[Documentaire Video]Un autre monde possible

Discussion dans 'Actualité' créé par TRYZomiQue, 2 Mars 2007.

Statut de la discussion:
Fermée.
  1. Offline
    TRYZomiQue ex membre
    Je ne suis pas un grand fan de gamerz , donc je ne sais pas si ce lien a déjà été posté



    c'est vraiment important de s'informer
    TRYZomiQue, 2 Mars 2007
    #1
  2. Offline
    bigboy666 Mustang Fever!
    intéressant, en effet.
    bigboy666, 2 Mars 2007
    #2
  3. Offline
    Gia aka JohnD33 Sensation Addict
    A regarder c'est d'actualité dans tous les sens ....
    Gia aka JohnD33, 2 Mars 2007
    #3
  4. Offline
    M0ff KISHMASTER
    c'est celui de keny arkana ?

    si oui j'ai déjà et vraiment pas mal a regardé :)
    M0ff, 2 Mars 2007
    #4
  5. Offline
    Zian[0] Imaginated
    J'ai hâte de voir ça ce soir !

    (C'est sur l'espace ?)
    Zian[0], 2 Mars 2007
    #5
  6. Offline
    cyriak Turn on - Tune in - Drop out
    uh? non, c'est sur la mondialisation
    cyriak, 2 Mars 2007
    #6
  7. Offline
    nqstoR_ Elite
    :D :porte:
    nqstoR_, 2 Mars 2007
    #7
  8. Offline
    bigboy666 Mustang Fever!
    Sur ce, moi j'ai passé les 45 balais, donc la révolution, çà devient juste et j'aurais tendance à trouver l'idée utopique, quand je vois la génération qui arrive, comme elle est prise dans l'engrenage du système.

    J'aimerais savoir, ce que VOUS, vous en pensez... :cool:
    bigboy666, 2 Mars 2007
    #8
  9. Offline
    Gegurion Casse Couille
    J'ai 24 ans et j'ai envié de démarrer cette révolution, seulement je ne voit pas comment le faire sans avoir recours a la violence, violence qui justement lancerait un discrédit sur mes actions de la part de ceux pour qui je commet ces actes...



    Pourtant, la violence est le seul moyen pour stopper cette machination, car cette machination utilisera la violence, si nécessaire, pour continuer a exister...
    Gegurion, 2 Mars 2007
    #9
  10. Offline
    MaRTIaL Dayvan Cowboy
    ça me fait penser à qqs discussions que j'ai déjà eu

    j'ai fait un travail sur la dette (travail de groupe) sur la dette il y a 2 ans

    voilà une brève description (une des dernières version avant le travail final) du FMI, du groupe de la Banque Mondiale, le Club de Paris et le Club de Londres, 4 instititutions qui ont le sort du monde dans leurs mains. Si vous voulez comprendre la genèse, l'évolution de la dette, sa structure, le travail entier fait 27 pages et vous permettrait de mieux comprendre pourquoi le monde ne changera pas tant que de tels institutions existeront. Après ça vous avez Chirac qui propose une taxe sur les billets d'avion ou vous avez le patron de Total qui cède un jour de son salaire pour netoyer les côtes mazoutées- c'est encore plus insultant que de ne rien faire...)

    www.cadtm.org

    Les livres de Joseph Stiglitz , prix Nobe d'Economie et auteur de La grande désillusion&tag=gamebe-21 et Un autre monde: Contre le fanatisme du marché&tag=gamebe-21





    La structure de la dette

    A. Acteurs


    I. Le Fonds Monétaire International (FMI)

    1- Création :

    Le Fonds Monétaire International fut crée en juillet 1944 lors de la conférence de Bretton Woods aux Etats-Unis sous l’instigation de 44 pays soucieux de stabiliser le système financier international et d’éviter toute reproduction de scénarios tels que la crise économique des années 30.
    Actuellement le FMI, comptant 184 membres et dont le siège se situe à Washington, a pour objectif de « (…) promouvoir la coopération monétaire international, de garantir la stabilité financière, de facilité les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi et à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté »¹. Ces points sont explicités formellement dans l’article Ier des Statuts du FMI :

    2- Composition

    A) Le Conseil des gouverneurs

    Chacun des 184 membres nomme un gouverneur et un gouverneur suppléant pour le représenter (habituellement le ministre des finances ou le directeur de la banque centrale). Ceux-ci forment le Conseil des gouverneurs, organe de décision suprême du FMI siégeant une fois par an. Ce conseil a pour rôle les prises de décisions importantes telles que l’admission d’un nouveau pays membre ou l’élaboration du budget.

