Quel système de santé pour vous dans le futur?

Discussion dans 'Actualité' créé par Actifed, 18 Mars 2004.

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    Actifed 236.443.443
    Médecine : les étudiants victimes de l’incohérence législative
    EDITION DU JEUDI 4 MARS 2004


    Lettre ouverte des doyens des facultés de médecine de l’Université de Mons-Hainaut, de l’Université libre de Bruxelles, des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur, de l’Université de Liège et de l’Université catholique de Louvain (1) Les doyens des facultés de médecine sont, vis-à-vis de la société, responsables de la formation des futurs médecins. (…) Depuis 1997, dans ce pays où l’organisation des études relève des Communautés et l’accès à la formation spécialisée de l’Etat fédéral, l’évolution des règlements en matière de limitation de l’offre médicale s’est faite avec un manque de synchronisation dont les étudiants ont souffert gravement, au point de s’interroger sur la cohérence des autorités politiques et universitaires. L’éducation citoyenne du médecin a été gravement perturbée par des décisions qui font passer une planification des prestataires de soins avant d’autres mesures d’économie. Le fait de ne pas comprendre des choix politiques est source de frustration. La permanente incertitude des étudiants en médecine, en dentisterie et en kinésithérapie auxquels on annonce que les « derniers » d’entre eux seront exclus de la pratique médicale soignante sur base de critères qui ont été modifiés en fin de parcours est déstabilisante et crée des problèmes humains. Nous déplorons vivement cette situation. Le contexte réglementaire actuel en matière d’accès à la profession de médecin n’est pas cohérent. Nous nous attacherons à le démontrer. Par contre, ce n’est ni le moment ni l’endroit pour prendre position sur le bien-fondé d’une limitation de l’offre médicale. (…) C’est au début des années 90 que le pouvoir politique belge s’est ouvert au débat sur le numerus clausus. La négociation a été longue et difficile. Dans notre Etat fédéral, l’organisation et l’accès aux études dépendent du ministre de l’Enseignement supérieur de la Communauté. La durée des études est une compétence résiduelle du Premier ministre et l’accès à la formation spécialisée relève du ministre fédéral de la Santé. L’article 170 de la loi-cadre du 30.4.1996 a donné au ministre fédéral le pouvoir de définir le nombre de candidats ayant accès à la formation de troisième cycle imposée par la directive européenne de 1986 à tout praticien, qu’il soit généraliste ou spécialiste. La mise en place des règles communautaires a été chaotique, particulièrement du côté de la Communauté française avec publication d’un décret instaurant la sélection au terme de la troisième année en 1997 et son abolition en 2003. Au niveau fédéral, la publication des quotas a tardé jusqu’en 2002. C’est à cette date que les étudiants qui avaient commencé leurs études cinq ans auparavant ont été informés du nombre de postes de formation postgraduée par communauté et par discipline. Le contexte juridique de ces mesures a posteriori est instable. Le « contingentement » des médecins prend réellement son effet cette année, près de dix ans après l’enclenchement du processus. Entre-temps, la pénurie médicale s’est installée chez nos voisins français et hollandais et plus gravement encore en Irlande et en Grande-Bretagne où l’on ouvre de nouvelles écoles de médecine… (…) Dix années de discussions politiques et professionnelles… Dix générations d’étudiants maintenus dans l’incertitude. La réduction du nombre de diplômés sera effective malgré les faiblesses législatives : à partir de 2004, les universités de la Communauté française attribueront bon an mal an 320 à 330 diplômes de docteur en médecine alors qu’auparavant elles en formaient le double avec une réduction spontanée autour de 550 au début des années 2000. Le législateur a prévu, pour les diplômés des universités de la Communauté française de Belgique, 280 postes de formation en médecine soignante, outre 8 pédopsychiatres. Quarante jeunes