Ochinko
Jedi
C'est pas spécialement mon genre, mais j'avoue que là le ministre président flamand, Yves Leterme (CD&V) a réussi à me foutre les boules. Voici une copie de l'article paru sur le site web du journal Le Soir :
[gv3box=Article paru sur le site du quotidien "Le Soir"]
Leterme se lâche dans Libération
Rédaction en ligne
vendredi 18 août 2006, 07:30
Dans une interview à "Libération", le ministre-président flamand Yves Leterme déclare que les francophones des communes à facilités ne sont pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais. Elio Di Rupo estime qu'il s'agit peut-être d'une mauvaise traduction. Ecolo, le CDH et le MR s'insurgent.
Dans une entrevue publiée jeudi à Paris par le quotidien français "Libération", M. Leterme précise aussi n'être pas séparatiste par principe, même si la Flandre pourrait se débrouiller seule. Il réitère des prises de position communautaires connues: pas question de modifier la frontière linguistique, nécessité de nouveaux transferts de compétences vers les Régions, etc...
Pour M. Leterme, qui reconnaît qu'il y a 70 à 80% de francophones dans les communes flamandes à facilités, l'usage du français y est toléré et l'idée de départ était que beaucoup d'entre eux allaient s'adapter à la nouvelle réalité linguistique. "Mais apparemment les francophones ne sont pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais, d'où la prolongation de ce statut d'exception."
S'expliquant plus avant sur les antennes de la radio-télévision commerciale flamande VTM, M. Leterme a précisé que cela dénote soit "de la mauvaise volonté", soit "un manque de connaissance et de clairvoyance". Il n'est pas question de toucher à la frontière linguistique: "si on le fait, je remettrais aussitôt en cause la parité entre francophones et néerlandophones au sein du gouvernement fédéral", dit-il encore à Libération.
Evoquant l'impossibilité de créer un Etat belge bilingue, il souligne "les difficultés des leaders politiques francophones, et même du roi de ce pays, à parler couramment le néerlandais" et estime qu'il n'existe pas de volonté, du côté francophone, de créer un espace bilingue.
Le roi, les Diables rouges, les bières comme ciment national
"Le roi, l'équipe de foot, certaines bières..." constituent aux yeux du ministre-président flamand ce qui reste en commun aux francophones et aux néerlandophones en Belgique. Mais il estime que cela n'est pas dramatique, la Belgique n'étant pas une valeur en soi mais "des institutions au service d'une population". Si ces institutions n'évoluent pas pour s'adapter aux désirs des citoyens, ce pays n'a pas d'avenir, dit-il encore.
Rappelant que son parti ne participera pas à un gouvernement après les élections s'il n'y a pas de nouveaux transferts de compétences, Yves Leterme précise que la nécessité d'avoir un gouvernement fédéral passe au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre et juge que la Belgique "est née d'un accident de l'histoire".
S'il est d'avis qu'une Flandre indépendante changerait peu de choses à la réalité politique du pays, il ajoute toutefois n'être pas séparatiste par principe. Certaines choses peuvent encore être faites en commun, comme la solidarité interpersonnelle pour les retraites et les malades, dit-il, ajoutant encore que "pour divorcer, il faut être deux".
Cette entrevue complète un article intitulé "Babel(ge)" que le quotidien français consacre à l'évolution de la question linguistique en Belgique.
"Des propos insultants", selon Di Rupo
Pour le président du PS Elio Di Rupo, les propos du ministre-président flamand Yves Leterme concernant les francophones des communes à facilités sont insultants et doivent découler d'une erreur de traduction ou d'une mauvaise utilisation de la langue française. Il souligne en outre que la frontière linguistique est indissociable de la garantie de facilités pour les francophones et prévient que si la parité linguistique au sein du gouvernement fédéral n'était pas maintenue, les francophones exigeraient l'alternance du rôle linguistique du premier ministre fédéral et une composition du gouvernement bruxellois proportionnelle au rôle linguistique des habitants de cette Région.