    B) Le Conseil d’administration

    La gestion des affaires quotidiennes est déléguée par le Conseil des gouverneurs au Conseil d’administration composé de 24 administrateurs qui désignent un directeur général élu pour un période de 5 ans renouvelables. Ce dernier est accompagné dans ses fonctions par le Premier Directeur général adjoint et par de deux Directeurs généraux adjoints. Le conseil se réunit habituellement trois fois par semaine. Parmi ses 24 membres, les cinq principaux actionnaires que sont les Etats -Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaumes- Unis ont leur propre administrateur ainsi que la Chine, l’Arabie Saoudite et la Russie. Les seize autres membres sont nommés par des groupes de pays pour une période de deux ans. C’est ainsi qu’un administrateur belge représente un groupe formé par 11 pays (Belgique, Autriche, Biélorussie, Hongrie, Kazakhstan, Luxembourg, République Slovaque, République Tchèque, Slovénie et Turquie).

    Le système de vote

    Le FMI applique un système de vote pondéré : le montant de la quote-part d’un pays détermine le nombre de voix auxquelles il va pouvoir avoir droit. La quote-part ne peut être augmentée afin de posséder un plus grand nombre de voix. La seule possibilité de modification est la révision des quotes-parts tous les 5 ans. Une majorité de 85% est appliquée.



    [Source : Fonds Monétaire International (2004), « Qu’est ce que le fond monétaire international », Guide du FMI. Page 17]


    C) Le Comité Monétaire et Financier International

    Le Comité Monétaire et Financier International (CMFI) formé par les 24 gouverneurs des pays siégeant au Conseil d’administration analyse les questions portant sur le fonctionnement du système international deux fois par an.

    D) Le Comité du développement

    Le Comité du développement est formé par le Conseil des gouverneurs du FMI et de la Banque Mondiale et a pour but d’émettre des recommandations présentant un intérêt particulier pour les pays en voie de développement.


    2 – Financement :

    a) Monnaie/unité de compte du FMI

    Ne voulant ni dépendre du Dollar influencé par le continuel déficit de paiement des Etats-Unis ni de la production de l’or et des ses variations intrinsèques, le FMI créa en 1969, en envisageant le scénario d’une insuffisance du stock des réserves internationales, un moyen d’appuyer l’expansion du commerce mondial.
    C’est le Droit de Tirage Spécial (DTS), instrument de réserve complémentaire et unité de compte du FMI. La valeur du DTS varie quotidiennement en fonction d’un panier de 4 monnaies fortes : le Dollars à 45 %, l’Euro à 29%, la Livre Sterling à 15% et le Yen à 11%. La composition de ce panier est réexaminée tout les 5 ans afin de modifier la proportion de monnaies employées qui peuvent varier au niveau du système commercial et financier international.


    b) Ressources du FMI

    La quote-part, qui dépend du poids du pays dans l’économie mondiale, va déterminer le montant du droit d’entrée et le nombre de voix attribuées au futur pays membre. Cette souscription (droit d’entrée) est composée à 25% d’une des 4 monnaies fortes et de 75 % en monnaie du pays.
    En cas de besoin le FMI peut, en plus des ressource qu’il tire des souscriptions formant en février 2005 220.7 milliards de DTS ( 338 milliards de dollars) et des 5.9 milliards de DTS (9 milliards de $) qu’il possède en or (les paiement concernant les souscriptions était en partie acceptés en or par le FMI avant 197:cool:, recourir à l’emprunt au travers d’accords le réglementant et lui permettant
    ainsi d’obtenir un crédit : soit on indique AGE et NAE soit on les indique pas :
    - Les Accords Généraux d’Epargne (AGE) conclus en 1962 et comprenant 11 participants.
    - Les Nouveaux Accords d’Emprunt (NAE) conclus en 1997 et comprenant 25 pays et institutions. Je ne sais pas si c'est vraiment necessaire, ms c'est a toi de voir.

