoudre :

    - Mon état nerveux

    Je suis quelqu'un de solide mais, récemment, il m'arrive d'atteindre des pics de nervosité et j'ai besoin d'être seul ou de carrément me reposer.

    Quand j'ai un cycle de sommeil normal et que je fais un peu d'exercise, je tiens le coup sans problème mais je récupère beaucoup moins vite que je ne le devrais (j'ai eu un accident en 98 qui a fais que j'ai deux hernies discales). Par exemple, ca fais à peu près deux semaines que j'ai un sommeil irrégulier.

    Je pourrais en parler avec mon médecin mais je ne suis pas un grand fan des antianxiolytiques. De plus, celui-ci n'as pas de réelle solution pour les douleurs que j'éprouve parfois au niveau de l'estomac si ce n'est quelques médicaments pour réguler l'acidité et la flore. Dans les moments pénibles, je pense à une endoscopie ou autre examen approfondi mais j'ai un peu peur de ce que cela couterais.

    - Ma mère

    Je n'aimes pas ma mère (il faudrais que je sois déjà capable de m'aimer moi même...) mais je la respecte un peu. Toutefois, notre relation n'est pas toujours saine.

    C'est quelqu'un qui a appris à faire les choses parcequ'il faut. Le verbe falloir est un mot qui reviens souvent dans les conversations que j'ai avec elles. Lorsqu'il y a des tâches à entreprendre, elle fonce sans relâche. Je crois que c'est son approche générale du travail et des tâches quotidiennes.

    Aussi, je ne sais pas si c'est du à l'éducation que lui ont donné mes grand-parents, mais elle ne semble pas tenir compte de la sensibilité d'autrui. Si, je me sens assez mal et énnervé, elle ne semble pas en tenir compte.

    Elle semble encore me considérer comme un enfant par moments. Ca ne dérange pas qu'elle me fasse des petits plats et autres parceque, par moments, je suis tellement dans les gaz que je me néglige mais mon avis ne semble pas porter le poids qu'il devrait.

    Mais mon avis ne semble pas porter le poids qu'il devrais. Et, avec ma situation de non-emploi, c'est presque comme si j'avais moins de droits. Un jour j'étais fâche par ces commentaires et je lui dit qu'elle n'avais qu'à se comporter comme ca avec ses collègues de travail pour voir comment il réagiraient. Elle m'as tout simplement répondu que ses collègues avaient un travail, eux (sur ce, il y a un volcan imaginaire qui a du exploser dans ma tête).

    Finalement, même si elle me dis qu'elle m'aides dans mes démarches, je suis parfois tellement énnervé que j'aurais envie de m'asseoir dans un coin et laisser passer la tempête quelques jours.

    - Mon hygiène de vie

    Je ne l'ai pas mentionné directement mais mon hygiène de vie est en cause. Je ne parles pas de l'hygiène corporelle (je suis quelqu'un d'assez propre) mais de ma démarche au quotidien. Parfois, je suis tellement vidé et je me sens tellement mal que je néglige ma personne, mon espace personnel et ma relation avec autrui. Il y a des jours où j'ai si peu d'énergie et de dynamisme que je ne fais rien de mes journées.

    Il est indéniable que ma situation de non-emploi y est pour quelque chose mais, de ce côté là, j'ai l'impréssion de me taper continuellement dans un mur. J'entreprends des démarches mais il semblerais que j'ai pas assez d'expérience solide pour être crédible auprès des agences intérimaires et autre. Une personne m'as carrément dis qu'il fallais minimum six mois d'expérience. Je veut bien mais il faut commencer par la début. Non ?

    Cette situation est d'autant plus nuisible qu'elle m'impose un genre de stase au niveau du développement personnel. Je suis frustré de ne pas avoir d'emploi mais le manque de moyens m'empêche de m'épanouir sur divers plans et activités, et de surtout lâcher de la vapeur.

    Voila. Je ne cherche pas une solution mais un moyen d'améliorer les choses. Inutile de dire que je risque d'exploser si je continues comme ca.