diplômés des institutions de la Communauté française se verront donc refuser l’accès à la pratique si l’on applique strictement les textes. Les postes hospitaliers de formation non occupés de ce fait pourraient même être attribués aux surnuméraires recalés du concours de l’internat français ou à d’autres médecins de la Communauté européenne, mais pas à nos diplômés, si l’on en croit certains fonctionnaires du ministère de la Santé… (…) En juin 2003, les doyens ont adressé au formateur une lettre demandant un moratoire de quatre ans, c’est-à-dire une application « souple » de l’arrêté royal du 30 mai 2002 pendant les quatre prochaines années pour les étudiants régulièrement inscrits dans le deuxième cycle des études médicales de nos trois universités à la date du 30 septembre 2003. Cette demande était basée sur le caractère modéré de l’excédent de diplômés (une quarantaine en Communauté française) et surtout sur l’incertitude réglementaire persistante vécue par les étudiants pendant toutes ces années. Les doyens ont plaidé pour que les orientations professionnelles des étudiants puissent se faire sans la contrainte d’une sélection qui verse dans le byzantinisme tant elle est complexe et sujette à contestation. Ils proposaient de respecter les quotas définis par le législateur, mais avec la souplesse des 15 % de dépassement qui ont été permis par le gouvernement de la Communauté française. Le ministre Rudy Demotte a été sensible au problème humain de ces quatre cohortes d’étudiants. Il a encouragé la commission fédérale de planification de l’offre médicale à construire une solution technique respectant l’esprit des accords politiques antérieurs. Le système de lissage-rattrapage, adopté à l’unanimité des représentants des deux Communautés a été annoncé le 27 novembre 2003. Sans être un moratoire, la solution proposée permettait de rassurer les étudiants engagés dans le second cycle des études en médecine au prix d’une hypothèque sur les cohortes d’étudiants qui entameront leurs études en 2004 et 2005 principalement. La transcription de la décision de la commission de planification dans un arrêté ministériel reste bloquée par le parti du Premier ministre. Le moratoire de quatre ans demandé par les doyens devrait être mis à profit par les politiques pour analyser de façon scientifique les besoins en personnel de santé sans commettre les erreurs d’évaluation qui aboutissent à des drames dans les pays voisins. (…) En tant que responsables de la formation médicale, les doyens ne peuvent accepter que des jeunes gens brillants et méritants qui sont arrivés au terme de sept années d’études difficiles soient mis face à un mur alors que le marché européen s’ouvre à des pays à très haute densité médicale et alors que des médecins qui ont effectué des formations dans des circuits parallèles et sans aucun contrôle académique sont admis à la pratique professionnelle sur base d’une jurisprudence qui reconnaît la formation « par l’expérience » (et en particulier de l’arrêt Hocsman). L’incohérence du communautaire et du fédéral a biaisé les modes de sélection et a retardé l’échéance de façon inacceptable. L’élargissement de l’Europe et l’évolution de la jurisprudence en matière d’équivalence et de reconnaissance de formations « sur le tas » en dehors des circuits académiques ouvrent la porte à une augmentation incontrôlée du corps médical alors que des étudiants réguliers seront exclus au moment où ils reçoivent leur diplôme. Sommes-nous encore dans un État de droit ? La volonté de nos élus serait-elle de contrôler le coût de la santé en important par « discrimination positive » des médecins moins bien formés et moins exigeants que ceux que nous formons dans la tradition d’une médecine qui est reconnue parmi les meilleures du monde ?• (1) Henri Alexandre, doyen de la faculté de médecine de l’Université de Mons-Hainaut ; Elie Cogan, doyen de la faculté de médecine de l’ULB ; Bruno Flamion, doyen de la faculté de médecine des FUNDP ; Raymond Limet, doyen de la faculté de médecine de l’ULg ; Jean-Jacques Rombouts, doyen de la faculté de médecine de l’UCL.


