Quelques auteurs de bouquins

Discussion dans 'Livres, BD, Manga, Anime' créé par Elian, 10 Mai 2005.

  1. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    J'ai envie d'un peu causer bouquins et, accessoirement, vous faire découvrir des auteurs que j'apprécie beaucoup.

    Science-fiction, absurde, fantasy, polar, thriller, inclassable, tout ce que j'aime y passera !


    Alors au menu de ce post :

    [IMG]Chuck Palahniuk, auteur de Fight Club.
    [IMG]Douglas Adams, auteur du Guide Galactique.
    [IMG]Michael Marshall Smith, auteur d'Avance Rapide.

    A venir :

    [IMG]Georges R.R. Martin, auteur du Trône de Fer.
    [IMG]Raymond E. Feist , auteur des Chroniques de Krondor.
    [IMG]Terry Pratchett , auteur des Annales du Disque Monde.


    :!: Je n'ai pas écrit les critiques de certains romans moi-même, étant un piètre critique, j'ai preféré prendre des résumés par-ci par-là sur la toile en citant les sources plus bas. :!:
    Elian, 10 Mai 2005
    #1
  2. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Chuck Palanhiuk


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    Chuck Palahniuk, 43 ans, est le gars derrière le monstre qu'est Fight Club. Mais le limiter à ce roman, son premier publié, ne serait pas très sympa pour lui. C'est en juillet passé que je me décide à acheter Fight Club histoire de voir ce que ça vaut en livre, et sous le charme, j'enchaîne rapidement avec le deuxième roman de l'auteur, Survivant. J'ai a présent acheté le restant de ses oeuvres et je compte les lire aussi vite que possible !

    Son style d'écriture, assez caractéristique, peut paraître rébarbatif par moment. Il n'hésite pas à ressortir le même type de phrases de multiples fois et, surtout, les romans semblent ne suivre aucune structure temporelle, l'histoire avancant petit à petit, au fur et à mesure que le narrateur nous raconte ses souvenirs. Palahniuk, c'est le chaos appliqué aux romans !

    [IMG]Présentation de l'auteur
    Descendant de parents d'origines Russe et Française, Chuck Palahniuk suit des études de journalisme mais travaille pourtant pendant plus de dix ans comme mécanicien. Parallèlement à cette activité, il est volontaire dans les hospices pour jeunes malades du SIDA ou du cancer ; c'est dans ces lieux qu'il prend conscience que la mort peut arriver à tout moment, et il se met donc à écrire alors qu'il a déjà plus de trente ans. Son premier texte 'Invisible monsters' est rejeté par les éditeurs qui le voient comme trop violent. Chuck Palahniuk est amer face à ce refus et décide alors d'écrire encore plus trash, plus violent. C'est en 1996 que sort son second roman 'Fight club', écrit en trois mois seulement. Il rencontre alors le succès auprès de la critique mais le public n'est pas encore au rendez-vous : ce roman n'est vendu qu'à 5.000 exemplaires. Les romans suivant viennent confirmer la singularité de son écriture : que ce soit 'Survivor', 'Invisible monsters' (qui finalement devient son troisième roman) ou 'Lullaby' on retrouve dans chacun d'eux son univers, sa vision, sa violence. Lancé dans l'écriture romanesque, il fait aussi ses premiers pas dans le journalisme ; il collabore toujours à 'Gear', 'Bikini', 'Blackbook' ou 'The Stranger'.
    Source

    [IMG]Bibliographie

    Fight Club
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    "Laisse moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C'est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire tout ce dont tu as envie. Le Fight Club t'offre cette liberté."
    Le Fight Club, c'est - pour ceux qui ne sont pas entièrement bilingues- un club où l'on se bat, créé par Tyler et le héros-narrateur de l'histoire (qui, chose fâcheuse, n'a pas de nom, alors nous l'appellerons Kroink).
    Kroink travaille dans une entreprise automobile. Son job consiste à aller sur les lieux des accidents, et à calculer si les voitures de la série doivent être rappelées pour modifications. Kroink n'a pas une vie follement excitante. Toujours entre deux avions, il ne dort plus la nuit. Son remède à l'insomnie : aller dans des groupes de soutien. Là où les gens racontent « petits » problèmes. Cancer des testicules, parasites du cerveau... C'est son truc, à Kroink. Toutes les nuits, il meurt par proccuration, pour revivre immédiatement après -son somnifère.
    C'est ici que Marla Singer rentre en scène. Elle fréquente, comme lui, les groupes de soutien, tous les groupes de soutien (oui, le cancer des testicules aussi). Devant Marla et son imposture, Kroinkse sent observé. C'est sa propre culpabilité qu'elle lui renvoie dans la figure. Alors, il n'y arrive plus. Il ne pleure plus, ne meurt plus, ne dort plus. Jusqu'à ce qu'il se décide à aller lui parler et qu'à la fin du consensus ils se partagent les groupes et les soirs.
    Et puis Tyler arrive. Tyler Durden. Fabricant de savon, projectionniste qui insère des images pornos dans des films tous publics. Tyler Durden. Rencontré au hasard d'une plage, c'est lui que Kroink appellera lorsque son appartement cossu explosera. Et Tyler de demander à son nouvel ami de le frapper. Comme ça, là, pour le fun. Ici naît le Fight Club. Des types qui se retrouvent pour se battre, pour se libérer et devenir quelqu'un, sortir de leur petite vie, de leur quotidien banal, de leur boulot minable et sous-payé.

    Survivant
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    Encore plus fou que Fight Club, plus tordu et surtout, plus drole. Le personnage que l'on suit au long du récit a un passé plutôt... original.
    "Peut-être que ça marche. Je ne sais pas. Est-ce que vous pouvez m'entendre ? Je ne sais même pas. Mais si vous pouvez m'entendre, alors écoutez. Et si vous écoutez, alors, ce que vous aurez trouvé, c'est le récit de tout ce qui aura mal tourné."

