République tchèque: la drogue autorisée

Discussion dans 'Actualité' créé par Benji, 15 Décembre 2009.

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    Benji It's caturday!
    Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/14/01011-20091214FILWWW00626-republique-tcheque-la-drogue-autorisee.php

    Je comprends les Pays-Bas qui vendent du cannabis: ils en retirent un profit avec les taxes, contrôlent un minimum le marché noir,...

    Par contre je ne comprends pas la République Tchèque: D'après ce que j'ai vu, il n'est nullement question d'autorisation de vente, alors pourquoi autoriser toute ces drogues vu qu'ils n'en retireront aucun profit? Le cannabis ok mais surtout: pourquoi autoriser les drogues dures?

    Voilà, je me posais ces questions... Si quelqu'un savait éclairer ma lanterne...
    Benji, 15 Décembre 2009
    #1
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    iDeq Elite
    D'après moi. (ce qui signifie j'ai pas la science infuse)

    Lors de la séparation Slovaquie - Tchéquo les slovaques ont eu bien plus de richesses que les tchèques. Avec tout le bordel illégal de la drogue qu'il y a la bas, ils se disent simplement qu'il vaut mieux contrôler et y gagner qu'autre chose.

    Enfin, j'pense que même si on l'voit pas maintenant, il va y avoir une autorisation de vente...
    iDeq, 15 Décembre 2009
    #2
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    Je n'ai pas d'avis tranché sur la question, mais l'idée de la "libéralisation" des drogues est un vrai débat.

    La prohibition a déjà largement montré ses limites ; en stigmatisant les consommateurs, on les marginalise et on les pousse vers la criminalité. Avec tous les problèmes sanitaires et sociaux que ça implique.

    En même temps, dire qu'il est légal de posséder de l'héro, c'est quand même interpellant. o_O


    J'ai récemment participé à une table ronde autour de la drogue au Centre d'Action Laïque, avec plein de professionnels, psys, médecins, directeurs de centres, etc. Tous constataient la même chose : la prohibition ne fonctionne pas, mais on n'a rien trouvé de mieux pour l'instant. Voilà pourquoi, même si ça peut heurter nos sensibilités de prime abord, repenser notre façon de voir les drogues peut être la première étape vers une solution plus adéquate, plus humaine.


    Je copie la carte blanche qui était destinée à être publiée dans Le Soir, mais je ne sais plus si ça a été le cas, finalement...


    Nous aimerions attirer l’attention du public et de ses mandataires politiques sur un certain nombre de difficultés que nous rencontrons en tant que thérapeutes de toxicomanes ou acteurs de la promotion de la santé dans un contexte de prohibition de certaines drogues.

    Il nous semble d’abord fondamental de rappeler que tous les psychotropes, qu’ils soient librement commercialisés, prescrits ou uniquement accessibles sur le marché noir modifient, par définition, le psychisme d’une personne et agissent donc sur son comportement, et que tous sont potentiellement capables d’induire une accoutumance et donc, de produire des toxicomanies. Ces produits légaux et illégaux interagissent parfois dangereusement et une information à ce propos fait cruellement défaut.

    La différence essentielle entre les psychotropes légaux et les illégaux ne réside pas dans la dangerosité intrinsèque des drogues illégales comparativement à celle des drogues légales. Elle est plutôt le fruit d’une série de facteurs, produits essentiellement par la prohibition de ces drogues. Si leur prohibition empêche la circulation d’une information objective et scientifique sur leur "bon usage", et les limites de celui-ci, elle empêche tout autant, à tous les niveaux, un dialogue constructif à leur propos, tant entre jeunes et adultes référents, qu’entre toxicomanes et soignants.

    Comme toxico-thérapeutes nous savons que la voie de la guérison d’une toxicomanie, quelle qu’elle soit, est semée d’embûches. Nous savons aussi que seul un dialogue ouvert et confiant à l’occasion duquel le soigné ose parler de ses "rechutes" nous permettra de l’aider à y faire face. Lorsqu’une instance judiciaire a imposé au patient de se soumettre à une guidance ou à un traitement, le patient n’osera pas nous parler de ses rechutes, de peur que celles-ci soient signalées à l’instance judiciaire. Lorsque la personne n’est pas mise sous tutelle, la stigmatisation et l’opprobre, dont lui, son produit, son milieu et ses dealers font l’objet, peut l’inciter à ne pas nous en parler, par pure honte.