    Je sais, c'est long, mais en gros, même si cela ne vous touche que de loin, cela vous touche quand meme... Le fait de diminuer de maniere importante le nombre de medecins sortant, n'aura pour effet que d'augmenter une charge de travail dejà conséquente et il n'en sortira qu'une prise en charge d'autant plus mediocre du patient c'est-à-dire vous... Et que l'on ne vienne pas me dire que : "bah vous vous faites des couilles en or, vous meritez bien de bosser un peu"... pcq j'en connais peu ici qui font des semaines de 60 à 90 h pour le peu de reconnaissance que l'on recoive.

    Bon je donnerai plus d'explications plus tard, mais là je vais bosser... Merci d'avoir lu.

    Manifestation de tous les etudiants de medecine de Belgique francophone à Bruxelles (Ulg, ULB, UCL depuis la premiere candi jusqu'au 4eme doc) le jeudi 18 mars à 14h au square de Meeus (Gare du Luxembourg). Vous etes les bienvenus.
    Actifed, 18 Mars 2004
    #1
  2. Offline
    Zaene *
    Il n'est meme pas question de la remuneration d'une partie des medecins ici (ce n'est pas le cas de tous loin de la, surtout en rapport a l'importance de leur travail et aux responsabilités qu'ils endosse a chaque minutes) car c'est un autre debat, mais bien carrement du gachis de nombreuses années de vie et d'étude pour .... rien, des nefles ... t'as etudier des années ? t'as travailler comme un ane? tu t'es privé? tu avais un idéal ? ben tant pis, fallait faire maçon, pas de bol !

    Ca m'rend malade !

    Ce que je voudrais quand meme bien savoir c'est clairement ce qui motive cette énieme aberration ? "Trop" de medecins"? Alors que tout ceux que je connais sont surchargé ? Comprend pas le but réel de ces mesures ??? :pfiou:
    Zaene, 18 Mars 2004
    #2
  3. Offline
    La Poubelle Elite
    La même logique que les 35 Heures. => Moins d'heure pour une personne -> 1 poste sur 7 crée.

    Moins de médecin => Moins de prescription -> Moins de charges pour l'INAMI.

    Les maths c'est pratique, mais purement théorique.



    Dans la même optique, ils sont depuis plusieurs années entrain de crier ... il manque d'infirmier ... il manque d'infirmier, faites des formations, des passerelles et autres (il y en a une nouvelle pour les kinés d'ailleurs :? ). Alors que c'est faux, il manque des infirmiers qui veulent faire 58,367 heures par semaines avec des horaires géniaux en étant payé à 1200€ par mois.

    Ils ont fait le même pour l'informatique, et on voit le résultat à l'heure actuel (et ils continuent en plus :cry: )


    Edit:
    C'est fascinant comment un sujet sur la santé comme ici passe inaperçu fasse à un thread sur les ébats d'un type avec un âne :?
    La Poubelle, 18 Mars 2004
    #3
  4. Offline
    Actifed 236.443.443
    Merci aux deux protagonistes de ce thread, rien que la comprehension de l'etat dans lequel nous nous trouvons fait deja plaisir.

    Ben oui, que veux-tu.... En meme temps, on est sur un forum de jeux video où tout le monde ne s'interesse peut-etre pas aux problemes de societe si ils n'apparaissent pas en premiere page du journal....
    Actifed, 18 Mars 2004
    #4
  5. Offline
    Ochinko Jedi
    J'ai lu en diagonale, et quel sont les réelles raisons qui guident les autorités à agir comme elles le font?

    Manque de moyens? Où il s'agit d'autre chose ?

    Enfin, je suis pas très "aware" de cette problématique, mais imaginer de perdre 7 ans de ma vie à faire des études aussi dures et contraignantes, ca me fait gerber, alors bonne chance aux étudiants ;)
    Ochinko, 18 Mars 2004
    #5
  6. Offline
    La Poubelle Elite
    Pourtant, 'cette solution' du gouvernement va faire un effet inverse par rapport à la santé.

    C'est tous les médecins qui vont en compatir (et nous) à cause de l'abus de quelques uns. Eh oui, comme l'a gentillement montré du doigt le gouvernement l'an passé en jetant aux médias deux médecins qui avaient largement exagéré le nombre de visite. C'est comme la magie, il faut distraire les gens pour faire des tours de pases passes.

    Je sais que j'habite un coin perdu, mais je n'ai pas constaté une augmentation du nombre des médecins ... au contraire :?
    La Poubelle, 18 Mars 2004
    #6
  7. Offline
    Actifed 236.443.443

    En très gros :

    L'Etat Fédéral impose un certain nombre de n° INAMI. (argent argent quand tu nous tient...)

    L'Etat a chargé les Communautés de mettre en place un système pour délivrer les n°.

    En son temps la Communauté Francophone a instauré en accord avec les Unifs le système du Numerus clausus.

    Depuis novembre 2002, Francoise Dupuis joue sa rebelle en disant "je veux plus le savoir" et hop supprime le Numerus Clausus. Le Belge moyen croit qu'il n'y a plus de sélection du tout, applaudit et vote pour Francoise Dupuis.