    Tender Branson est seul dans le cockpit du vol 2039. Les passagers débarqués, il a enclenché le pilotage automatique, direction l'Australie, jusqu'à épuisement du carburant. A 13 000 mètres d'altitude, il se raconte : un parcours hors du commun, de gamin élevé dans les dures lois d'une secte Creedish au rôle de Messie sous stéroïdes de l'an 2000…

    Une foultitude d'anecdotes dans une histoire complètement délirante, font que Survivant est difficilement résumable. On est loin de l'ambiance de Fight Club, le livre est complètement débridé et plein d'humour.

    Monstres invisibles
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    Sharon est mannequin, elle est jeune, elle est belle, elle est riche, elle a / elle est tout ce dont vous avez toujours rêvé. Jusqu’au jour où une balle lui arrache la machoire, la défigurant à jamais.
    C’est à l’hopital où elle se morfond sur son sort qu’elle rencontre la "princesse" Brandy Alexander, transsexuel déjanté proche de l’opération définitive. Commence alors une fuite désespérée à travers les états unis et le canada, prétexte à un bilan sur leurs existences respectives.

    Choke
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    Victor est un obsédé sexuel. Mais il se soigne. Le jour, il bosse en tant que figurant dans un parc à thème historique. Le soir, il fait semblant de s’étouffer dans des restaurants chics, offrant aux gens l’occasion de le sauver et de devenir des héros (qui se sentiront liés avec lui et qui se feront un plaisir de le dépanner financièrement). Mais sa mère est atteinte de la maladie d’Alzheimer, et Victor a besoin de plus de sous pour la sauver...

    Berceuse
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    Berceuse tourne autour d’un vieux conte africain, une berceuse apaisante qui a le pouvoir de faire mourir ceux qui l’entendent. Alors qu’il enquête sur le syndrome de la mort subite du nourrisson, Carl Streator prend connaissance de ce sinistre sortilège, tout en réalisant qu’il suffit parfois de le penser pour voir une victime rouler des yeux et s’écrouler.

    Transformé en serial killer involontaire, Streator s’embarque dans une odyssée rocambolesque à travers les Etats-Unis, histoire de récupérer et de détruire toutes les pages 27 du livre qui contient la berceuse tueuse. Avec lui, on trouve une propriétaire d’agence immobilière spécialisée dans la vente de maisons hantées, sa secrétaire apprentie sorcière et son copain écolo radical. De scènes délirantes en révélations autoflagellantes, tous trois réalisent peu à peu que leur quête les mène droit vers le fameux Livre des Sorcières, grimoire maudit renfermant l’intégrale des sorts du monde entier, pour le plus grand malheur de l’Humanité. Dès lors, la tentation du pouvoir pervertit quelque peu les ambitions pures et l’altruisme innocent du début…

    Journal intime
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    Ce Journal intime est celui de Misty Wilmot, une femme d’une quarantaine d’années vivant sur une île saturée de riches touristes vulgaires qui défigurent cet espace magnifique où de nombreux peintres ont vécu au cours des derniers siècles.

    Misty est une femme frustrée : son mari, Peter, qui était architecte, est coincé dans un coma végétatif après une tentative de suicide ratée. Pour faire vivre sa belle-mère et sa fille, elle travaille comme une esclave au grand hôtel de l’île. Avant de sombrer, Peter s’était amusé à sceller certaines pièces des résidences secondaires sur lesquelles il travaillait. Sur les murs de ces pièces condamnées, il avait bombé des messages haineux annonçant la vengeance de l’île contre les envahisseurs extérieurs.

    Aidée de Jack, un touriste victime de la folie architecturale de Peter, Misty tente de mener l’enquête. Les souvenirs remontent à la surface : les propos de Peter, affirmant qu’elle deviendrait une grande artiste, les étranges bijoux faits de pierres fines et de cheveux humains que Peter portait accrochés à même son corps. Dans la bibliothèque municipale, en feuilletant des ouvrages d’art, Misty tombe sur des avertissements manuscrits qui lui sont destinés. « On » (mais qui ?) la met en garde : une fois qu’elle aura fini, « ils » se débarrasseront d’elle.
    Entre fantastique, irréel et paranormal, "Journal intime"est un cocktail détonnant dont on ne sort pas indemne.

    Le Festival de la couille et autres histoires vraies
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    Chuck n'est pas uniquement romancier, il est également journaliste reporter. Les différents textes regroupés dans cet ouvrage présentent une Amérique extraordinaire, où il fait bon vivre, mais aussi une vision plus critique que l'auteur a sur sa patrie. Tout se passe au festival de la couille de Rock Creek Lodge ou entre autre, chaque écrivain a sept minutes pour raconter son histoire à un agent littéraire, un attaché d'édition ou un producteur de films... une sorte de "speed dating" pour écrivains.
    Site officiel de l'auteur

    Sources
    http://bd-livres.krinein.com/Palahniuk-Fight-Club-1852.html
    http://www.jowebzine.com/TEMPLATES/LIVRE/palahniuk-144.php
    http://www.mouton-rebelle.com/
    http://www.cafardcosmique.com/Critik/critik/p/palahniuk.Berceuse.html
    Elian, 10 Mai 2005
    #2
  3. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Douglas Adams


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    Pour les amateurs des Monty Pythons et de SF, cet auteur n'est certainement pas inconnu, mais il l'est malheureusement trop en contrées francophones (alors que c'est un des plus gros vendeur en littérature anglophone, et pas uniquement de par sa taille, un vrai Hagrid le bonhomme !)

    Je n'ai découvert que cette année l'univers farfelu d'Adams, mais ce que j'y ai découvert m'a comblé ! Rarement des bouquins m'auront tant fait rire ! L'univers (et le reste :D) d'Adams est totalement absurde, les personnages y sont attachants et hilarants, les situations que l'auteur leurs fait vivre sont hallucinantes d'inventivités et franchement tordantes !

    En dehors du Guide Galactique, j'ai également avalé les deux tomes de la série Dirk Gently, détective Holistique. On reste dans le farfelu, mais on touche au roman policier. Avec un héros (?) détective privé, c'est normal tout de même !
    A noter que si Un cheval dans la salle de bain nécéssite du temps pour qu'on s'y intéresse vraiment, le second tome, beau comme un aéroport, part lui directement dans le délire !

    Il me reste à passer a une libraire anglaise pour me procurer les nombreux livres non traduits afin de faire le tour du monde d'Adams, mais jusqu'ici, c'est du tout bon !