    P.S: Par rapport aux nerfs, j'ai remarqué qu'il y a avais plusieurs genres de personnes :

    - Les "amorphes" ou "liquides" : ils encaissent relativement peu mais s'en remette facilement.
    - Il y a les "élastiques" : ils peuvent encaisser jusqu'à un certain point sans trop de risques mais dont la cassure peut être spectaculaire.
    - Les "plastiques" : ils peuvent encaisser plus que la moyenne mais ca les deforme à la longue.
    - Les "durs" : ils peuvent encaisser énormément mais cassent nette au lieu d'un certain seuil.

    L'analogie par rapport à une cassure s'arrête quand celle-ci a lieu et elle est remédiable, mais il existe bien des gens qui sont bléssés à vie quelque part. Cela est sans doute à une capital à encaisser le stress qui diminue avec l'âge et les expériences négatives.

    Il y en a sans doute d'autres classifications à ajouter.

    P.P.S: Je suis un véritable spécialiste pour pondre des grosses tartines moi. Désolé pour ceux qui n'aiment pas trop la lecture -__- .
    Carambar, 2 Octobre 2005
    #1
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    Eagor Croqueur de pomme
    En tout cas, j'espère que ça t'a fait du bien de vider ton sac.

    Je ne sais pas quoi répondre vu ma jeunesse et ma dépendance au crochet de mes parents mais je vais juste donner mon petit avis personnel.

    Tout d'abord, je crois que tu as deux problèmes (excepté ceux de santé):
    -le non-emploi
    -la solitude même si tu ne le dis pas, j'ai vraiment l'impression que tu te sens seul.


    Pour le premier point, il est clair qu'il n'est pas facile de rester "inactif" surtout si tu cherches activement cet emploi parce que tu en as besoin pécunièrement mais aussi pour avoir de la reconnaissance.
    Alors que faire quand on ne dégote pas de travail dans le milieu pour lequel on a été formé?
    Je dirais que selon moi une bonne chose est de se reformer. va aux cours du soir, à des formations qui sont p-ê bien gratuites pour les sans-emploi. Ca ajoutera un plus à tes cv, te fera rencontrer des gens qui sont aussi dans la dèche et pourquoi pas créer des amitiés. Tu auras p-ê même l'occasion d'effectuer un stage en entreprise.

    Concernant les stages en entreprise, il faut se renseigner pour voir si tu peux conserver tes allocations de chomage mais même si c'est mal rémunéré, ça te fait de l'expérience professionnelle. Et au moins tu te sentiras actif.

    Il y a aussi le droit à créer sa propre entreprise mais dans ce cas-là il faut quand même avoir un minimum de ressources, trouver le bon filon et être ultra-motivé.


    Pour ce qui est du deuxième point, je ne vais pas faire long parce que je ne sais pas si tu souffres de solitude ou pas. Mais dans le cas affirmatif, tu peux participer à des actions bénévoles ou toute autre chose qui te permettrait de voir des gens sans que tu n'engages de frais.


    Voilà c'est à peu près tout ce que j'avais à dire. Désolé de ne pas parler des problèmes nerveux et familiaux mais je ne suis pas médecin et ton problème avec ta mère semble résulter de ton état professionnel.


    En résumé, BOUGE toi
    Eagor, 2 Octobre 2005
    #2
  3. Offline
    Carambar He once forgot how to cry
    Suis-je aussi transparent :p ? En tout cas, tu as raison de réduire les points que j'ai cités. Il y a effectivemment ces deux problèmes à la base.

    Le chômage est source de beaucoup d'énervement et la solitude viens de fait qu'il n'y a pas grand monde qui comprends à quel point l'existence peut devenir infernal par moments.

    C'est ce que j'éssaye de faire pour l'instant. J'ai une formation informatique à la base mais j'ai fais une formation dans la logistique. Il me manque évidemment de l'expérience mais je vais tenter de faire un MISIP par ci par là.

    Pour ceux qui connaissent pas, c'est un nouveau plan du FOREM qui permet de faire un genre de stage en entreprise et c'est pris en charge comme une formation.

    Oui, la solitude est un gros problème. Je passe trop de temps à râler sur tout ce qui ne va pas. Bon, de temps en temps je rends visite à des amis mais mon cercle d'amis se réduit au fur et à mesure qu'ils avancent dans la vie. J'ai perdu contacte avec énormément de monde depuis la fin de mes études et c'est énnervant de se retrouver le petit dernier comme à l'école.