    En outre, le cadre législatif, ne nous permet pas de soutenir notre patient dans son éventuel désir de moduler sa consommation afin de sortir de sa dépendance, toute consommation d’un produit illégal étant de fait interdite. Le seul but à atteindre est donc l’abstinence, qui se doit d’être prouvée par le dépistage urinaire, lorsqu’il existe une injonction judiciaire au traitement. Les soignants qui l’appliquent se transforment ainsi en policiers au risque de perdre toute crédibilité comme thérapeutes.

    Cette absence de dialogue concernant l’usage, et le mésusage de ces produits, ainsi que la médiatisation diabolisante dont ils font l’objet alimentent l’angoisse des parents et des enseignants à l’égard des consommateurs, ce qui empêche tout adolescent, qui éprouve le nécessaire besoin de prendre des risques, de parler des ses rencontres avec les drogues avec ses adultes référents. Ils consomment entre pairs, souvent en cachette et s’approvisionnent parfois auprès de dealers plus enclins à promouvoir leurs propres bénéfices que la qualité des produits qu’ils vendent, ce qui aggrave le risque que prend le consommateur. L’illégalité de la consommation renforce par ailleurs l’émergence de dépendances problématiques et augmente le risque de nuire à leur santé.

    En tant qu’acteurs de promotion de la santé nous tenons à souligner l’importance des facteurs environnementaux sur la santé de tout un chacun. Souvent ce sera le contexte dans lequel une drogue se consomme qui induit la consommation problématique, plus que le produit en tant que tel. Mais l’actuel cadre législatif empêche ce type de discours et empêche donc de faire de la prévention en matière d’usage de drogues. Le messager de la promotion de la santé se voit décrédibilisé lorsqu’il tient un discours raisonnable sur ces produits et est parfois suspecté de prosélytisme. Il y a pourtant une nette distinction à opérer entre une incitation à la consommation, dont les dealers se chargent, et un discours préventif objectivement informatif, rendu d’autant plus difficile par la coupe des drogues vendues sur le marché noir.

    Nous pensons qu’une véritable promotion de la santé passe par la régulation du commerce des produits actuellement illégaux, dont la qualité serait ainsi garantie et l’usage normalisé. Cela n’empêchera pas pour autant que certaines personnes deviendront dépendantes de ces produits, mais comme c’est le cas pour les alcooliques et/ou pour les nombreuses personnes dépendantes de psychotropes légaux nous pourrons les aider, sans contraintes judiciaires, soit à moduler leurs consommations, soit à s’en abstenir.

    Il devient urgent que les instances politiques prennent leurs responsabilités, osent responsabiliser les citoyens et arrêtent de stigmatiser les plus fragilisés d’entre nous.
    Mr Jones, 15 Décembre 2009
    #3
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    NoSyF |3rained
    NoSyF, 15 Décembre 2009
    #4
  5. Offline
    Le Lensois Sang & Or
    Ouep, la réouverture des maisons closes leur permettrai ptet de plus se geler les miches sur le trottoir c'est clair =/

    Par contre, autorisé des drogues qualifiées de dures, j'trouve ca un peu limite quand même.. le canna ok.. mais la cock wtf :s
    Le Lensois, 15 Décembre 2009
    #5
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    Jereck Procrastinateur
    Equipe GamerZ.be
    Et l'alcool alors ?
    Jereck, 15 Décembre 2009
    #6
  7. Offline
    Benji It's caturday!
    J'y ai pensé aussi pour la vente mais si ce n'est pas le cas je vois pas trop l'intérêt pour le pays :/

    Entièrement d'accord avec ton post ;)

    Sinon pour l'alcool, il me semble avoir lu une fois une remarque qui disait que c'était dû à la relation qu'elle avait avec la culture, que maintenant c'était socialement accepté mais pas les drogues, 'fin c'est pas très clair ou quoi mais si quelqu'un voit ce dont je veux parler, n'hésitez pas à mettre cette phrase :cool:
    Benji, 15 Décembre 2009
    #7
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    Ink[ru] Elite and dangerous
    pah degeu, jamais j'iras la bas ! ))
    Ink[ru], 16 Décembre 2009
    #8
  9. Offline
    batto Mendokse Familialu
    L'intérêt, c'est que si la possession en dessous d'un certains seuil ne représente plus un délit, il y a donc plus de raisons d'interpeller, arrêter et condamner de "simples consommateurs", cela représente en coût, des millions d'euro qui peuvent être réutiliser pour des réels affaires criminels, parce que justement, en affaire de drogues, la majorité des gens arrêtes ne sont pas les dealeurs mais de simple consommateurs, ce qui au final montre à quel point la prohibition montre ses limites et coute très cher aux gouvernements.