    Le film basé sur le Guide Galactique sort normalement à la mi-aout en Belgique !

    [IMG]Présentation de l'auteur

    Diplômé de Littérature anglaise en 1974, il crée, quatre ans plus tard seulement, une série radio pour la BBC, le "Guide du Routard Galactique" [The Hitchhicker's Guide to the Galaxy] qui obtient un succès phénoménal et devient rapidement le N°1 des ventes en Grande-Bretagne.

    "Le Guide..." est un roman de SF satirique qui reprend, pour mieux les pervertir, tous les poncifs du genre : extra-terrestres, robots, voyages interstellaires... mais dans un esprit plus proche de celui des Monty Pythons que d'Isaac ASIMOV.

    Les personnages récurrents en sont Marvin l'androïde paranoïaque, Zappy Bibicy et l'ordinateur Pensée profonde [Deep Thought] pour qui la réponse à la Question Ultime de la Vie, de l'Univers et de Toutes Choses est... 42.

    La popularité du "Guide..." a donné naissance à plusieurs autres romans, à un feuilleton télévisé, à un disque, à plusieurs adaptations théâtrales et à un jeu vidéo...

    En 1991, ADAMS a co-écrit avec le zoologue Mark CAWARDINE un essai sur la conservation des espèces animales rares ou en voie de disparition, Last Chance to See.

    Douglas ADAMS avendu plus de 15 millions de romans dans les pays anglo-saxons, et il est un best-seller dans toute l'Europe, principalement grâce à ce fameux "Guide...".

    [IMG]Bibliographie

    Guide Galactique
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    Héritier en droite ligne de Frédric Brown, Douglas Adams nous offre un authentique mélange de SF parodique, de critique de la société (si, si, j’vous jure), de pétage de cable, de dérapage sidéral interco(s)mique et de foutage de gueule d’une SF qui aurait chopé le melon.

    Qui veut la peau de Roger Rabbit ? passe pour un film sordide à côté des extraterrestres du Guide Galactique qui font exploser des planètes par erreur, de ce super-ordinateur qui a la réponse à la grande question sur la vie, l’univers et le reste (cette réponse vous est donnée au chapitre 27, de quoi faire naître de nouvelles sectes…), et de ces habitants de la planète paumée appelée Terre qui se croient les plus intelligents (à tord, vu qu’ils sont juste en dessous des souris et des dauphins)…

    Bref si vous avez besoin d’un peu de délire dans votre quotidien, je vous prescris une bonne rasade d’Adams 20ans d’âge pour vous dérider. Attention, ce produit peut entraîner une accoutumance et vous serez alors obligés de suivre ces abracadabrantes aventures interplanétaires dans Le dernier restaurant avant la fin du monde et des trois autres volumes qui complètent la série.

    Le dernier restaurant avant la fin du monde
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    Deuxième volet des aventures intersidérales d’Arthur Accroc. Dernier survivant de cette petite boule verte que les Vogons ont fait sauter pour faire passer une voie express hyperspatiale, il poursuit ici son périple avec de bien étranges compagnons :

    Ford Escort, son copain qu’il croyait terrien mais en fait originaire de Bételgeuse,
    Zappy Bibicy, ex-président de la galaxie (bicéphale qui plus est) en fuite aux commandes du fleuron des navires spatiaux. Venant de dérober ce dernier juste pour le fun, notre équipe se voit poursuivie par la quasi totalité des forces armées de sa galaxie et celles des environs,
    Marvin, l’androïde névropathe capable de démoraliser un bus entier de bonnes sœurs qui iraient porter la bonne parole aux âmes perdues accros à Marilyn Manson,
    Le fameux Guide Galactique, véritable héros de la série permettant à n’importe quel voyageur de se retrouver dans l’immensité de l’univers (n’oubliez pas : " Le Guide est exact. La réalité est bien souvent erronée. ")

    Dans cet épisode, nos héros iront dîner dans Le Dernier Restaurant avant la Fin du Monde, lieu chébran à mort où toute la Jet Set de la galaxie se rend pour assister, comme son nom l’indique, à la fin de l’univers (très jolis effets pyrotechniques en perspective…) avant de repartir par le chemin spatio-temporel inverse…

    Défiant tout résumé, sachez que cette série est avant tout un essai philosophique des plus profonds qui reléguerait Socrate, Platon et autre Nietzsche au rang de simples bouffons à peine capables de soutenir une discussion avec Lagaf’. Voici un exemple de ces réflexions - qui resteront gravées à tout jamais dans l’histoire de la pensée humaine - sur lequel je vous laisse méditer : " Voyez-vous, on n’est jamais tout seul quand on a un canard en caoutchouc. " Je suis certain que vous en restez sans voix, imaginez l’effet de cette maxime sur votre psyché lorsqu’elle se trouve dans son contexte…

    Sagesses absurdes, calembours à gogos, non sens absolus, humour cartoonesque.

    Bienvenu dans ce monde étrange où Mulder et Scully deviendraient paranos et arrêteraient de tourner sans scénar, où Ulysse 31 ne pourrait trouver le chemin de la Terre et ferait subir à Nono les pires outrages pour se venger, où Lux-aïe !wo-cœur péterait la tronche à ce pot de pus de Yann Solo, se taperait la princesse Leïla et prendrait un malin plaisir à passer Chou-Baka à la tondeuse.

    Si vous avez le cœur réellement bien accroché, prenez place au coté d’Adams dans le dernier cri de la technologie extra-solaire : " Beau comme un squale, rapide comme un squale, maniable comme une vache. " Un régal pour les amoureux du 36ème degré.

    La Vie, l'Univers et le Reste
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    Troisième épisode des aventures cartoonesques d’Adams. On y retrouve les mêmes personnages délirants, des situations avec encore moins de queues et moins de têtes que dans les deux épisodes précédents, et toujours fidèles au poste, des calembours à gogos. Bref, Adams reste égal à lui-même. C’est bien là le hic, car si l’ensemble passait merveilleusement bien dans les premiers volumes, ici on frôle l’indigestion.

    Le scénario est comme d’habitude réduit à sa plus simple expression. Cette fois-ci, Arthur Accroc et ses acolytes vont tenter de sauver l’univers de robots dont le seul but est de délivrer leurs maîtres. Ces derniers n’ayant qu’une seule motivation dans la vie : annihiler toute forme l’existence autre que la leur.