    Je penserais au bénévolat car il me semble que c'est une bonne suggestion. Quand on peut aider quelqu'un, ca fais toujours plaisir et il y a moyen de rencontrer du monde comme tu dis. Bon, il faudrais que je me renseigne sur la législation de ce côté là car on ne peut pas faire du bénévolat comme ca (risque de perte de droits) mais j'espère qu'il existe un organisme à proximité où je pourrais donner un coup de main.

    Tu as raison de ne pas évoquer ces questions. Tout ce qui est familial est personnel et peut être que je ne devrais évoquer tout cela, mais tout ca me tape sur le système.

    C'est bien ma situation qui me mets en défaut par rapport à ma mère. Et je ne souhaites pas la perdre car c'est mon seul parent à présent, car j'ai perdu contacte avec mon père il y a quelques années. Il a fait quelques bêtises par le passé mais c'est pas une raison pour disparaître comme ca. Qui sais ? Il est peut être mort à l'heure actuel. Et ce n'est pas parceque je suis un adulte que ca me touche pas.

    Et pour ce qui est des problèmes nerveux, je me dis quelqu'un de solide mais je suis très loin d'être invulnérable. Mais bon, n'importe qui péterais les plombs à la place et ca me rassures quelque part :p . Je pense que, malgré moi, je devrais prendre distance par rapport aux tracasseries et me concentrer sur tout ce qui peut être bénéfique.

    Ce seras un exercise difficile mais je devrais sans doute me contenter de ce que j'ai à l'heure actuelle en attendant quelque chose de mieux.
    Carambar, 2 Octobre 2005
    #3
  4. Offline
    conkipu ex membre
    Il me semble qu'il faut du caractere pour pouvoir gerer et encaisser les remarques desagréables et autre commentaires liés a ton etat de "non-emploi". C'est un travail qui doit se passer dans ta tete et qui doit te permettre d'affronter tous ces commentaires sans meme les prendre en compte, je n'ai pas dis en ne les ecoutant pas mais seulement ne pas les prendre en compte. Je pense que tu devrais te donner un pari qui serait : Dans 2 mois, j'aurais un emploi. Et valatipa que 2 mois plus tard t'as ton emploi. Alors je ne sais pas trop ou tu habites mais tu pourrais surement travaillé dans les transports en communs, ils cherchent souvent de nouveaux conducteurs ! OK c'est pas un travail grandement rémunéré mais ca aide a démarré non ? Faut bien commencé par le début, tu l'as dis toi meme, certes pas dans ce sens ok mais c'est un début non ? ;)

    Je ne sais pas non plus si tu as une petite amie ou quelqu'un qui te réconforte quand tu es nerveux, mais c'est vraiment tres utile et c'est la qu'on reconnait les gens qui nous aiment ! Moi etant extremement nerveux, des qu'il y a quelque chose qui se passe mal, ou va de travers je m'enerve ! 2 fois ou j'etais avec ma copine, elle a reussit a me calmé en 2 secondes en me distrayant par des petits gestes affectifs. Certes ce n'est que mon expérience, mais je la partage avec toi :)


    Si je peux te poser 2 questions :
    Qu'est ce que tu as de SI mauvais pour que tu ne t'aimes pas toi meme ?
    Comment t'as fait pour en arriver a cette situation ? (j'dis pas qu'elle est desespéré mais faudrait pas attendre d'en arriver jusque la)
    conkipu, 2 Octobre 2005
    #4
  5. Offline
    Carambar He once forgot how to cry
    J'avais fais ce pari pour 2000. En fait, je me voyais déjà avec un début de situation car cela marquais mes 25 ans (donc une date forcément spéciale). Inutile d'expliquer à quel point j'étais déçu en m'apercevant que les choses ne se concrétisaient pas.

    J'ai déjà un formulaire et il parais qu'ils demandent beaucoup de monde. Mais bon, il y a la question du permis. Je compte passer le théorique un de ces quatres, et pour le pratique ca j'en ai aucune idée.

    Non, je suis seul. C'est comme ca depuis un moment. Une copine ce serais chouette mais pas dans ma situation. La plupart du temps, je suis quelqu'un de sympathique et ouvert mais, quand je me sens mal, il faut absolument que j'ai ma tranquilité. Si on respecte pas ca, j'ai tendance à me montrer être extrêmement désagréable.