Réagissant aux propos tenus par M. Leterme dans le quotidien français "Libération", M. Di Rupo dit ne pouvoir croire "que son collègue ministre-président d'une région de qualité qu'est la Flandre puisse tenir des propos insultants à l'égard de francophones". Dans tous les cas, les Belges, germanophones et francophones de Bruxelles, de Wallonie ou des communes à facilités, sont des gens de qualité qui méritent le respect, souligne-t-il.
Le président du PS tient aussi à mettre les points sur les "i" quant au au fond des propos tenus par M. Leterme. Il souligne ainsi que la frontière linguistique a été artificiellement tracée sur base des rapports de force politique, sans se soucier de la volonté d'appartenance de la population. Cette frontière va de pair et est indissociable de la garantie des facilités pour les francophones des communes à facilités. Remettre en cause ces facilités signifie automatiquement remettre en cause la frontière linguistique notamment par l'élargissement de la Région de Bruxelles-Capitale, ajoute le président socialiste. Celui-ci juge incompréhensible la menace d'Yves Leterme de ne pas maintenir la parité linguistique des ministres au sein du gouvernement fédéral. Pour Elio Di Rupo, il est évident qu'une telle hypothèse, que le PS ne souhaite pas, entraînerait de la part des francophones deux exigences: l'alternance du rôle linguistique du premier ministre fédéral tous les 4 ans et un gouvernement bruxellois composé à la proportionnelle du rôle linguistique de ses habitants, à savoir 90% de francophones et 10% de néerlandophones.
Le président du PS rappelle encore que Bruxelles est et restera une Région très majoritairement francophone. La Wallonie sera toujours solidaire de Bruxelles. Le PS considère que la défense des francophones de Bruxelles et des communes à facilités est une priorité politique et humaine, avertit encore Elio di Rupo.
(D'après Belga)
Ecolo, le CDH et le MR s'insurgent
La secrétaire fédérale d'Ecolo, Isabelle Durant, est surprise par la virulence des déclarations d'Yves Leterme à propos des Francophones de la périphérie et de l'avenir de la Belgique. Selon elle, sur ce point, le ministre-président flamand ne se distingue guère plus du Vlaams Belang.
Je suis surpise de la virulence de ces propos. A peine rentré de vacances, M. Leterme déterre la hache de guerre, a-t-elle souligné. La secrétaire fédérale décèle tout de même un point positif dans l'entretien accordé par le ministre-président au quotidien "Libération". Il admet enfin que 70 à 80% des habitants de la périphérie bruxelloise sont des Francophones. C'est intéressant mais je pense que ces 70 à 80% méritent le respect et non le mépris, a-t-elle expliqué.
Les propos de M. Leterme méritent aussi d'être analysés dans une perspective politique plus large, estime-t-elle. Je ne vois plus de différence entre ces propos et ceux du Vlaams Belang sur ce point. Le CD&V est devenu un facteur de déstabilisation de la Belgique. Cela mérite réflexion, a-t-elle dit. Mme Durant s'étonne enfin de la précocité de cette intervention. Il vient déjà le 18 août pour préparer les discussions de 2007, a-t-elle conclu.
Leterme a besoin de vacances
De son côté, le CDH aurait apprécié que le ministre-président flamand Yves Leterme, s'exprimant de surcroît devant une opinion publique étrangère, s'abstienne de critiquer le roi, ses collègues francophones et une partie des habitants francophones de son pays, les faisant passer pour des inadaptés intellectuels.
Le parti des Humanistes ajoute qu'il n'apprécie pas plus la désinvolture affichée à l'égard de son pays et du gouvernement fédéral dont il ravale l'existence au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre.
Dans un communiqué, le CDH regrette l'attitude du ministre président flamand et ajoute qu'il préfère, quant à lui, défendre l'image de son pays et de tous ses habitants à l'étranger, faire fonctionner ses institutions et prôner des échanges respectueux entre les francophones et les flamands, qui tiennent compte des spécificités et des valeurs de chacun.
C'est cela qui hier et aujourd'hui a construit la Belgique qui contrairement à ce que pense le ministre-président flamand, n'est pas un accident de l'Histoire. Et c'est cela qui aujourd'hui et demain construira l'Europe dont l'avenir fédéral, à suivre la logique de M. Leterme, n'aurait donc aucun sens, dit encore le cdH.