    Le reste du volume ressemble à du remplissage d’espaces pour pouvoir passer de la catégorie " nouvelle " au " roman ". Ainsi, les 200 pages ne laissent quasiment aucun souvenir. C’est un peu comme si Adams avait épuisé ses recettes humoristiques. A moins que ce soit le lecteur qui ne se lasse après la surprise de sa première rencontre avec une œuvre atypique dans la SF.

    Salut et encore merci pour le poisson
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    Voici le quatrième opus de la trilogie la plus délirante de l'histoire de la SF. Je vous invite d'ailleurs à lire (si cela n'est pas déjà fait) les chroniques des trois précédents volumes afin de comprendre le mouvement de recul dont je fus victime en recevant le livre. Outre l’œil globuleux d'un poisson-clown schizophrène qui vous épie sur la couverture*, le troisième tome était décevant comparé à ses prédécesseurs.

    Heureusement, je vous rassure tout de suite, lecteurs potentiels, celui-ci est bien meilleur. Bien que le scénario puisse tenir sur le fond d'un bocal à poisson rouge (comme les trois autres d'ailleurs), la lecture en est très agréable. Ici, nous retrouverons Ford Escort et Arthur Accroc de retour sur Terre. Ce dernier fera d'ailleurs la connaissance de la fameuse jeune fille qui trouva dans Le Guide Galactique la solution afin que le bonheur règne enfin sur la planète bleue. Malheureusement, la Terre fût - par erreur - détruite par les Vogons avant que celle-ci eut pu téléphoner à quiconque.

    Comment peut-on suivre une histoire qui se déroule sur une Terre que les extraterrestres les plus cons de l'univers ont fait exploser ? Certains parlent d'univers parallèles, d'autres de la relativité du temps, les plus avisés liront Salut, et encore merci pour le poisson. Mais faites attention à vous car si la trilogie vous avait donné la réponse à la grande question de la vie, l'univers et le reste, celui vous livrera « l'Ultime Message de Dieu à Sa Création ». Serez-vous assez forts pour que sa connaissance ne fasse pas chavirer votre esprit fragile ?

    Globalement innofensive
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    Voici venu du fin fond de l'hyperespace,
    Le Guide surfant sur les univers parallèles
    Et faisant fi des paradoxes temporels
    Conclura ici la saga du grand Douglas.

    D'alexandrins bancals composés sur clavier
    Cette ode, ô grand Douglas Adams, t'est destinée.

    Disparu depuis peu de notre triste monde
    Egayant tout d'abord celui-ci par les ondes,
    De la trilogie fameuse voici le cinquième
    Et dernier qui m'inspire les vers de ce poème…

    D'alexandrins bancals composés sur clavier
    Cette ode, ô grand Douglas Adams, t'est destinée.

    Orphelin, pareil à tous les autres routards
    Je te dois la vision unique et un brin barbare
    De notre chère planète, réduit (si c'est la planète, c'est réduite) en miettes
    Par ces cons de vogons qui se disaient poètes

    D'alexandrins bancals composés sur clavier
    Cette ode, ô grand Douglas Adams, t'est destinée.

    De notre bonne vieille boule d'air, d'eau et de terre
    Ne restera plus une trace dans l'univers
    A part l'unique et inique mention dans le guide :
    " Globalement inoffensive ", la honte, le bide… (hum…)

    Des deux milles signes que cet hymne doit comporter
    Je n'en suis qu'à la moitié, et l'inspiration
    Vient à me manquer comme à poète vogon.
    Si c'était malheureusement définitif,
    Par mon rédac'chef je me ferai engueuler,
    Et lui, il est pas vraiment " Globalement inoffensif "…

    D'alexandrins bancals composés sur clavier
    Cette ode, ô grand Douglas Adams, t'est destinée.

    Grâce à Zarkon, la muse ne m'a pas délaissé
    Et cette ode je vais pouvoir enfin achever
    En glorifiant le nom de celui qui a donné
    La réponse à la grande question de l'univers :
    " 42 ", ma foi, ça valait bien quelques vers…

    D'alexandrins bancals composés sur clavier
    Cette ode, ô grand Douglas Adams, t'est destinée.

    Bref, si vous aimez les non-sens, les calembours
    Les gros délires et les quatre premiers volets
    Alors vous ne serez pas déçus car toujours
    Et encore Douglas Adams vous fera marrer.

    D'alexandrins bancals composés sur clavier
    Pourquoi, ô grand Adams, t'es-tu déjà barré ?
    Car à l'instar des œuvres de Brown et Sheckley
    Avec ton fameux cycle, je me suis bien poilé !
    D'alexandrins bancals composés sur clavier
    Cette ode, ô grand Douglas Adams, t'est destinée.

    Xavier Vernet

    Un cheval dans la salle de bain
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    Dirk Gently est un détective holistique. Ce qui signifie en gros que sa méthode d’investigation est basée sur le fait qu’en considérant que toutes choses dans l’univers étant liées les unes aux autres, qu’un battement d’aile de papillon dans l’hémisphère nord peut provoquer un ouragan dans l’hémisphère sud, il peut enquêter de manière complètement aléatoire, sur des faits n’ayant a priori aucun rapport avec son affaire.

    Bref, Dirk Gently est un détective affligeant, qui, parfois, a la chance d’obtenir des résultats.

    Douglas Adams, qui nous a quittés bien trop tôt il y a deux ans, s’était rendu célèbre dans le petit monde de la SF, avec sa série du « Guide du routard galactique », une épopée burlesque, dans laquelle l’absurde et le nonsense étaient parfois poussés à l’extrême. Parfois des situations absurdes et dérisoires peuvent déboucher sur des événements d’une portée disproportionnée.

    Le « Guide du routard galactique » s’employait à revisiter à la sauce Monty-Pythonienne les grands thèmes de la SF. Avec Dirk Gently, Adams nous livre plutôt un polar fantastique, encore tenté l’éléments SF.
    Adams manie le chaos pour y puiser de l’absurde.