    C'est difficile à expliquer. La vie c'est comme une forêt. Il y a plusieurs chemins pour le traverser. Certains chemins sont agréables, d'autres plus sombres semés d'embûches et encore d'autres qui ne ménent nul part.

    On va dire que je me suis perdu dans un sens unique et que j'éssaie de rebrousser chemin. Il y a des choses que j'ai vécu qui m'ont bousculé.

    Jusqu'ici, je n'ai parlé de mon parcours personnel à des amis mais je vais en parler ici en guise de témoignage de ce qui peut vraiment aller de travers dans la vie d'une jeune personne. Il serais difficile d'expliquer mon mécontentement actuel autrement. Cela feras peut être l'objet d'une biographie à l'avenir, je ne sais pas.

    En fait, tout a commencé à aller de travers en vers la fin des années quatre-vingt lorsque nous vivions en Angleterre. Mon père vendaient des produits de grosses sociétés et gagnait bien sa vie mais, la coutûme est de parler affaires autour d'une table et bien arrosé de vin. Et un jour, il est revenu en annoncant qu'il avais perdu son travail et c'est à ce moment là que tout à bousculer.

    Après un moment, il revenais ivre tous les soirs en se montrant violent et imposais ses désirs à ma mère. Moi et ma soeur restions en haut car il n'y a rien qu'on pouvais faire. Certains nuits, il étais difficile de dormir avec le boucan qu'il y avais en bas et je me contentais de regarder la télé dans ma chambre. Un jour, j'ai fini par craquer et j'ai parlé de ce qui se passais avec la vielle voisine d'à côté.

    Les choses ont encore basculées lorsque ma mère nous a conduis à l'aéroport pour nous envoyer en Belgique auprès de ma grand-mère pour ensuite amener mon père dans une clinique de désintoxication. J'ai donc vécu chez ma grand mère pendant quelques mois dans un pays qui ne m'étais pas familier et je regardais le monde de l'extérieur à travers les vitres avec une certaine crainte de l'inconnu.

    C'est alors que ma grand-mère a décidé de nous envoyer à l'école. Ce fut au Collège de Bonne Espérance près de Binche. Je suis arrivé comme un cheveux dans la soupe avec mon uniforme d'école privée anglaise. Et les choses se sont dégradées très vites car je n'avais que des rudiments de français et je ne comprenais rien aux cours. J'ai demandé de l'aide mais mon professeur de français, Mr. Decock, me l'as refusé en disant que n'en avais pas besoin. Si cela ne suffisait pas, il commenca à me traiter de touriste parceque je ne participais aux cours et se moquais de moi en me demandant si j'allais retourner en Angleterre.

    Inutile de d'expliquer que je me suis vite replié sur moi-même dans ces conditions et que les professeurs m'ont vite mis de côté comme mauvais élève. Les quelques années que j'ai passé dans ce Collège m'ont assez marqué.

    Après un an, mon père est sorti de la clinique et lui et ma mère nous a rejoint en Belgique. C'étais le temps de retrouvailles. Mais, un jour j'ai retrouvé ma grand-mère affalé dans la salle de bains, victime d'une trombose. On lui a rendu visites pendant quelques semaines à l'hôpital. Elle ne savais plus parler et ne faisais que pleurer par moments pour finalement s'éteindre.

    Les choses se sont vites dégradées avec l'école et je jouais le rôle d'une balle de ping pong entre mes parents et les professeurs qui soulignaient ma "désinvolture" apparente. Au collège, l'époque a été marquée par les grèves de l'enseignement et je me demande si certains professeurs mécontents ne se défoulaient pas un peu sur moi. Mon père n'étais pas content, lui qui avais fais des études au collège impérial de londres et moi qui n'arrivais pas à obtenir un bon bulletin de fin d'années. Et puis les bagarres et les disputes ont commencés avec les menaces de me foutre à la porte.

    J'ai fini par changer d'école deux fois par la suite et ce sont gens à l'Athénée Provincial de Morlanwelz qui ont su montrer assez de compréhension pour me remettre en route. Je n'avais pas des points brillants mais au moins j'éssayais.