    Ce système VISA supprimé, beaucoup ont cru à la fin du Numerus Clausus. Mais c’était prendre le problème à l’envers car le Ministère de la Santé (fédéral) a refusé d’y mettre un terme ou de revoir les quotas dans l’immédiat. Mme Dupuis et le parlement de la Communauté Wallonie Bruxelles ont donc « ouvert les vannes » jusqu’en 4ème doctorat, dernière année d’étude mais là…les choses se compliquent en effet car les étudiants se heurtent au quota de n° d’INAMI fédéral – le vrai numerus clausus. :?

    Le gros de la sélection se fera donc dorénavant après 7 ans !!! Et c’est seulement à ce moment que les étudiants sauront

    1/ s’ils pourront ou pas pratiquer la médecine ;

    2/quelle spécialisation voudra bien d’eux (médecine générale ou autre).


    Voilà en gros à quoi ca se resume... Bien pourrie la situation...

    Ce qui est sorti de la manif de cette apres-midi et de la rencontre avec le ministre :

    Les quotas POURRAIENT être élargis pour les actuels 3eme et 4eme doctorat de medecine mais cela au depend du nombre de place pour les futurs medecins sortant donc ceux qui sortiront en 2006 et apres... Bien ça, super utile de reporter le problème...

    Mais evidemment, cet elargissement du nombre de place n'est pas encore passé, et il faudrait que le gouvernement flammand accepte un nombre plus important que prevu de medecins issus de la communauté francophone alors que chez nos voisins du nord, c'est un peu la meme galere, donc, on y croit (si si j'y crois j'y crois autant qu'en les gencives de porc....) :twisted:

    Voilà sur ce, je voudrais pas être un patient dans les années futures.
    Actifed, 18 Mars 2004
    #7
  8. Offline
    [Gooniesbr@D] Come on Sporting
    sorry mais ok c dure comme etudes+les stages de ouf mais c pas perdre son temps je te jure que quand je le sonne parce que BB va pas bien chui content de savoir qu'il a étudier comme un ouf et pas perdu son temps a faire maçon...

    et vous avez raison de gueuler fautdes medecins ets'il y a en as tropben c comme partout c les meilleurs qui resteront Hein CouZ!
    [Gooniesbr@D], 18 Mars 2004
    #8
  9. Offline
    Actifed 236.443.443
    Clair, c'est pratique pour la famille, mais ce qu'il veut dire par perdre son temps, c'est que on aura etudier 7 ans et on pourra pas pratiquer.... Alors ok, on aide les gens qu'on connait, mais bon on a besoin de vivre aussi :p
    Actifed, 18 Mars 2004
    #9
  10. Offline
    Ochinko Jedi
    Oui, tu n'as pas bien saisi le sens de ma phrase, ou alors tu ne l'as pas lue jusqu'au bout ;) (Pâââââââs bien !)

    Je ne critique pas le fait de faire de longues études (je suis dans ma cinquième année et normallement je ferai 8 ans minimum, donc merci mais je vais être servi - et j'approfondis pas plusieurs fois les mêmes). Je réagis sur le fait qu'à la fin de ces 7 ans, il peut quasi jeter son diplome vu qu'il n'a pas accès à la profession.

    C'est comme si moi je n'avais pas accès à la recherche à la fin de mon doctorat, ce qui serait, il faut bien l'avouer, extrêmement frustrant. Bonne chance aux medecins et dommage que certains de nos ministres soient parfois à la limite de l'incompétence coupable (Zaene je te vois venir :p).
    Ochinko, 19 Mars 2004
    #10
  11. Offline
    Zaene *
    Ben t'as bien raison de me voir venir... c'est quand meme extremement magnanime de dire qu'ils sont parfois a la limite de l'incompetance coupable... ILS Y PATAUGENT ALLEGREMENT TOUS TANT QU'ILS SONT OUI !!!

    Je ne sais pas d'ou viens cette mansuétude a l'egard de cette bande de ******* (auto-cesure anti-subversive) mais je ne la partage absolument pas. Bien dommage qu'elle ne soit pas de mise pour tout le monde, y aurais moins de misére.