    Beau comme un aéroport
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    Deuxième épisode des (més)aventures du détective Dirk Gently, confronté à une mystérieuse explosion dans un aéroport, à un ex-futur-client retrouvé décapité… et à des divinités nordiques désemparées dans ce monde moderne.

    Une nouvelle enquête fantastique pleine de rebondissements pouvant paraître désordonnés, mais le tout finit par acquérir une certaine logique.

    Adams manie l’absurde avec une telle fréquence qu’on peut parfois être perdu dans le cheminement de l’intrigue… mais avec un minimum d’attention on finit par s’étonner de la cohérence finale d’un tel délire.

    Starship Titanic
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    Re-situons rapidement le contexte : Douglas Adams est décédé il y a peu de temps et Folio SF vient d'achever la réédition de son (seul) grand cycle rocambolo-loufouquesque : la trilogie (en cinq volumes) du Guide Galactique.

    Après la Grande Faucheuse et Folio SF c'est donc aujourd'hui au tour de J'ai Lu de porter l'auteur sur le devant de la scène. Bien que certainement flatté par tant d'attention, Monsieur Adams, très classe, n'en quitte pas moins cette place dès l'introduction en précisant - et c'est important - qu'il n'a pas écrit la moindre ligne de ce livre. Confiée à Terry Jones, l'histoire est basée sur une digression d'un élément de La vie, l'univers et le reste*.

    L'ancien Monty Python devra par conséquent se débrouiller avec cet élément absolument pas nécessaire à la compréhension et au bon déroulement de l'œuvre précédemment citée et avec laquelle il doit réussir l'exploit d'en faire un roman qui n'est en fait rien d'autre que la déclinaison marketing d'un jeu vidéo au même titre qu'un T-shirt ou qu'un Vogon en plastique articulé (qui fait Kouglou-biglou lorsque l'on lui appuie sur le ventre).

    La barre était placée bien trop haute, même pour le talent maint fois prouvé du fondateur du gang le plus drôle de l'Angleterre avec Benny Hill… Le texte est poussif, construit sur rien, comme toutes les œuvres de Adams d'ailleurs, mais ce dernier avait ce petit truc en plus qui faisait rentrer certaines scènes dans la légende. La différence est de taille car Starship Titanic en est cruellement dépourvue. Pas de grande réponse à la grande question de La vie, l'univers et le reste, pas d'extraterrestres débiles, poètes et en définitive chiants comme la pluie (d'astéroïdes bien sûr), pas de robot dépressif, pas de serviette de toilette utilisable dans beaucoup de situations désespérées et surtout aucun des calembours douteux dont Adams avait le secret…

    Péniblement, Terry Jones arrive à nous arracher un sourire au détour d'une page ou deux mais il essaie sans succès d'écrire à la manière du géniteur de l'idée. Passons sous silence la parodie du Titanic qui brille par son absence. Bref, ce n'est pas grâce à ce livre que Douglas Adams restera dans les mémoires mais bel et bien et seulement avec son Guide Galactique. Laissez chez votre libraire ce livre merchandising plus fait pour la vente du jeu vidéo que pour la lecture.
    C'est pourtant le premier roman "de Douglas Adams" que j'ai trouvé, et j'ai eu envie de lire le reste. Comme quoi, ce n'est peut-être pas forcément SI mauvais que ça, mais bon il est vrai que comparé au Guide...

    Fonds de Tiroir
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    Le 11 mai 2001, Douglas Adams s'en est allé trouver ailleurs les réponses sur la Vie, l'Univers et le Reste, que même son fameux Guide galactique ne pouvait lui donner. Mais par chance, Adams ne s'est pas contenté de nous offrir la plus fameuse trilogie en cinq volumes de l'Histoire Universelle de la Littérature. En voici la preuve. Le livre que vous tenez entre vos petites mains fébriles et que vous vous apprêtez à dévorer a été exhumé des quatre ordinateurs Macintosh de l'auteur. Il contient les premiers chapitres du Saumon du doute, troisième roman mettant en scène Dirk Gendy, le détective holistique, sur lequel Adams travaillait, ainsi qu'une sélection de ses meilleurs discours, nouvelles, lettres, articles et interviews. De la description d'une escalade du Kilimandjaro en costume de rhinocéros - véridique! - à l'explication de l'incapacité des Américains à faire un thé ne serait-ce que buvable, d'une plongée dans la vie privée de Genghis Khan au retour triomphant de Zappy Bibicy, cet ouvrage vous offre un ultime panorama sur l'œuvre de l'un des plus grands - au moins par la taille -, drôles, et brillants penseurs de notre temps. Si, si. Bienvenue dans l'esprit délicieusement dérangé de Douglas Adams !

    Site officiel de l'auteur

    Sources :
    http://www.actusf.com/SF/Archives/archauteA.htm#adams
    http://www.librairiepantoute.com/fichelivre.asp?id=189439
    Mauvais genre
    http://www.cafardcosmique.com/auteur/adams.douglas.html


    ps : rien qu'en relisant l'article à propos du dernier restaurant avant la fin du monde, j'étais éclaté de rire. Quand j'vous dit que j'aime !! " Voyez-vous, on n’est jamais tout seul quand on a un canard en caoutchouc. "
    Elian, 10 Mai 2005
    #3
  4. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Michael Marshall Smith


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    Voici un autre auteur britannique. Je l'ai découvert via un fan de Douglas Adams (pour la petite histoire, rencontré dans le train Bxl-Braine le Comte). N'ayant pas déniché Avance Rapide (il est en commande), j'ai donc sauté sur Frères de Chair et ensuite La proie des rêves. Et que dire... ENHORME ? Ouep, on pourrait dire cela. Dès le début du bouquin, j'ai été happé par le style et l'univers tordu et sombre. Un humour noir, souvent cynique, mais également souvent absurde, décalé, tout comme les personnages, il se dégage de ces romans un mélange de style assez inattendu mais formant un cocktail gagnant ! De la SF noire à la sauce Douglas Adams, c'est assez original !

    [IMG]Présentation de l'auteur
    Bien que né en Angleterre, M.M. SMITH a grandi aux Etats-Unis, où son père avait décroché un poste de professeur, dans l'Illinois puis en Floride. [Il se sent aujourd'hui encore, presqu'à moitié américain.]
    Pendant son adolescence, il passe aussi une année en Afrique du Sud et une autre en Australie avant de retourner vivre au Royaume-Uni.