    Une nuit, vers trois heures du matin alors que j'étudias pour mes examens de fin d'humanité, la BSR et la PJ a débarqué et a emmener mon père. Le matin, deux agents mon conduit jusqu'à l'Athénée et je n'ai pu m'empêcher de fondre en larmes face au professeur de Géographie en lui disant que je n'avais pas d'avenir. Tout ca me semblais déjà bizarre à l'époque.

    Soi-disant on l'avais arrêté pour le contenu de son ordinateur (images pédophiles ?) mais il y avais des choses qui clochaient comme le fait qu'un agent éssayais de nous faire dire des choses lors d'une déposition la nuit de l'arrestation. Il y avais aussi le fait que la BSR et PJ sont arrivés dans deux camionettes et il devaient être une quinzaine dans la maison.

    Tous les weekends, pendant huit mois, on a rendu visite à mon père dans la prison de Jamioulx. Il nous disais qu'il avais peur pour sa vie et parlais d'un gardien qui prenais un malin plaisir à lui faire des misères. On lui a refusé un dentiste alors qu'il en avais besoin et il étais difficile pour lui de contacter l'ambassade de Grande Bretagne. L'atmosphère étais manifestement xénophobe et sa nationalité anglaise lui valais d'être la cible de beaucoup de monde. Parfois, il nous parlais de la personne avec qui il partageais sa cellule, un type qui faisais des braquages et qui vivais la belle vie. En fait, cette personne étais son seul véritable ami à l'intérieur.

    On a appris un jour que mon père avais été agréssé et ses lunettes ont été cassées. C'est là que ma soeur a paniqué et, je ne sais comment, elle a réussi à lui trouver un genre de protecteur. Il faut dire qu'elle avais des fréquentations douteuses à l'époque.

    Après ca, les choses ont semblé s'arranger. Ma mère et moi avons assisté à une séance au Tribunal de Charleroi et on a pu s'empêcher de rigoler lorsque le juge a pris un air hautain et a addresser mon père sur avec une certaine morale. A croire qu'elle avais face à elle le prochain Dutroux. C'étais un rire nerveux mais le ridicule étais là. C'est là que je me suis rendu compte qu'on tentais de tout faire pour prouver que mon père appartenais au réseau internet dont on parlais sur les nouvelles.

    Pendant ce temps, j'éssayais tant bien que mal d'entamer des études en Informatique. Après les piètres performances de son avocat prodéo, mon père est finalement sorti. Il n'y avais pas de condamnation ni d'excuses. Il avais passé sa peine mais on ne savais pas pourquoi et sans doute avais-t-il rencontré les mauvaises personnes.

    Après l'aggréssion, je pense que mon père a eu peur car il a tout de suite quitté le pays. Selon lui, il valais mieux qu'il parte pour notre sécurité et la sienne. C'est alors qu'un article a été publié dans un journal local et parlant d'un pédophile qui est reparti vers "son albion natale" en précisant l'addresse écrite où habitais ma mère. J'étais véritablement furieux et mes études ont complètement foiré. Je suis allé rendre visite au bureau du journal à La Louvière mais il m'ont demandé la date de parution de l'article et on fais semblant de rien. C'est un miracle si la maison n'avais pas reçu de briques dans les fenêtres. Sans doute que les gens du village qui connaissaient la famille étaient assez compréhensifs.

    Ma première année de graduat a échoué alors j'ai décidé de les recommencer à à Mons. Mais j'ai du finalement arrêter pour cause de santé. Après des radios, j'ai appris en 2003 que j'avais une double hernie discale au niveau de la colonne et cela devais provenir d'un accident que j'ai eu pendant un travail d'étudiant en 98.

    Mon père m'as envoyé divers lettres de l'étranger mais, un jour, je lui ai annoncé la mort d'un de nos animaux de compagnie préféré et depuis plus rien.

    Alors, après avoir raconté tout ca, je dois admettre que j'ai eu une colère profondre contre les institutions. Le fait que mon éducation n'as pas abouti me chagrine un peu et j'ai nourris l'espoir de ratrapper cela pendant des cours du soir mais en vain.