Quant aux "désirs des citoyens", tous les sondages confirment la volonté manifeste des Belges de garder un Etat uni et non d'exacerber les identités, précise encore le CDH qui ironise en conclusion qu'il souhaite à Yves Leterme de passer une très bonne fin de vacances, ce dont il a visiblement encore un peu besoin.
Comment encore s'occuper du Fédéral?
Enfin, le président et vice-premier ministre MR, Didier Reynders, se demande comment les sociaux-chrétiens flamands peuvent encore avoir l'ambition de participer à la gestion du gouvernement fédéral après les propos à ce point dénigrants pour les institutions du pays, le roi et la Belgique en général tenus par un de leurs responsables.
Il qualifie les propos d'Yves Leterme d'injurieux et ajoute qu'il ne répondra pas sur le même ton. Pour M. Reynders, il est totalement déplacé de critiquer son pays à l'étranger.
On s'attend à autre chose de la part d'un dirigeant politique, a-t-il commenté. Pour lui, les propos de M. Leterme à l'égard des francophones sont injurieux. On ne peut pas qualifier autrement les propos de M. Leterme qui traitent les francophones d'handicapés intellectuels. Même si sa remarque est localisée -il parle des francophones de la périphérie- elle est inadmissible, a ajouté M. Reynders.
Dans mon parti en tout cas, tous les responsables politiques qui s'occupent du niveau fédéral comprennent et connaissent le néerlandais, a-t-il encore souligné, citant Louis Michel, Armand De Decker et lui-même. Je connais trop bien Yves Lerterme pour croire que ces propos peuvent être attribués à sa méconnaissance du français. Après ce qu'il a dit, je suppose qu'il continuera encore longtemps à s'occuper des affaires flamandes.
Et M. Reynders de conclure que rien n'a changé depuis l'attitude d'un prédécesseur de M. Leterme à la tête de la Flandre, Luc Van den Brande, qui lançait un coq en caoutchouc à son chien pour jouer.
(D'après Belga)
[/gv3box]
Que vous inspirent ces déclaration ? Etes vous pour ou contre une séparation de la Belgique ? N'en avez vous pas assez de ces querelles communautaires ?
Bien évidemment, comme il s'agit d'un sujet "chaud", une certaine retenue vous est demandée pour éviter que le topic parte en sucette
[gv3box=Article paru sur le site du quotidien "Le Soir"]
Leterme se lâche dans Libération
Rédaction en ligne
vendredi 18 août 2006, 07:30

Dans une interview à "Libération", le ministre-président flamand Yves Leterme déclare que les francophones des communes à facilités ne sont pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais. Elio Di Rupo estime qu'il s'agit peut-être d'une mauvaise traduction. Ecolo, le CDH et le MR s'insurgent.
Dans une entrevue publiée jeudi à Paris par le quotidien français "Libération", M. Leterme précise aussi n'être pas séparatiste par principe, même si la Flandre pourrait se débrouiller seule. Il réitère des prises de position communautaires connues: pas question de modifier la frontière linguistique, nécessité de nouveaux transferts de compétences vers les Régions, etc...
Pour M. Leterme, qui reconnaît qu'il y a 70 à 80% de francophones dans les communes flamandes à facilités, l'usage du français y est toléré et l'idée de départ était que beaucoup d'entre eux allaient s'adapter à la nouvelle réalité linguistique. "Mais apparemment les francophones ne sont pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais, d'où la prolongation de ce statut d'exception."
S'expliquant plus avant sur les antennes de la radio-télévision commerciale flamande VTM, M. Leterme a précisé que cela dénote soit "de la mauvaise volonté", soit "un manque de connaissance et de clairvoyance". Il n'est pas question de toucher à la frontière linguistique: "si on le fait, je remettrais aussitôt en cause la parité entre francophones et néerlandophones au sein du gouvernement fédéral", dit-il encore à Libération.
Evoquant l'impossibilité de créer un Etat belge bilingue, il souligne "les difficultés des leaders politiques francophones, et même du roi de ce pays, à parler couramment le néerlandais" et estime qu'il n'existe pas de volonté, du côté francophone, de créer un espace bilingue.