    Ses études de philosophie et de sciences sociale au King's College de Cambridge ne l'empêche pas de consacrer beaucoup de temps à ses passions : la comédie, qu'il pratique dans une association théâtrale, la radio et l'informatique. il se passionne en particulier pour les premiers Apple Macintosh et l'infographie.

    Amateur de SF classique [Isaac ASIMOV, Arthur C. CLARKE], SMITH s'avoue plutôt fan d'horreur [Ramsey CAMPBELL, Nicholas ROYLE, Clive BARKER]. C'est la lecture du Talisman de Stephen KING et Peter STRAUB qui lui donne l'envie d'écrire à son tour.

    Ses première nouvelles, comme The Man Who Drew Cats, sont à classer au rayon frousse, et il réussit à en publier quelques unes. il remporte même trois fois le British Fantasy Award. Encouragé,il se lance dans son premier roman. Au départ il projette de rester dans le registre de l'horreur, mais son inspiration le mène vers une sorte de polar [car il aime aussi Jim THOMPSON et James ELLROY] dans un cadre sciencefictionnesque, et il décide de se laisser porter. Bien lui en prit puisque Avance Rapide est accepté presque immédiatement par le premier éditeur qu'il contacte, et fait un succès quasi-immédiat. Le roman a d'ailleurs reçu le Prix August DERLETH en 1995.

    M.M SMITH apparaît donc sur la scène SF de façon aussi rapide qu'innatendue.
    Ses livres échappent pourtant aux étiquettes habituelles : il y trame souvent des intrigues policières dans des univers cyberpunk parsemé de scènes de terreur ! Mais ils sont appréciés par la critique, le public et même Hollywood ! Frères de chair, son deuxième roman, pourrait être adapté au cinéma par Dreamworks, le studio de Steven SPIELBERG, qui en a racheté les droits.
    Son troisième roman, La Proie des rêves, paru en 1998, a lui tout l’intérêt des studios Warner Bros...

    Michael Marshall SMITH vit aujourd’hui dans le nord de Londres, avec sa femme Paula, deux chats [il leur voue une vraie passion et en sème dans tous ses textes] et une pièce blindée d’ordinateurs. il travaille à son prochain roman, sous le titre, non définitif, de Wild [en français, Sauvage].

    [IMG]Bibliographie

    Avance rapide
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    Nous sommes dans un étrange monde futur : une énorme agglomération divisée en quartiers séparés, indépendants : Quartier Coloré, Quartier Rouge, Quartier Chat, etc... Mais aussi Centre Action où le héros et narrateur, Stark, détective privé intelligent, efficace et atypique, spécialisé dans les missions délicates, est convoqué par son amie Zenda Renn pour résoudre une affaire qui demande doigté et discrétion. Un homme important, Auckland, a disparu, et il s'agit de le retrouver, d'identifier ceux qui l'ont kidnappé et de le ramener au Centre. Stark le localise dans un quartier interdit à tout visiteur sous peine de mort, le Stable, réussit à le joindre malgré moult difficultés. Mais l'homme n'a pas été enlevé. Il s'est réfugié de lui-même dans le Stable. Découvrant que son sommeil est hanté de terribles cauchemars, Stark décide de l'emmener dans le monde des rêves, le Jeamland. S 'ensuivront des aventures complexes et bizarres...

    Un livre étrange, où tous les genres, science-fiction, fantastique, horreur et policier sont mélangés afin d'en créer un nouveau, à la fois baroque et surprenant... franchement indéfinissable. Il est assez difficile d'y entrer d'abord. On a du mal à s'intéresser à des personnages qui semblent n'avoir aucune épaisseur, à commencer par le héros. Et cet univers étrange où passé et futur, rêve et réalité se mélangent. Et puis ce monde déjanté dans lequel les objets parlent et se permettent même de donner leur avis, les murs changent de couleurs en fonction de l'heure ou de l'humeur, les machines fabriquent instantanément des vêtements, etc., ces "Quartiers" : le Rouge où règne constamment la guerre des gangs, où l'on se massacre sans raison ; le Quartier Chat abandonné des humains et habité par les animaux que désigne son nom ; le Stable totalement fermé au monde extérieur dont ceux qui y résident ignorent même l'existence. Paradoxalement, c'est dans la deuxième partie, dans le monde des rêves que le héros et son compagnon commencent à montrer leur psychologie complète d'êtres humains, et la troisième partie apporte la révélation qui explique les deux premières. Alors le lecteur découvre que l'auteur a quelque chose à lui dire de sa conception de l'homme et de son évolution depuis l'enfance. Un livre rédigé en un style nerveux, une écriture fluide et claire. De l'humour au début surtout, des coups d'oeil parfois au lecteur ajoutent à son originalité. Un roman superbe, mais il ne séduira pas tous les lecteurs.

    Frères de chair
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    Jack Randall est gardien de ferme. Oui, dans le futur de « Frères de Chair », les fermes doivent être gardées. On y cultive des humains tout simplement. Ou plutôt des clones d’humains. Ca peut toujours servir. Par exemple si votre femme vous jette de l’huile bouillante au visage suite à une dispute, un coup de fil à la ferme et des chirurgiens viennent prélever la peau du visage de votre clone. Ils viennent vous la greffer, pas de problèmes de rejets .. merci la science.
    Le problème, c’est que ces clones, ils souffrent. C’est pas évident de se faire couper une jambe sans anesthésie pour remplacer celle de l’original. C’est d’autant plus difficile pour Jack Randall, qui s’est décidé un jour d’éduquer les alters. Quelques uns, les plus jeunes, les moins abîmés. Et ca marche. Il se lie d’amitié.
    Mais évidemment, un jour ou l’autre, ils seront abîmés. Et comme Jack, ex-flic, a déjà perdu sa femme et sa fille, il ne tient pas a perdre encore ses proches.

    Si bien que lorsque ça dérape lors d’une intervention, c’est la panique totale a la ferme. Coups de feu, morts en cascade…
    Mais six alters parviennent à sortir indemnes (enfin…c’est relatif… ce sont des alters !). Jack leur fournit des vêtements, et ils s’échappent tous à New Richmond, la ville ou Jack a passé son ancienne vie.