    Dans des pays comme le notre ou la France, où l'on stigmatise systématiquement les drogues et les drogués (suffit de voir la réaction de ink[ru] ), dépénaliser parait d'une aberrance les plus folles, pourtant cela reste une des rares alternatives plausible et efficace et permettre un vrai dialogue de prévention.

    Ça veut pas dire faire l'apologie des drogues et encourager leur libres usages, mais les statistiques prouvent très bien que les pays prohibitionniste à outrance font fausses routes alors que les quelques rares pays a avoir été moins démagogues ont des chiffres de consommations beaucoup plus faible que les autres pays européen par exemple.

    La république Tchèque à l'un des plus important taux de consommation de cannabis d'Europe, suivit de près par des pays comme l'Angleterre ou la France, qui pourtant punissent sévèrement le simple délit de détention à l'inverse des pays bas qui elle à l'un des taux les plus faible et surtout qui montre quasiment aucun signe d'accroissement, à l'inverse des autres pays européens justement.

    Le fait par exemple d'autoriser la vente contrôlé d'un produit comme le cannabis, permet premièrement d'éviter de marginaliser ses consommateurs et donc d'avoir un dialogue préventif, d'avoir un minimum de contrôle quand à la qualité du produit (ce dernier ne sera plus couper avec des produits bien plus dangereux sanitairement parlant que le stupéfiant lui-même) et surtout éviter d'avoir recours au marché noir pour se procurer le stupéfiant, donc entrer en contact avec des gens peu scrupuleux dont le seul intérêt est l'argent, et qui vous refourgera des produits frelater et dangereux et surtout vous incitera à consommer plus durement.

    Quand à l'alcool, oui effectivement, on l'a banalisé, en occident elle est socialement accepté et plébiscité, on l'a produit depuis des siècles, elle est même protégé par des labelles de qualité et d'authenticité et surtout on apprend à la consommer en famille a l'approche de l'adolescence, qui n'a pas ici bu son premier verre d'alcool avec la famille, à l'occasion des fêtes de fin d'année, justement ou l'on fait "exception" et fait figure de rite de passage.
    Chaque jours qui fait, nous sommes entouré par la publicités pour l'a consommé, et peut importe ou l'on sort en soirée, elle y est omniprésente et presque devenu indispensable pour s'amuser, c'est dans ce sens benji qu'on dit qu'elle est socialement intégrée a nos vie.

    Un bête exemple qui démontrera tout, est le fait que mieux tenir l'alcool est montré comme un signe de virilité ou de "force"( pour vous mesdames :p ), une sorte de qualité en sommes .
    Pourtant à coté de ca, c'est l'une des pires drogues qui soit lorsque son consommateur en est devenu accro. Une des drogues qui peut provoquer la mort lors du sevrage par addiction physique ( c'est à dire que le corps en a "besoin" et le réclame), à l'inverse par exemple du cannabis qui est bien moins toléré, qui pourtant en aucune façon ne peut provoquer la mort par ingestion ou inhalation.

    Du fait que l'alcool soit justement banalisé, les psychologues la nomme la "drogue sale" parce qu'on la voit jamais réellement comme une drogue (la preuve c'est qu'on la met tjs à part quand on parle de drogue ) et qu'on prend trop rarement les problèmes d'alcoolisme comme étant quelque chose de grave, on va fermer les yeux devant le fait qu'on consommes 3 à 4 verre de vin quotidiennement, et ce de la part du consommateur comme de son entourage.

    Le plus important je pense, lorsqu'on est amener à consommer des drogues, c'est prendre conscience de son impact sur nous et surtout de s'inquiéter qu'elle ne prenne pas une part trop importante dans nos vies et tâcher tant que faire se peut d'en garder le contrôle, et de savoir admettre également qu'on perd ce contrôle quand c'est le cas.
    batto, 16 Décembre 2009
    #9
  10. Offline
    C@n Elite
    Je trouve que l'état actuel au niveau de la Belgique suffit amplement.
    C@n, 16 Décembre 2009
    #10
  11. Offline
    batto Mendokse Familialu
    absolument pas, parce que s'il y a une tolérance vis à vis du cannabis, la loi reste flou, et finalement personne ne sait ou se trouve la limite on fini par entendre tout et n'importe quoi.