Le roi, les Diables rouges, les bières comme ciment national
"Le roi, l'équipe de foot, certaines bières..." constituent aux yeux du ministre-président flamand ce qui reste en commun aux francophones et aux néerlandophones en Belgique. Mais il estime que cela n'est pas dramatique, la Belgique n'étant pas une valeur en soi mais "des institutions au service d'une population". Si ces institutions n'évoluent pas pour s'adapter aux désirs des citoyens, ce pays n'a pas d'avenir, dit-il encore.
Rappelant que son parti ne participera pas à un gouvernement après les élections s'il n'y a pas de nouveaux transferts de compétences, Yves Leterme précise que la nécessité d'avoir un gouvernement fédéral passe au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre et juge que la Belgique "est née d'un accident de l'histoire".
S'il est d'avis qu'une Flandre indépendante changerait peu de choses à la réalité politique du pays, il ajoute toutefois n'être pas séparatiste par principe. Certaines choses peuvent encore être faites en commun, comme la solidarité interpersonnelle pour les retraites et les malades, dit-il, ajoutant encore que "pour divorcer, il faut être deux".
Cette entrevue complète un article intitulé "Babel(ge)" que le quotidien français consacre à l'évolution de la question linguistique en Belgique.
"Des propos insultants", selon Di Rupo
Pour le président du PS Elio Di Rupo, les propos du ministre-président flamand Yves Leterme concernant les francophones des communes à facilités sont insultants et doivent découler d'une erreur de traduction ou d'une mauvaise utilisation de la langue française. Il souligne en outre que la frontière linguistique est indissociable de la garantie de facilités pour les francophones et prévient que si la parité linguistique au sein du gouvernement fédéral n'était pas maintenue, les francophones exigeraient l'alternance du rôle linguistique du premier ministre fédéral et une composition du gouvernement bruxellois proportionnelle au rôle linguistique des habitants de cette Région.
Réagissant aux propos tenus par M. Leterme dans le quotidien français "Libération", M. Di Rupo dit ne pouvoir croire "que son collègue ministre-président d'une région de qualité qu'est la Flandre puisse tenir des propos insultants à l'égard de francophones". Dans tous les cas, les Belges, germanophones et francophones de Bruxelles, de Wallonie ou des communes à facilités, sont des gens de qualité qui méritent le respect, souligne-t-il.
Le président du PS tient aussi à mettre les points sur les "i" quant au au fond des propos tenus par M. Leterme. Il souligne ainsi que la frontière linguistique a été artificiellement tracée sur base des rapports de force politique, sans se soucier de la volonté d'appartenance de la population. Cette frontière va de pair et est indissociable de la garantie des facilités pour les francophones des communes à facilités. Remettre en cause ces facilités signifie automatiquement remettre en cause la frontière linguistique notamment par l'élargissement de la Région de Bruxelles-Capitale, ajoute le président socialiste. Celui-ci juge incompréhensible la menace d'Yves Leterme de ne pas maintenir la parité linguistique des ministres au sein du gouvernement fédéral. Pour Elio Di Rupo, il est évident qu'une telle hypothèse, que le PS ne souhaite pas, entraînerait de la part des francophones deux exigences: l'alternance du rôle linguistique du premier ministre fédéral tous les 4 ans et un gouvernement bruxellois composé à la proportionnelle du rôle linguistique de ses habitants, à savoir 90% de francophones et 10% de néerlandophones.
Le président du PS rappelle encore que Bruxelles est et restera une Région très majoritairement francophone. La Wallonie sera toujours solidaire de Bruxelles. Le PS considère que la défense des francophones de Bruxelles et des communes à facilités est une priorité politique et humaine, avertit encore Elio di Rupo.
(D'après Belga)
Ecolo, le CDH et le MR s'insurgent
La secrétaire fédérale d'Ecolo, Isabelle Durant, est surprise par la virulence des déclarations d'Yves Leterme à propos des Francophones de la périphérie et de l'avenir de la Belgique. Selon elle, sur ce point, le ministre-président flamand ne se distingue guère plus du Vlaams Belang.
Je suis surpise de la virulence de ces propos. A peine rentré de vacances, M. Leterme déterre la hache de guerre, a-t-elle souligné. La secrétaire fédérale décèle tout de même un point positif dans l'entretien accordé par le ministre-président au quotidien "Libération". Il admet enfin que 70 à 80% des habitants de la périphérie bruxelloise sont des Francophones. C'est intéressant mais je pense que ces 70 à 80% méritent le respect et non le mépris, a-t-elle expliqué.