    Mais son ancienne vie le rattrape…guerre des gangs, mafieux en tout genre…et la Brèche. Une sorte de Vietnam halluciné, une réalité parallèle ou une guerre a eu lieu. Un lieu qui terrorise même les plus durs. Si bien que lorsque les alters sont capturés alors que Jack les a laissé chez un ami flic et que celui ci est retrouvé mort, Jack reprend du service, et continue l’enquête louche que menait son ami…

    « Frères de chair » oscille entre la SF, l’horreur pure et le polar. Les ambiances de « Blade Runner » et du « Parrain » fusionnent pour donner un thriller prenant. Certes la trame de fond (l’ex flic vengeur seul contre tous) n’est pas nouvelle, mais Michael Marshall Smith maîtrise si bien le suspens que le livre se lit tout seul. Le monde décrit n’est pas si différent du notre, le clonage n’est plus un rêve de scientifique, la ville de New Richmond rappelle les Monades de Robert Silverberg. Un livre qui conviendra aux amateurs de polars et de SF.

    La proie des rêves
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    Harcelé par son réveil-matin Hap Thompson se réveille dans trou perdu du Mexique, avec un sympathique mal de crâne et un ennuyeux trou de mémoire. Et quand la mémoire lui revient, les choses deviennent franchement désagréables. Il ne lui suffisait plus de gagner confortablement sa vie à la limite de la légalité en exploitant son aptitude (rare) à débarrasser les gens de leurs cauchemars. Il a fallu qu'il essaie de toucher plus en assumant également, à titre provisoire, leurs souvenirs gênants (mais à priori inoffensifs). Malheureusement il transporte à présent le souvenir du meurtre d'un inspecteur de police commis par une cliente. Et la loi est très claire : celui qui s'en souvient est celui qui écope…

    Pour se débarrasser du souvenir encombrant, il lui faudrait la retrouver, elle et la machine de transfert, tout en zigzaguant entre la police pour laquelle il n'est pas un inconnu, son ex-patron, six hommes en gris identiques et armés jusqu'au dents, et le meilleur tueur à gages de la région, à savoir son ex. Enfin si les choses pouvaient être aussi simples… Ses proches se mettent à disparaître dans un halo lumineux et un petit homme en noir qui semble en savoir beaucoup apparaît quand et où on l'attend le moins. Sans parler des appareils électroménagers, qui peuvent avoir la langue bien pendue et la rancune tenace…

    :!: Il publie aussi sous le nom de Michael Marshall, mais ce sont alors des thrillers bien plus horrifiques. Sous ce nom là, il a à son actif deux livres. :!:

    Les hommes de paille
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    1991, un MacDonald quelconque dans un bled des USA. Les gens font la filent aux caisses, d’autres mangent. Entrent deux jeunes. Une fois au milieu de l’établissement, ils sortent deux fusils de sous leur imper’ et abattent tout le monde. Une fois leur méfait commis, ils n’ont toujours pas dit un mot, le plus âgé des deux, un blond, se tourne vers son complice qui a les yeux fermés à présent. Il lui tire en plein visage avant de s’en aller tranquillement après avoir laissé un mot, signant son méfait : « Les Hommes de Pailles ».

    Onze ans plus tard, Ward Hopkins revient dans la ville de ses parents pour leur enterrement, ils sont décédés lors d’un accident de voiture quelques jours auparavant.
    John Zandt a quant à lui quitté son métier, sa femme et sa ville après qu’un serial killer ait kidnappé et tué sa fille. Cela fait une dizaine d’année qu’il n’est plus flic, que l’Homme Debout lui a pris sa fille pour avoir été trop collant lors de l’enquête. Mais Nina Baynam, l’agent du FBI qu’il avait aidé lors de cette enquête vient le chercher dans la nature où il a trouvé refuge : l’Homme Debout est de retour, il n’y a pas de doute.

    Après l’enterrement de ses parents, Ward Hopkins se rend bien entendu dans l’ancienne demeure de ses parents. Et là, il trouve un mot rédigé par son père à son attention : « Nous ne sommes pas mort. » Interloqué, il mène rapidement l’enquête, pour découvrir finalement que tout ce qu’il sait de son passé ainsi que de celui de ses parents semble à présent bien faussé…

    Trois affaires distinctes mais qui finalement, on s’en doute, se trouveront liées.


    Au delà d'un récit narré dans la tradition éprouvée de la conspiration et de la traque au serial killer, Michael Marshall pose dans ce roman une réflexion intéressante sur la relation qui nous unit à nos proche. En effet, connaît-on vraiment les personnes que l'on fréquente et le gouffre entre les générations n'est-il concrètement qu'un mot creux ?

    Il s'interroge aussi sur la notion de culture en avançant l'idée de "virus social" comme explication originale au passage d'un mode de vie nomade, celui des chasseurs-cueilleurs, à un mode de vie sédentaire basé sur l'agriculture, activité fondatrice des grandes civilisations.

    Les morts solitaires
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    Suite des "Hommes de Pailles", ce roman nécéssite une bonne mémoire car il ne contient aucun résumé du roman précédent.

    Un flic abattu à bout portant dans une ruelle de Los Angeles. Une jolie fille supprimée dans une chambre de motel. Une directrice d'hôtel exécutée à Seattle. Un restaurateur assassiné à Portland. Et des dizaines de cadavres amoncelés dans une cabane isolée sur les rives du fleuve Columbia. Autant de victimes qui n'ont rien en commun. Autant de meurtres que rien ne permet de relier entre eux. Mais Ward Hopkins a un secret. Un secret qui remonte à l'enfance, et qui explique ces morts solitaires. S'il n'entend pas connaître le même sort, il n'a d'autre choix que de se mesurer à ceux qui ont détruit sa vie.