    Ouvrez les yeux quand meme, ils font conneries sur conneries depuis des années et des années et toi tu les trouvent "parfois a la limite de l'incompétance" ... :pfiou: Qu'est ce qu'il te faut au juste , qu'ils declarent la guerre a l'Irak ? Les "reformes" de la police, de l'enseignement, de la justice, du code de la route, de la fiscalité et j'en passe et des meilleures, sont TOUTES autant d'exemples d'incompetance et de recheche de petit profits personnels sans aucun respect, ni considération pour les gens ou la resolution veritable des problemes.

    Ici leurs betise crasse c'est carrement la santé de tous qu'elle précarise en plus de bousiller la vie de pas mal d'etudiants. Diminuer les medecins pour diminuer les prescriptions et les frais de l'INAMI, le moins qu'on puisse dire c'est que c'est le parfait reflet de leurs façon d'agir: on ne s'attaque pas a la cause réelle du problemes a savoir essayer d'avoir moins de malades , non, on sabre la ou il y aura un effet a tres court terme: On empeche les gens d'etre soigné plutot que de checher a les empecher d'etre malades et apres nous les mouches !

    Ils me donnent envie de gerber !
    Zaene, 19 Mars 2004
    #11
  12. Offline
    C@n Elite
    moui moui mais dis moi ce qu'on fait franchement à part rentrer dans un débat qu'on ne peut pas forcément suivre, ou l'on risque d'être pris de haut. D'écrire à un ministre qui à déja une lettre d'excuse toute faite (et probablement un tiroir entier de lettre d'excuse déja faite).

    Nan mais sérieux qu'est ce qu'il faut faire?
    Qu'est ce qu'on peut faire fasse au quota... un mec qui finit ces études mais qui dépasse le quota se voit refuser la pratique de la médecine... (ils a sont diplôme de toute façon non?).

    (évidemment moi je vais chez le médecin une à deux fois par an... donc...)
    C@n, 19 Mars 2004
    #12
  13. Offline
    admix G!v3 m3 a 60v3rnm3n7
    un examen d'entrée, pour éviter le gaspillage de ces longues années d'étude...
    admix, 19 Mars 2004
    #13
  14. Offline
    T3RR4 ex membre
    C'est vraiment triste pour les étudiants qui se bossent pendants des années, et qui après se font siffler comme ça.

    Je n'ai jamais compris le but de ces limitations d'étudiants en médecine.
    Peur qu'il y ait trop de médecin, et pas assez de malade? Bon c'est vrai que trop de généraliste ça pourrait être néfaste pour eux même, car manque de patients pour certains.
    Mais je pense qu'il réflechissent mal, car si j'ai bien compris, certains étudiants devront arrêter leurs études en cour (c'est pas dégueu, nan nan..) ou alors ne trouveront pas de boulot à leur sortie. C'est ça cette histoire de quota? Mais je comprends pas, il y quand même toujours besoin de médecin, si comme tu dis à l'étranger ils en manquent, ils doit avoir certains étudiant près a y travailler non? Et puis dans les hopitaux etc, il doit quand même en falloir?
    Et ceux qui ne pourront pas terminer leurs études, ils vont faire quoi, chômeur? Pas facile d'entamer d'autres études en cour de route. Enfin l'état réflechi encore de travers, on est habitué avec eux...
    T3RR4, 19 Mars 2004
    #14
  15. Offline
    bigboy666 Mustang Fever!
    Officiellement, l'instauration des quotas répondait à une situation ou pléthore de médecins se trouvaient (et se trouvent toujours dans certaines régions) sur le "marché".

    La conséquence directe de ce surnombre étant un revenu faible pour les jeunes médecins et un revenu en diminution pour ceux installés depuis longtemps, je pense bien me souvenir qu'une part non-négligeable de la profession était plutôt pour le numerus closus! Moins de collègues = plus de patients. Rien à voir avec la volonté de diminuer les dépenses en soins de santé.

    A l'époque, vivant avec une jeune femme médecin généraliste, je peux vous confirmer qu'elle mm et pas mal de ses collègues gagnaient à peine plus qu'une femme d'ouvrage! Et encore, en faisant des gardes, etc...
    J'ai mm connu un médecin avec + de 20 ans de carrière retaper d'anciennes maisons pour maintenir +- sont train de vie! :shock:

    Voilà maintenant qu'on s'aperçoit qu'il va manquer de médecins d'ici qq années!!