    Les Accords Généraux d’Epargne et les Nouveaux Accords d’Emprunt réunissent 34 milliards de DTS (environ 50 milliards de Dollars).


    Domaine d’intervention du FMI

    1) Surveillance

    A) Surveillance bilatérale : Consultation, habituellement annuelle, avec les Etats membres sur les questions d’ordre économique. Le FMI envoie une équipe d’économistes qui analyseront les données économiques et financières d’un pays en particulier tout en consultant ses autorités économiques (représentants du gouvernement et de la banque centrale). Ceci afin de rendre un rapport soumis à l’approbation de la direction du FMI avant d’être examiné par le Conseil d’administration. Ce dernier le communiquera au gouvernement du pays concerné et indiquera la ligne de conduite économique à suivre afin de recevoir le soutien financier du FMI.


    B) Surveillance mondiale : Le FMI examine les politiques dans le cadre d’accord régionaux. C’est ainsi que le Conseil d’administration va porter un intérêt à l’évolution de L’Union européenne, la zone euro, l’Union économique et monétaire ouest- africaine, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale ou l’Union monétaire des Caraïbes orientales. Le FMI et son service participe aussi au G- 7 (le G- 7 réunissant les grands pays industriels) et à l’Association de coopération économique Asie- Pacifique (CEAP).


    C) Surveillance mondiale : Le Conseil d’administration réalise régulièrement un bilan sur l’évolution économique international.
    2) Aide financière

    A) Les Plans d’Ajustement Structurel : Les aides financières du FMI sont accordées selon les conditions d’un Plan d’Ajustement Structurel (PAS), consistant en la signature d’un accord sur les mesures que le pays doit prendre pour recevoir l’aide du FMI.
    B) Soit tu gardes cette intro sur les PPTE (ça me ferait plaisir) soit tu mets : Cfr partie initiative PPTE Laure- Anne Vois peut etre ca avec Laure-Anne...
    L’initiative des Pays Pauvres Très Endettés (1996) : Son objectif était d’alléger le poids de la dette pour les pays les plus endettés afin de relancer leur croissance et à faire reculer leur pauvreté. Mais l’initiative n’allait pas assez loin et c’est ainsi qu’en 1999, le FMI, en concertation avec la Banque Mondiale qui est présente depuis le début de cette résolution, décida d’élargir certains critères tel que :
    - Un allègement plus substantiel de la dette accordé à un nouveau seuil, permettant ainsi l’entrée de 9 nouveaux pays (38 ainsi au total).
    - Un allègement plus rapide de cette dette afin de permettre de plus grande dépense en matière de santé, d’éducation et de lutte contre la pauvreté. En juillet 2004, 27 pays ont accepté cette initiative.




    [Source : Fonds Monétaire International (2004), « Qu’est ce que le fond monétaire international », Guide du FMI. Page 35]

    II. La Banque mondiale

    1) Création

    Elle a été créée dans les mêmes circonstances que le FMI et avait comme nom d’origine Banque International pour la Reconstruction et le Développement.

    2) Composition

    Mais actuellement ce qu’on nomme communément la Banque mondiale est l’ensemble formé par 5 institutions appelé le groupe de la Banque mondiale :

    - La Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) : Créée en 1945 et comptant actuellement 181 membres qui, pour y être admis, doivent faire partie du FMI. Cette institution a pour but de fournir des prêts à des pays pauvres ou a revenu intermédiaire considérés comme solvables afin d’y faire reculer la pauvreté. Le nombre de voix accordé à chaque état fonctionne de la même manière qu’au FMI. La BIRD se finance à partir des emprunts sur les marchés financiers, des bénéfices non distribués, des remboursements de prêts antérieurs et des capitaux versés.
    - Volume de prêt cumulé : USD 394 milliards
    - Volume des prêts de l'exercice 04 : USD 11 milliards pour 87 nouvelles opérations dans 33 pays

    Pour pouvoir faire partie des 4 institutions qui suivent, il faut être membre de la BIRD.