    La suite des Hommes de Paille donc. Alors que le premier tome se voulait une plongée dans les ténèbres et la découverte d’un passé totalement différent de ce qu’il pensait être pour Ward Hopkins, Les Morts Solitaires nous plonge au cœur de la vie d’un homme qui se sait traqué par de puissants ennemis. Errance, paranoïa et solitude ont marqués ses trois derniers mois, qu’il a passés sur les routes, rarement au même endroit plus d’une semaine. Finalement, ses anciens compères de l’épisode des Hommes de Pailles vont revenir à l’avant plan de sa vie et l’emmener avec eux au cœur d’une nouvelle affaire. Bien entendu, Paul est au rendez-vous…

    J’ai été nettement moins impressionnés par le déroulement narratif, beaucoup moins « grosse surprise que tu l’attendais pas venir ». On passe toujours d’un endroit à l’autre au fil des chapitres, mais cette fois-ci il y a beaucoup plus d’acteurs, ce qui égare un petit peu le lecteur. Mais finalement, cela représente bien l’histoire… Des personnes inconnues qui se font malmenées… des morts solitaires. L’histoire générale devient un peu plus farfelue, avec Bigfoot entrant également en scène. Mais au final, l’histoire avance beaucoup, les personnages évoluent énormément, devenant tantôt plus attendrissant, tantôt moins humain qu’on ne le croyait. Comme quoi, on a tous un sale type en soi.

    Site officiel de l'auteur

    Sources :
    http://www.cafardcosmique.com/auteur/smith.MM.html
    http://www.futurs-sf.com/livres/frereschair.html
    amazone.fr&tag=gamebe-21
    http://www.actusf.com/SF/articles/Marshall_smith_la_proie_des_reves.htm
    Elian, 10 Mai 2005
    #4
  5. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Pour plus tard, je m'garde de la place.
    Elian, 10 Mai 2005
    #5
  6. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Pour plus tard, je m'garde de la place.
    Elian, 10 Mai 2005
    #6
  7. Offline
    ADdikt Elite
    gg elian
    ADdikt, 10 Mai 2005
    #7
  8. Offline
    Loki Insane God
    Excellent post!
    Loki, 10 Mai 2005
    #8
  9. Online
    Sebulba Dieu
    Equipe GamerZ.be
    tu devrais ecrire tout plus grand c dur à lire
    Sebulba, 10 Mai 2005
    #9
  10. Offline
    Darkiii Elite
    Pareil, je dis gg, tu m'a donné envie d'en lire 2 ou3 la, ca tombe bien les vacances arrivent ;)
    Darkiii, 10 Mai 2005
    #10
  11. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Bon bah, Ordonne, et j'obéis :D
    Elian, 10 Mai 2005
    #11
  12. Offline
    Papl00 Femme du Chef
    Equipe GamerZ.be
    Eh bé ! voilà de quoi remplir de longues soirées lecture ! C'est une super idée que tu as eue de poster tout ça...

    Moi, quand Fight Club est sorti au cinéma, ça ne me disait vraiment rien... chaque fois que je croisais quelqu'un qui l'avait vu, il me disait inlassablement "ah, oui, c'est... pffou... c'est... Fight Club, hein".
    Un jour, je suis tombée sur le bouquin à la FNAC et je me suis dit que c'était l'occasion de rattrapper mon erreur.

    Le soir même j'ai eu beaucoup de mal à sortir de mon bain; le lendemain j'ai failli rester dans le train jusqu'à Ostende... je l'ai fini pendant le week-end, et je dois dire qu'aujourd'hui c'est un des rares livres auxquels je pense encore régulièrement.

    Je n'ai jamais osé lire ses autres romans... mais maintenant je pense que je vais tenter le coup... Bien que ça ait l'air aussi noir que FC :)

    Il ne me restera plus qu'à alterner avec un des romans d'Adams pour préserver ma santé mentale :)

    J'attends avec impatience ton post sur Raymond E. Feist, je suis en train de lire "Magicien" et je me réjouis d'avoir ton avis sur ce que tu as lu.

    Quant à Georges R.R. Martin, j'en suis toujours à son recueil de nouvelles "Chanson pour Lya" que j'ai adoré il y a une bonne vingtaine d'années :) Je suppose que depuis, il y a du nouveau :)

    Voilà, un post un peu long (pour moi, hem...) pour te dire de ne pas hésiter à continuer !

    Paploo
    Papl00, 10 Mai 2005
    #12
  13. Offline
    Dieu Bisounours a.k.a FFS
    Félicitation Elian :))
    Dieu Bisounours, 10 Mai 2005
    #13
  14. Offline
    Zian[0] Imaginated
    En plus c'est trop bien présenté ! :))

    bien joué! =)
    Zian[0], 11 Mai 2005
    #14
  15. Offline
    Niark Touriste
    Le Guide Galactique est super ! Je n'en suis encore qu'au promier tome mais c'est une superbe histoire :D

    Marvin et les portes automatiques, ça me fais bien marrer.

    Ps: Vivement le film
    Niark, 11 Mai 2005
    #15
  16. Offline
    Babel Elite
    Hé bé, on peut dire que tu m'as donné envie de lire ce bon vieux Chuck :D

    J'vais commencer par Choke, il a l'air excellent :)
    Babel, 11 Mai 2005
    #16
  17. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    J'ai entamé Avance rapide de Micheal Marshall Smith hier soir, j'ai avalé les 3 premiers chapitres sans m'en rendre compte. Le début est tordant, ça vaut vraiment le coup d'oeil !
    Elian, 15 Mai 2005
    #17
  18. Offline
    Nicool_ Motherfucker
    Génial ! Super post que je viens de découvrir seulement maintenant :D

    Thx Elian ! :D

    Hop, ctrl+d :p
    Nicool_, 21 Mai 2005
    #18
  19. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Ca me fait penser que j'ai fini Avance rapide hier soir (enfin, hier matin...) J'ai ADORÉ ! Un début poilant, loufoque, où on navigue à l'aveugle au gré de l'auteur, on ne sait pas où on il veut en venir mais on s'en tamponne, l'histoire et les personnages étant tellement incroyables. Puis paf on bascule dans un autre monde.

    Sur ce, j'entame Choke de Palahniuk, j'avais lu le premier chapitre en sortant de la librairie, ça avait vraiment l'air prometteur :)
    Elian, 21 Mai 2005
    #19
  20. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    Olalala Choke, encore un bouquin terrible. Assez trash, mais tellement déjanté :)) !
    Elian, 26 Mai 2005
    #20