Les propos de M. Leterme méritent aussi d'être analysés dans une perspective politique plus large, estime-t-elle. Je ne vois plus de différence entre ces propos et ceux du Vlaams Belang sur ce point. Le CD&V est devenu un facteur de déstabilisation de la Belgique. Cela mérite réflexion, a-t-elle dit. Mme Durant s'étonne enfin de la précocité de cette intervention. Il vient déjà le 18 août pour préparer les discussions de 2007, a-t-elle conclu.
Leterme a besoin de vacances
De son côté, le CDH aurait apprécié que le ministre-président flamand Yves Leterme, s'exprimant de surcroît devant une opinion publique étrangère, s'abstienne de critiquer le roi, ses collègues francophones et une partie des habitants francophones de son pays, les faisant passer pour des inadaptés intellectuels.
Le parti des Humanistes ajoute qu'il n'apprécie pas plus la désinvolture affichée à l'égard de son pays et du gouvernement fédéral dont il ravale l'existence au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre.
Dans un communiqué, le CDH regrette l'attitude du ministre président flamand et ajoute qu'il préfère, quant à lui, défendre l'image de son pays et de tous ses habitants à l'étranger, faire fonctionner ses institutions et prôner des échanges respectueux entre les francophones et les flamands, qui tiennent compte des spécificités et des valeurs de chacun.
C'est cela qui hier et aujourd'hui a construit la Belgique qui contrairement à ce que pense le ministre-président flamand, n'est pas un accident de l'Histoire. Et c'est cela qui aujourd'hui et demain construira l'Europe dont l'avenir fédéral, à suivre la logique de M. Leterme, n'aurait donc aucun sens, dit encore le cdH.
Quant aux "désirs des citoyens", tous les sondages confirment la volonté manifeste des Belges de garder un Etat uni et non d'exacerber les identités, précise encore le CDH qui ironise en conclusion qu'il souhaite à Yves Leterme de passer une très bonne fin de vacances, ce dont il a visiblement encore un peu besoin.
Comment encore s'occuper du Fédéral?
Enfin, le président et vice-premier ministre MR, Didier Reynders, se demande comment les sociaux-chrétiens flamands peuvent encore avoir l'ambition de participer à la gestion du gouvernement fédéral après les propos à ce point dénigrants pour les institutions du pays, le roi et la Belgique en général tenus par un de leurs responsables.
Il qualifie les propos d'Yves Leterme d'injurieux et ajoute qu'il ne répondra pas sur le même ton. Pour M. Reynders, il est totalement déplacé de critiquer son pays à l'étranger.
On s'attend à autre chose de la part d'un dirigeant politique, a-t-il commenté. Pour lui, les propos de M. Leterme à l'égard des francophones sont injurieux. On ne peut pas qualifier autrement les propos de M. Leterme qui traitent les francophones d'handicapés intellectuels. Même si sa remarque est localisée -il parle des francophones de la périphérie- elle est inadmissible, a ajouté M. Reynders.
Dans mon parti en tout cas, tous les responsables politiques qui s'occupent du niveau fédéral comprennent et connaissent le néerlandais, a-t-il encore souligné, citant Louis Michel, Armand De Decker et lui-même. Je connais trop bien Yves Lerterme pour croire que ces propos peuvent être attribués à sa méconnaissance du français. Après ce qu'il a dit, je suppose qu'il continuera encore longtemps à s'occuper des affaires flamandes.
Et M. Reynders de conclure que rien n'a changé depuis l'attitude d'un prédécesseur de M. Leterme à la tête de la Flandre, Luc Van den Brande, qui lançait un coq en caoutchouc à son chien pour jouer.
(D'après Belga)
[/gv3box]
Que vous inspirent ces déclaration ? Etes vous pour ou contre une séparation de la Belgique ? N'en avez vous pas assez de ces querelles communautaires ?
Bien évidemment, comme il s'agit d'un sujet "chaud", une certaine retenue vous est demandée pour éviter que le topic parte en sucette