    - L’Association Internationale de Développement (IDA) : Créée en 1960 et comptant 160 membres a pour objectif de fournir, à des pays non- solvables, des prêts sans intérêt sur une période de 35 à 45 ans afin de permettre de meilleurs accès à des services essentiels tels que l’éducation, la santé, etc. L’IDA se finance à partir des contributions de ses Etats membres, des remboursements des crédits antérieurs mais également grâce au transfert de bénéfices de la BIRD.
    - Montant cumulé des prêts : USD 151 milliards
    - Prêts pour l'exercice 04 : USD 9 milliards pour 158 nouvelles opérations dans 62 pays

    - La Société Financières Internationale (SFI) : Créée en 1956 et comptant 174 membres à pour but de favoriser la croissance des PED en soutenant des investissements dans le secteur privé. Pour réaliser cette mission la SFI peut s’allier avec des investisseurs privés à fin de mener à bien sa tâche. La SFI se finance à partir du capital souscrit par le Etats membres, des emprunts sur les marchés financiers et auprès de la BIRD.
    - Engagements en portefeuille : USD 23,5 milliards (dont USD 5,5 milliards de prêts syndiqués)
    - Engagements de l'exercice 04 : USD 4,8 milliards pour 217 nouvelles opérations dans 65 pays

    - L’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI) : Créée en 1988 et comptant 149 membres a pour objectif de promouvoir l’investissement direct étranger dans ses Etats membres en facilitant les investissement en les garantissant contre les risques non commerciaux tel un conflit armé par exemple. L’ AMGE est juridiquement et financièrement indépendante de la Banque mondiale possédant son propre personnel opérationnel et juridique. Ce qu’il ne l’empêche pas de faire appel à la Banque mondiale en cas de besoin.
    - Montant cumulé des garanties émises : USD 13,5 milliards
    - Garanties émises pendant l'exercice 04 : USD 1,1 milliards (dont USD 136 millions mobilisés par le biais du programme coopératif de garanties.)

    - Le Centre International de Règlement des Différents relatifs aux Investissements (CIRDI) : Créé en 1966 et comptant 131, il joue un rôle d’arbitre dans les différends relatifs aux investissements pouvant intervenir entre Etats membres afin d’instaurer un climat de confiance mutuelle entre les États et les investisseurs étrangers.
    - Nombre total de cas enregistrés : 159
    - Cas enregistrés durant l'exercice 04 : 30


    A) Le Conseil des gouverneurs

    Chacun des pays faisant partie de la BIRD nomme un gouverneur pour le représenter. Ce conseil se réunit une fois par an afin de définir les grandes orientations de la Banque mondiale.

    B) Le Conseil d’administration

    Tout comme au FMI, le Conseil s’occupe de la gestion quotidienne de la Banque mondiale. Composé de 24 membres constitué selon les mêmes règles qu’aux FMI. Ce conseil élit également un président pour une période de 5 ans. Les 24 administrateurs sont identiques au FMI seuls quelques groupes de pays diffèrent Le système de vote est identique à celui du FMI.


    Distinction FMI et BM :

    - Le FMI se concentre sur la politique macroéconomique (finances publiques, taux d’intérêt, monnaie et crédit, taux de change) et sur la politique financière (principalement la régulation et le contrôle des banques et des autres établissements financiers). Mais également sur l’évolution des politiques structurelles qui ont un impact macroéconomique (Exemple : le marché du travail influençant l’emploi et les salaires).
    - Le FMI prête aux Etats membres afin de les aider à régler les problèmes de la balance de paiements et à rétablir les conditions d’une croissance économique durable.
    - La Banque mondiale s’intéresse au développement à long terme et à la lutte contre la pauvreté. Elle accorde des prêts aux pays en développement et en transition afin de financer divers projets
    - C’est ainsi que le FMI et le Groupe de la Banque mondiale (appelé communément la Banque mondiale) sont des organismes complémentaires

    III. Le Club de Paris


    La première réunion avec un pays débiteur remonte à 1956 lorsque l’Argentine accepte de rencontrer ses créanciers publics à Paris.