    Si j'avais un travail à l'heure actuelle, tout ca serais du passé. Mais, comme vous l'avez compris, tout se suit et je ressens un peu d'amertume car ma situation résulte en partie des actions de parfaits connards. Bon, mon père y est pour quelque chose mais il est tout aussi victime que moi.

    Aussi, raconter mon histoire ne montre qu'un côté des choses. Si je devais décrire ce qui s'est passé à l'intérieur de moi, je dirais que j'étais naïf et assez rêveur pour devenir quelqu'un avec beaucoup de sang froid et pragmatique. Je ne témoigne plus des gestes d'affection envers les proches et j'ai été même jusqu'à dire que j'étais sans émotions lors de l'interview pour ma dernière formation avec le Forem. Il en résulte d'ailleurs mon premier nom d'emprunt sur Unreal Tournament : Fearless, ou le sans peur.

    Ce n'est que lorsque j'ai accepté un travail dans un magasin d'informatique que j'ai soudainement ressenti l'impréssion d'être chez soi en passant par Binche lors d'une soirée agréable de l'été.

    Voila, j'espère que certains on pu tirer quelque chose de ce récit. Pour ma part, je dirais que j'ai appris qu'il n'y a aucun filet de sécurité et qu'on peut se viander royalement. En quelque sorte, j'ai eu un aperçu de ce qui se trouves de l'autre côté du rideau et c'est pour ca que je n'aimes pas la politique. Certaines décisions sont responsables des évènements que j'ai vécu.

    Tout ce que je souhaite à l'heure actuelle c'est redevenir humain, pouvoir gouter les choses et les apprécier vraiment, rire sans un arrière fond d'inquiétude ou de tristesse, aimer et tout simplement vivre ma vie à moi.
    Carambar, 2 Octobre 2005
    #5
  6. Offline
    Fleur de Lotus Nạk citwithyā
    Si tu sais pondre une tartine comme ca, c'est que tu as des choses a dire et a faire ressortir.

    Maintenant, c'est bien de se defouler... c'est mieux de savoir gérer.

    Cherche un ou une psychologue qui pourra t'ecouter et te guider dans des periode comme tu viens de les decrire.

    Et de toute facon, les anti-chose-machins de tout genre, ca reste toi, qui decide si tu les prend ou non...

    mais ca n'aidera pas a ta perception des choses qui te rendes nerveux, car un médecin, c'est pas un psy.

    D'autant plus qu'il ne faut pas s'affoler des que tu es un peu ou plus nerveux... tu es humain, pas fait de pierre... que tu ressentes des sentiments ou des changements physiologiques apres certaines episodes désagréables dans ta vie, n'est qu'une reaction tout a fait normale.
    Fleur de Lotus, 2 Octobre 2005
    #6
  7. Offline
    Carambar He once forgot how to cry
    J'ai déjà consulté des psychologues (et psycho machins-choses bleh) et j'en suis venu à la conclusion qu'ils ne sont pas formé pour ce genre de chose. Ce n'est pas avec de simples mots qu'on va me convaincre d'aller "mieux" et encore moins avec des antidépresseurs (le produit miracle quand on ne sais pas ce qui ne va pas).

    Si le principe d'une psychologue est de dire que c'est l'individu qui est le problème et non sa situation, comment peuvent ils m'aider ? J'ai un esprit et un raisonnement plus ou moins sain et c'est uniquement le prolongement de ma situation qui me cause du tort.

    Bon, ce qu'il faudrais c'est un "technicien de redressement de la perception" car j'ai pris l'habitude de voir les choses sous un autre angle. Mais ca n'existe pas et ce n'est pas certainement pas des dérivés de drogues dures qui vont aider car cela ne produis que des états variés d'euphorie. Je le sais puisque j'ai expérimenté avec des drogues dans le temps avec certaines fréquentations. En plus, il se trouves justement que j'ai une forte tolérance pour ce genre de substance. C'est pour ca qu'il faut un boulot, pour que je puisse trouver un spécialiste qui sais de quoi il parle.