    Quel manque de vision à moyen terme des responsables de telles décisions.
    Et, effectivement, comme l'explique Actifed, quelle mauvaise décision de décider, à la fin des études, seulement de qui sera autorisé a pratiquer! C'est complètement abusif vis-à-vis de ces étudiants, qui ont dû assumer leur choix de profession sur une si longue et dure (sauf pour les guindailles, hein, les gars?)période.

    Qu'on laisse les gens tenter leur chance dans le domaine de leur choix. Et qu'on leur laisse aussi assumer les conséquences à terme de ce choix. Certains seront mieux lotis que d'autres, mais au moins ils auront eu la liberté de POUVOIR essayer! ;)
    bigboy666, 19 Mars 2004
    #15
  16. Offline
    Actifed 236.443.443
    Non, pas tout-à-fait, mais le fait est qu'il n'aura pas de numero inami, donc les patients qui consulteront chez lui n'auront pas droit au remboursement de la mutuelle... Donc autant dire qu'il n'aura personne dans sa patientèle.

    Le problème du quota (donc limitation du nombre de numero inami pour les futurs medecins) s'applique aussi bien aux medecins généralistes que aux médecins hospitaliers, donc je vous dis pas les files d'attente avant d'avoir un rendez-vous chez un specialiste.... Donc ok on limite le nombre de specialiste aussi, mais ceux qui vont en pâtir seront les petits hôpitaux périphériques, pcq les gros genre UCL-ST Luc, Erasme, Mont-Godinnes avec un statut d'hôpital universitaire, vont devoir conserver un certain nombre de spécialistes en cours de formation si ils veulent tjs avoir les subsides d'hôpital universitaire....

    Ce que peuvent faire les medecins qui n'auront pas de numero inami, comme dit plus haut, c'est de pratiquer la medecine générale sans remboursement de la mutuelle (donc un suicide economique garanti), soit être dépendant d'un autre organisme, genre : Médecin conseil (de la mutuelle... le paradoxe bien puant), medecin légiste (police), medecin scolaire ... donc avec un salaire garanti sans rien n'avoir avec tes prestations, mais je peux te dire que très très peu d'entre ceux qui ont fait les 7 ans on vraiment envie de moisir dans le metro-boulot-dodo qu'offre ces places....

    C'est effectivement une des causes OFFICIELLES de l'instauration du NC. Mais le trou dans les caisse de l'inami est bel et bien le moteur OFFICIEUX du NC. Ce problème de dépense est majoré par les medecins retraités qui conservent leur numéro inami pour pouvoir prescrire à leurs proches (et je les comprends) mais malheureusement, ils ne font qu'augmenter la dette du fait qu'ils ne pratiquent plus et que les ordonnances volent....

    Exactement, et qu'on ne change pas les règles en cours de partie. un bête exemple, moi : je commence la medecine , pas de Numerus Clausus. Ensuite le numerus deboule avec ses gros sabots et on est selectionné sur des criteres franchement neuneux, ok tout ca se passe sur les 3 premieres annees. Bon on passe le bordel, on se dit, SAUVE :D ben non paf DTC Dupuis supprime le NC, mais ca ne reporte le problème que 4 ans plus tard...

    Ca pourrait en effet être un beau résumé de la situation actuelle
    Actifed, 19 Mars 2004
    #16
  17. Offline
    Actifed 236.443.443
    Article du journal Le Soir de ce jour:

    Médecine Un gros millier d’étudiants manifestent contre le numerus clausus
    Les médecins contre le garrot
    PIERRE BOUILLON


    Accompagnés de leurs doyens, les étudiants en médecine ont défilé hier à Bruxelles contre les quotas. Les fera-t-on sauter ? Le fédéral n’est pas chaud.


    Un gros millier d’étudiants en médecine (ils étaient 1.150, selon la police) ont manifesté, jeudi après-midi, à Bruxelles. Partis du square de Meeûs, ils ont mis le cap sur la rue de la Loi pour y rencontrer le ministre fédéral de la Santé Rudy Demotte (PS).


    Les manifestants étaient notamment accompagnés par les doyens des cinq facultés (francophones) de médecine.


    Ils s’opposent au garrot que le fédéral a imposé à l’accès à la profession médicale – l’Inami n’agrée désormais plus que 700 médecins (420 flamands, 280 francophones) par an. Ils demandent à élargir les quotas.