    Le Club de Paris est un groupe informel car il est la réunion volontaire des pays créanciers voulant traiter de manière conjointe la dette qui leur est due. Le Club est composé de 19 membres représentant des gouvernements ayant des créances sur des pays endettés. D’autres créanciers peuvent également participer aux sessions de rééchelonnement avec l’accord des 19 permanents. Ces derniers doivent s’engager à respecter les règles et principes du Club de Paris. Ces sessions permettent d’apporter un allègement en reportant ou en annulant des échéances sur la dette.

    Les pays créanciers se réunissent environ une fois par mois au Ministère français des finances à Bercy dans le cadre de sessions de négociations afin de débattre sur la situation de la dette extérieure des pays endettés. Le président du Club de Paris est un haut responsable de la direction du Trésor Français. Le Secrétariat Général du Club est formé au sein du Trésor français.

    Les pays créanciers qui participent à la négociation signent un procès-verbal agrée qui est une recommandation à leur gouvernement de signer des accords bilatéraux avec le / les pays débiteurs. Des observateurs d’institutions internationales comme le FMI, la Banque Mondiale ou la banque régionale de développement concernée sont présents lors des réunions et donnent leur point de vue sur la situation économique et financière du pays débiteur concerné.

    Le Club de Paris détient ainsi près de 30% du stock de la dette du tiers-monde.


    IV. Le Club de Londres

    1) Création

    Le Club de Londres est composé d’un comité de différentes banques représentant les créanciers commerciaux des pays en développement. Ce club est né lors de la crise des paiements mexicains en août 1982, où deux situations se présentaient : soit ces créanciers commerciaux étaient intégrés dans le club de Paris soit ils créaient une unité les regroupant. C’est cette dernière solution qui a été adopté et qui a donné pour finir un groupe unique de créanciers se réunissant, pour leur première réunion, à Londres.



    2) Structure- Composition

    - Le comité consultatif : Etant donné que ce club peut réunir jusqu’à 500 banques, il lui faut un organe de coordination. Sept banques, de part leur implication, forment les membres de droit. Les autres banques sont des établissements « chefs de file ». La présidence est habituellement confiée à une banque américaine.
    - L’assemblée générale des banques : Elle réuni les banques concernées par la procédure en cours et varie donc en fonction du pays.

    Le plan Baker, ou « programme pour une croissance soutenue », de 1985 se découpe en 3 objectifs :

    - Empêcher un désengagement de plus en plus important des banques.
    - Eviter un défaut de paiement des débiteurs du à un épuisement des ressources bancaires.
    - Une meilleure concertation entre les acteurs.

    Il va ainsi concerner 15 pays qui vont bénéficier de ce plan (pour plus de détails, cfr "évolution de la dette").
    MaRTIaL, 2 Mars 2007
    #10
  11. Offline
    PunkDeLuxe condom
    Moi ce qui me révolte c'est surtout confondre libéralisme et capitalisme, ne faire qu'un concept ... haheuuuum :-D

    Enfin moi ce qui me fait rire, et ça changera pas, faudra un jour que les gens dans la tête que nous sommes tous différents, et surtout sur le niveau matériel ... Et qu'il est donc normal d'avoir des riches et des pauvres dans ce monde. On ne nait malheureusement pas égaux, sinon on aurait tous la même fasse de pet, la même taille, le même poid et les mêmes goûts.