    Ce que je vais faire c'est quand même retourner chez une personne à La Louvière qui a quand même des compétences particulières. Là où d'autres professionnels m'ont sortis des conneries en me disant que j'étais de mauvaise volonté, lui sauras sans doute une approche originale à proposer.
    Carambar, 2 Octobre 2005
    #7
  8. Offline
    Dieu Bisounours a.k.a FFS
    Il a des psychologues qui t'aideront même à trouver un emploi ou à te pousser vers quelque chose de stable(ce sont souvent les plus jeunes psychologues)...
    Dieu Bisounours, 2 Octobre 2005
    #8
  9. Offline
    Fleur de Lotus Nạk citwithyā
    c'est un psychologue (et un psychologue ne prescrit rien)

    et la perception, c'est dans la personne, pas dans la situation.
    Fleur de Lotus, 2 Octobre 2005
    #9
  10. Offline
    Dieu Bisounours a.k.a FFS
    Tout à fait...Ne pas confondre neuropsychatre et psychologue :)
    Dieu Bisounours, 2 Octobre 2005
    #10
  11. Offline
    conkipu ex membre
    okok mais par rapport a la petite copine, ne va pas imaginer que je t'ai demandé de trouver une femme pour vivre avec toute ta vie :)

    Pour redevenir humain comme tu dis, il faudrait que tu recommences des le début ! Ok on peut, mais on peut toujours essayé, genre cours du soir, y'a meme des ecoles ou tu peux avoir ton certificat de fin d'etudes secondaires en 1 an ! Donc voila pour les etudes :) et sinon essaie de trouver une tite femme j'te promets ca t'aidera quand meme enormément a retrouver un equilibre certain, et elle pourrait meme faire office de psy, gratuit en plus :D, donc voila :) moi j'te propose de te reprendre d'abord moralement, faut de la force de caractere c'est dur mais c'est pas impossible :)

    Pour les echances tu peux faire un pari avec moi si tu veux :D

    PM moi si tu veux en parler sur msn ou quoi j'suis ouvert a tout moi :p
    conkipu, 2 Octobre 2005
    #11
  12. Offline
    Carambar He once forgot how to cry
    D'accords ... mais on ne force pas une personne à accepter l'inacceptable ;) .

    http://www.iit.edu/~ipro372f04/definitions.htm

    Si l'on part du principe que ce sont les processus mentaux et le comportement qui sont en défaut. C'est une manière de voir les choses mais elle n'est pas toujours adaptée.

    On ne va pas affirmer à une femme qui a été violée sauvagement que sa manière de pensée est en défaut. Elle n'en peut rien et ne fais que réagir à ce qu'elle a subi.

    Quand je parle de perception, c'est comme si je disais que je voyais noir et blanc alors que tu vois en couleur. C'est pas une chose qui se change aisément. Avec le changement de perception, c'est comme si une personne en devenais une autre. Tu sais, j'ai eu des flashs bizarres par moments du style, j'aime boire le lait parceque c'est frais et riche et l'instant d'après je perçois ca comme de l'eau colorée et déguelasse. C'est space. Et c'est certainement pas en en discutant qu'on y changeras quelque chose. Il faudrais quelque chose de plus ... radical :p .

    Ah, ben justement la personne que j'ai consulté et que je souhaite revoir est neuropsychiatre (sexologue aussi mais ca c'est un détail ;P ).

    http://wordnet.princeton.edu/perl/webwn?s=neuropsychiatry

    Pour les études secondaires c'est bon. C'est pour une qualification spécialisée que ca coince. J'avais commencé des études du soir mais tenir jusqu'à 10-11h c'est difficile pour moi si je souhaite récupérer le lendemain (4h d'attention continue, ca prends de l'énergie) et le besoin d'un emploi s'est fais tellement ressentir que j'ai arrêté en deuxième année.

    Pour le reste on verras. Peut être que j'arriverais à rester assez docile pour trouver quelqu'un de bien.

    Mais il y a une chose que j'éssaye par moments. Ca peut paraitre bizarre mais je m'entraines à ressentir des choses. Ce que je fais c'est travailler la respiration un peu de sorte qu'il y a le calme en moi. Ensuite, je cherche une sorte de "corde" en moi et j'imagines une situation où je devrais ressentir quelque chose. Et, pendant quelques instants je me force à éprouver une émotion ou un sentiment. Je pratique ca parfois (mais pas souvent) en regardant un film et je verserais presque une larme en regardent une scène particulière se dévoiler. Mais c'est très bref et mon comportement habituel est de passer outre de ce genre de réaction.