    Comme Demotte leur a rappelé, les étudiants « hors quota » en 2004 et 2005 seront tout de même admis par l’Inami. Par un système de lissage dans le temps, les surplus (une quarantaine côté francophone, 150 côté flamand) seront compensés plus tard. Cela veut-il dire que les quotas, à partir de 2006, seront revus à la baisse pour compenser les excédents de 2004 et 2005 ?


    Si rien ne change, ça risque.


    La commission de planification, celle qui fixe les quotas, a, en résumé, proposé de relever les quotas ultérieurs et de poursuivre le lissage. Demotte soutient ceci mais bute contre l’aile flamande du gouvernement.


    En attendant, les étudiants sont appuyés par les partis d’opposition. Deux députées, Catherine Doyen - Fonck (CDH) et Muriel Gerkens (Ecolo) viennent de déposer à la Chambre une proposition visant à geler les quotas pendant 4 ans, délai qui devrait permettre de procéder à une « évaluation objective et rigoureuse des besoins en matière d’offre médicale ». En attendant, Doyen - Fonck juge « indéfendable » de laisser une personne étudier 7 ans au moins sans lui garantir un accès à la profession.


    Gerkens rappelle : Décidée au moment où la pléthore faisait rage (NDLR : 1993), le numerus clausus commence à produire ses effets. Or une pénurie de médecins s’installe clairement dans les hôpitaux, certains quartiers pauvres ou dans les zones rurales. Parlant de planification aveugle, elle rappelle que, selon une étude publiée en 2003 par l’Ecole de santé publique (UCL), il manquera 5.400 médecins d’ici à 2030.


    Pour la fédération étudiante Unecof, l’affaire est communautaire. Des Flamands, comme les recteurs de la VUB et d’Anvers, prédisent la pénurie. Mais, selon l’Unecof, les partis flamands bloquent l’actuel débat pour se constituer une monnaie d’échange sur le plan institutionnel ; et les francophones de la majorité hésiteraient à l’ouvrir, de peur que le nord remette le couvert sur la scission de la Sécu.


    Lire aussi.
    Ils redoutent tous une médecine bradée, à deux vitesses
    19.03.2004


    Accompagnés de leurs doyens, les étudiants en médecine ont défilé hier à Bruxelles contre les quotas. Les fera-t-on sauter ? Le fédéral n’est pas chaud.


    Un gros millier d’étudiants en médecine (ils étaient 1.150, selon la police) ont manifesté, jeudi après-midi, à Bruxelles. Partis du square de Meeûs, ils ont mis le cap sur la rue de la Loi pour y rencontrer le ministre fédéral de la Santé Rudy Demotte (PS).


    Les manifestants étaient notamment accompagnés par les doyens des cinq facultés (francophones) de médecine.


    Ils s’opposent au garrot que le fédéral a imposé à l’accès à la profession médicale – l’Inami n’agrée désormais plus que 700 médecins (420 flamands, 280 francophones) par an. Ils demandent à élargir les quotas.


    Comme Demotte leur a rappelé, les étudiants « hors quota » en 2004 et 2005 seront tout de même admis par l’Inami. Par un système de lissage dans le temps, les surplus (une quarantaine côté francophone, 150 côté flamand) seront compensés plus tard. Cela veut-il dire que les quotas, à partir de 2006, seront revus à la baisse pour compenser les excédents de 2004 et 2005 ?


    Si rien ne change, ça risque.


    La commission de planification, celle qui fixe les quotas, a, en résumé, proposé de relever les quotas ultérieurs et de poursuivre le lissage. Demotte soutient ceci mais bute contre l’aile flamande du gouvernement.


    En attendant, les étudiants sont appuyés par les partis d’opposition. Deux députées, Catherine Doyen - Fonck (CDH) et Muriel Gerkens (Ecolo) viennent de déposer à la Chambre une proposition visant à geler les quotas pendant 4 ans, délai qui devrait permettre de procéder à une « évaluation objective et rigoureuse des besoins en matière d’offre médicale ». En attendant, Doyen - Fonck juge « indéfendable » de laisser une personne étudier 7 ans au moins sans lui garantir un accès à la profession.