    Toutes façons quelque soit l'idéologie il y aura toujours des favorisés ...
    PunkDeLuxe, 2 Mars 2007
    #11
  12. Offline
    MaRTIaL Dayvan Cowboy
    c'est une évidence même, personnellement le système idéale serait un système qui donne la même chance à chacun et non de faire 6 milliards de moutons staliniens pour faire une mauvaise caricature.

    Le problème, et faut creuser et s'informer un peu, c'est quand tu découvres comment fonctionnent des institutions qui sont censées combattre la pauvreté... tu te poses des questions.... Quand tu prends la peine de lire les dégats que font les politiques du FMI, du groupe de la Banque Mondiale; du club de Paris, du club de Londres, l'OMC... c'est à vomir.

    On maintient ces pays délibérement dans la pauvreté - point barre -
    Un documentaire (qui concerne notamment la montée au pouvoir de Chavez) " Mémoire d'un saccage" est effroyablement éclairant sur les conséquences de politiques iniques décidées pendant des années par le FMI et cie.

    Et quand tu découvres que le système de vote du FMI et de BM se fait à une majorité de 85% et que les Etats-Unis en possède toujours plus de 15 %... tu découvres que les Etats-Unis ont toujours le dernier mot et donc contrôle quasi directement l'économie de pays qui en sont au stade de devoir rembourser les intérêts de leur propre dette (si tu veux plus détails sur l'écaltement de la dette demande le).

    Faire emerger ces pays pauvres passe par la suppression de leur dette (pour les chiffres je peux le sortir faut juste que je prenne un livre qui est resté à mon kot) mais jamais nos gouvernements le feront - les déclarations du G8 sont souvent du beau pipeau une fois qu'on creuse dans les détails comme le fait remarquer le CADTM.org chaque année)


    Mais tout nécessite de l'intérêt pour le sujet...
    bon mms aux ogm ;)
    MaRTIaL, 2 Mars 2007
    #12
  13. Offline
    PunkDeLuxe condom
    Il est normal qu'ils paient leur dette ... sinon à quoi bon d'avoir une notion d'argent vû que quoi qu'il arrive on levera cette dette :/

    Personnellement, ça me gène absolument pas qu'il ait un tiers-monde, c'est triste à dire, mais vaut mieux que se soit chez eux que chez moi.

    Et oui je suis individualiste ... Mais je suis pour une aide de nos états, et que la politique des dettes soit la même pour tous.
    De l'aide mais pas une aide financière, un échange intellectuel serait de bien plus efficace ... (des spécialiste partant aider pendant x temps dans leur spécialité etc).
    PunkDeLuxe, 2 Mars 2007
    #13
  14. Offline
    MaRTIaL Dayvan Cowboy
    tu as entendu parler de la fuite des cerveaux?

    Exemple, je suis médecin dans un pays africain et , si je suis payé, je ne gagne presque rien. Un des mes ministres veut changer la chose et voudrait donc accorder plus d'argent au domaine de la Santé.
    Pas de bol il ne peut pas.
    Pq?
    Parce que le FMI et la BM contrôle l'économie du pays parce c'est la condition (ce contrôle) pour recevoir l'aide de ces institutions. Et quelle est la priorité de ces institutions.... le domaine de la santé et de l'éducation sont les premiers à se faire vider de leurs moyens. De plus l'aide de ces institions c'est comme le salaire d'une chinoise de 18 ans qui travaille chez (elle a dit qu'elle avait 18 mais en fait elle en a 15) Nike, juste ce qui faut pour pas crever tout court (à condition d'heure supp' de fou) et suffisement pour pas retourner dans les champs des parents qui ont une sitution parfois plus enviables.
    Et notre toubib africain qu'est ce qu'il fait? Il arrive en Belgique et travial pour la poste pcq son diplôme n'est pas reconnu et pas de bol on a bien assez de médecins.


    Caricatures? Tout ce que j'ai décris, je l'ai vu au travers de documentaires, lu et notre toubi africain, je le connais vu que mon père donne des cours de math à sa fille.