    Au fait, j'ai "résolu" le problème de nerfs en partie. Du moins, pour cette soirée. En revenant de visites entreprises (porte ouverte aujourd'hui), j'avais les épaules et le dos en feu mais j'ai décidé de boire quelques verres de rosé histoire de calmer ca. Petit moment passager de culpabilité car la boisson c'est mal mais la tension est de nouveau tolérable et je me sens beaucoup mieux. Et demain, malgré que je n'aimes pas fumer, je vais sans doute profiter d'un cadeau qu'on m'as ramené des Pays Bas :) .
    Carambar, 2 Octobre 2005
    #12
  13. Offline
    Fleur de Lotus Nạk citwithyā
    si tu ne veux pas aller chez le psy, c comme tu veux...


    pour la psycho...c'est pas une question de changer une personne ou de changer les "defauts" c'est de changer la maniere de penser, de changer la perception des choses..

    p-ex la fille violée, c'est lui apprendre a vivre avec ses emotions, de gerer ses angoisse, voir les autres choses dans sa vie etc etc...

    therapie de comportement, reapprendre a faire confiance, confiance en elle, son corps, la vie sexuelle etc...

    et ce n'est pas un médecin qui le fera, d'autant plus que je ne connais pas d'autres metier qui fait ce genre d'intervention :)

    et bien sur que ca change pas "en claquant des doigts", une therapie intensive prend beaucoup de temps en certains cas, surtout dependant du patient.
    Fleur de Lotus, 2 Octobre 2005
    #13
  14. Offline
    Carambar He once forgot how to cry
    Bon, tu as l'air de savoir de quoi tu parles. Aussi, la nuit a été bénéfique et je me sens mieux. Je vais tout simplement dire que mes expériences passés avec pyschologues et autres ont été sans succès.

    Par exemple, lorsque j'allais au collège, j'ai commencé à manifester des signes de dépression assez graves pour quelqu'un de mon âge. On m'avais conseillé de consulter quelqu'un du côté de Charleroi. Ma mère m'as donc conduit pendant à peu près deux ans pour voir cette personne.

    Celui-ci a vite conclu que j'étais de mauvaise foi et demandais même que je vienne deux et même trois fois par semaine. Et c'est là que j'ai décidé d'arrêter les consultations car côté déplacement, temps et argent, ce n'étais pas faisable. Ma mère travaillais et moi j'étais encore aux études.

    Je suis conscient qu'il faut parfois trouver la bonne personne à qui parler mais j'ai l'impréssion que beaucoup de professionnels pataugent un peu pour des cas dans mon genre. Ce que je décrit n'est pourtant pas Chinois. Etant quelqu'un de pragmatique, j'hésite pas à raconter ca dans les moindres détails mais tout cela a l'air de rentrer par une oreille et en sortir par une autre. J'ai l'impréssion que soit on ne me prends pas au sérieux et qu'on considère que je n'ai aucune problème ou soit que je suis un object de curiosité. Ca ne m'aides pas tout ca.

    Aussi, je n'ai pas tellement de temps devant moi. J'ai passé le cap de la trentaine et une thérapie en profondeur impliquerais une période de quatre-cinq ans. Je ne suis pas contre mais c'est long et ma vie risque d'être fichue si je m'attarde trop sur la question sans veiller à me créer une situation où je pourrais développer ma personalité et mes capacités. En gros, j'aurais besoin de quelque chose d'assez poussé histoire de me sortir de ma torpeur actuelle. Je pense que si je suis dans un état pareil aujourd'hui ce serais le résultat d'un genre de mécanisme de défence face à des évènements qui me dépassaient complètement.

    Comme tu as sans doute compris, la question fais l'objet d'une certaine angoisse. Les heures tournent, les jours passent et je suis là en train de marteller une porte en acier pour tenter de trouver une place et m'en servir comme tremplin pour enfin rattraper cette vie qui m'appartiens. Pour certains, l'objectif d'une vie serais de gravir le Mt. Everest mais, pour moi, il s'agit tout simplement de retrouver mon chemin.
    Carambar, 3 Octobre 2005
    #14
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