    Gerkens rappelle : Décidée au moment où la pléthore faisait rage (NDLR : 1993), le numerus clausus commence à produire ses effets. Or une pénurie de médecins s’installe clairement dans les hôpitaux, certains quartiers pauvres ou dans les zones rurales. Parlant de planification aveugle, elle rappelle que, selon une étude publiée en 2003 par l’Ecole de santé publique (UCL), il manquera 5.400 médecins d’ici à 2030.


    Pour la fédération étudiante Unecof, l’affaire est communautaire. Des Flamands, comme les recteurs de la VUB et d’Anvers, prédisent la pénurie. Mais, selon l’Unecof, les partis flamands bloquent l’actuel débat pour se constituer une monnaie d’échange sur le plan institutionnel ; et les francophones de la majorité hésiteraient à l’ouvrir, de peur que le nord remette le couvert sur la scission de la Sécu.


    Lire aussi.
    Ils redoutent tous une médecine bradée, à deux vitesses
    19.03.2004


    Accompagnés de leurs doyens, les étudiants en médecine ont défilé hier à Bruxelles contre les quotas. Les fera-t-on sauter ? Le fédéral n’est pas chaud.


    Un gros millier d’étudiants en médecine (ils étaient 1.150, selon la police) ont manifesté, jeudi après-midi, à Bruxelles. Partis du square de Meeûs, ils ont mis le cap sur la rue de la Loi pour y rencontrer le ministre fédéral de la Santé Rudy Demotte (PS).


    Les manifestants étaient notamment accompagnés par les doyens des cinq facultés (francophones) de médecine.


    Ils s’opposent au garrot que le fédéral a imposé à l’accès à la profession médicale – l’Inami n’agrée désormais plus que 700 médecins (420 flamands, 280 francophones) par an. Ils demandent à élargir les quotas.


    Comme Demotte leur a rappelé, les étudiants « hors quota » en 2004 et 2005 seront tout de même admis par l’Inami. Par un système de lissage dans le temps, les surplus (une quarantaine côté francophone, 150 côté flamand) seront compensés plus tard. Cela veut-il dire que les quotas, à partir de 2006, seront revus à la baisse pour compenser les excédents de 2004 et 2005 ?


    Si rien ne change, ça risque.


    La commission de planification, celle qui fixe les quotas, a, en résumé, proposé de relever les quotas ultérieurs et de poursuivre le lissage. Demotte soutient ceci mais bute contre l’aile flamande du gouvernement.


    En attendant, les étudiants sont appuyés par les partis d’opposition. Deux députées, Catherine Doyen - Fonck (CDH) et Muriel Gerkens (Ecolo) viennent de déposer à la Chambre une proposition visant à geler les quotas pendant 4 ans, délai qui devrait permettre de procéder à une « évaluation objective et rigoureuse des besoins en matière d’offre médicale ». En attendant, Doyen - Fonck juge « indéfendable » de laisser une personne étudier 7 ans au moins sans lui garantir un accès à la profession.


    Gerkens rappelle : Décidée au moment où la pléthore faisait rage (NDLR : 1993), le numerus clausus commence à produire ses effets. Or une pénurie de médecins s’installe clairement dans les hôpitaux, certains quartiers pauvres ou dans les zones rurales. Parlant de planification aveugle, elle rappelle que, selon une étude publiée en 2003 par l’Ecole de santé publique (UCL), il manquera 5.400 médecins d’ici à 2030.


    Pour la fédération étudiante Unecof, l’affaire est communautaire. Des Flamands, comme les recteurs de la VUB et d’Anvers, prédisent la pénurie. Mais, selon l’Unecof, les partis flamands bloquent l’actuel débat pour se constituer une monnaie d’échange sur le plan institutionnel ; et les francophones de la majorité hésiteraient à l’ouvrir, de peur que le nord remette le couvert sur la scission de la Sécu.


    En gros, on est pas dans la merde....
    Actifed, 19 Mars 2004
    #17
  18. Offline
    hehe PANCAKE !
    Vas-y, Acti! Mords-y l'oeil!
    hehe, 19 Mars 2004
    #18
  19. Offline
    Actifed 236.443.443
    mais lol toi, tais-toi sinon pic-pic dans ton noeil ! :D
    Actifed, 19 Mars 2004
    #19
  20. Offline
    C@n Elite
    Ah mais si une personne en rue se fait happer et qu'un médecin non officiel de l'inami passe... il peut tjs intervenir et sauver la personne?
    C@n, 19 Mars 2004
    #20
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