    Maintenant la question des drogues est tellement sensible que clairement s'affirmer pour une dépénalisation est un suicide électorale pur et dur
    batto, 16 Décembre 2009
    #11
  12. Offline
    C@n Elite
    La limite en Belgique?? Y a rien de flou, PAS DE DROGUE !

    Tolérer jusqu'a un certain seuil ne veut pas dire autoriser! C'est la que la plupart des camés se trompent et ils le font dans le but de se rassurer.

    Pour en avoir connu, je peux dire qu'ils sont tous flou autour du sujet de la légalité ou non de la drogue, forcément quand tu deal vaut mieux être flou à ce sujet puisqu'en réalité ce n'est pas autorisé !

    La tolérance n'a que pour seul but d'éviter de faire un procès verbal pour une détention de cannabis inférieur à un certain poid. Ils en parlaient encore il y a peu à la télé et si tu te fais chopper avec ta dose même en deça de la tolérance, ils confisqueront malgré tout.
    C@n, 16 Décembre 2009
    #12
  13. Offline
    batto Mendokse Familialu
    Ce à quoi je faisais directement allusion ... En deçà de 3g/personne adulte ou d'un plant/par adulte....
    Le procès verbal est bien dressé, mais en version simplifié et constitue pas un délit mais une nuisance à peu de chose près...

    Et si dans les textes de loi le doute existe déjà, dans les faits ca l'est encore plus, rends toi à un festival ou simplement dans un parc à Bruxelles ou même certains cafés, les gens ne se cachent plus pour fumer un joint à l'extérieur, même avec présence policière. Même en Hollande les gens se permettent pas ce genre de folie !
    batto, 16 Décembre 2009
    #13
  14. Offline
    C@n Elite
    Je ne vois pas ou est le flou, le problème est tout autre et puis il vient un moment ou les autorités préfèrent cantonné les camés dans une même zone.
    C@n, 16 Décembre 2009
    #14
  15. Offline
    batto Mendokse Familialu
    C'est ca le truc, tu ne vois pas ....

    Quand on dit en dessous de 3grammes d'un produit sensé être illégale on te fou la paix, mais pas trop quand même, j'ai envie de demander elle est ou la logique ......
    batto, 16 Décembre 2009
    #15
  16. Offline
    C@n Elite
    Mais c'est toi qui n'est pas logique, je l'ai expliqué clairement au début.

    Ce n'est pas permis du tout, il y a juste une tolérance au deça de laquelle il n'y a pas de procès verbal d'écrit si jamais tu te fais pincer.
    C@n, 16 Décembre 2009
    #16
  17. Online
    Elian Techno Mofo
    Equipe GamerZ.be
    C@n a parlé. Vous pouvez maintenant retourner à vos occupations normales.
    Elian, 16 Décembre 2009
    #17
  18. Offline
    C@n Elite
    A mon avis le problème de compréhension vient plus du fait d'un manque de connaissance dans les procédures du système.

    edit : Plus sérieusement, dans un festival ou dans un café, le simple camé je crois pas que c'est ce que recherche les autorités, ils essayeront par tout les moyens de chopper le dealer qui profite de la faiblesse, la dépendance des camés.

    De plus il y a fort à parier que si tu connais des cafés ou il y a plein de camés, il doit y avoir non loin au minimum un dealer.
    Si la concentration de dépendant augmente, le dealer doit suivre et prendre de plus en plus de risques.
    C'est une procédure vicieuse des autorités parce qu'une fois le dealer coincer, il reste les dépendants et il n'y a aucune prise en charge, il y a même une demande plus forte que l'offre ce qui poussera tôt ou tard un autre à prendre le relais.
    C@n, 16 Décembre 2009
    #18
  19. Offline
    batto Mendokse Familialu
    La logique façon c@n en somme ?

    Qui plus est, tu parles de connaissance du système et finalement c'est toi qui le connais le moins, même en dessous de 3g, la loi prescrit un Procès Verbal simplifier. Même si dans les faits, rien de tout ca n'est appliqué.
    batto, 16 Décembre 2009
    #19
  20. Offline
    Sigmund Philololologue

    l'homosexualité, c'est légal tu sais :)
    Sigmund, 16 Décembre 2009
    #20