    En plus de piller leur ressource ou pille leurs "cerveaux"


    Une dette contractée doit être remboursée, bien évidemment mais ( et désolé si c'est long mais la dette du tiers monde ne peut pas se résumer à 4 lignes si tu veux la comprendre):

    La dette ne date pas d'hier. Elle est apparue à divers endroits en divers moments : dans les années 30 déjà, les pays d'Amérique latine ont refusé de payer. Les pays d'Afrique se sont endettés après la décolonisation, les pays d'Europe et les États-Unis ont contracté des dettes considérables les uns envers les autres suite à la 2ème Guerre Mondiale notamment.
    Le problème mondial que l'on connaît actuellement vient du fait que la dette est entrée en crise, suite à un surendettement dans les années 70, et cette crise concerne actuellement les pays en voie de développement.


    Une fois leur indépendance acquise, ces pays ont tenté de s'engager sur la voie du développement selon le modèle occidental. Les Etats concernés espéraient pouvoir créer un "cercle vertueux": l'endettement devait servir à l'investissement dans les entreprises locales, qui aurait provoqué une augmentation de la production, qui aurait elle-même permis une augmentation des exportations et donc à terme des revenus nationaux, avec lesquels la dette et les intérêts auraient pu être remboursés aux nations et institutions créditrices. C'est à ce désir de développement, c'est-à-dire principalement d'industrialisation que vont correspondre les prêts accordés par les pays du nord et les institutions internationales.

    La réalité ne se conformera pas à ce schéma optimiste pour de nombreuses raisons. Le problème du surendettement des pays du Tiers-Monde commence par le fait que l’argent prêté n’a pas été investi, ou a parfois été investi dans des projets qui n’ont pas abouti ou qui se sont révélés ne pas être intéressants pour le développement économique du pays ou pour le bien-être de la population.

    Il s'agit notamment de sommes utilisées pour des projets servant surtout les intérêts des multinationales du Nord, par exemple des projets énergétiques et d'infrastructure permettant d'extraire les ressources naturelles du Sud et de les transporter vers le marché mondial. Ces projets de grande envergure dont la rentabilité est faible pour la population sont nommés "Éléphants blancs". De plus, dans le cas d’un pays, certains investissements sont difficiles à chiffrer en argent : les transports, l’éducation,… Ils ne rapportent pas (en tous cas pas directement) de profit en monnaie qui permette de rembourser la dette contractée.

    D’autre part, dans certains pays dictatoriaux, une partie importante des prêts a été détournée au profit de régimes corrompus. Une proportion importante a souvent aussi été affectée à l'achat d'armes ou de matériel militaire. Il faut cependant préciser que ces faits ne concernent que certains pays et donc que leur responsabilité dans l'évolution de la dette est limitée.

    [...]
    Tous ces éléments, les bas taux d'intérêts des banques et leur facilité à octroyer des prêts pas nécessairement viables ont constitué les conditions d'existence de l’endettement du tiers monde. Les pays en voie de développement cherchaient à emprunter de l'argent, mais les banques du nord les ont encouragés à le faire de manière excessive. Il est vrai que malheureusement dès le départ une partie importante de l'argent n’a pas été employée à des fins de développement durable. Détournées par des gouvernements corrompus, utilisées dans des domaines comme l’armement ou même investies dans des projets gigantesques dont la rentabilité s'est en fait avérée très faible (les « éléphants blancs »), des sommes considérables n’ont pas servi à la croissance économique des pays concernés. Mais ces détournements ne justifient pas tout, d’autant plus que les institutions financières en avaient connaissance, et n’ont rien fait pour les arrêter. Elles ont donc un part non négligeable de responsabilité dans le mécanisme qui a permis à la dette de se développer bien plus qu'il n'aurait été raisonnable de le faire.




    II. Facteurs :


    Facteur 1 : Augmentation des taux d'intérêt Américains

    La crise Américaine :
    Dans les années 1970, l'inflation Américaine était galopante, encouragée par le déficit de sa balance de paiements et l'accumulation de dollars dans le monde (eurodollar, pétrodollar). En conséquence, la valeur du dollar chutait. A ceci se rajoute la crise généralisée du capitalisme, aggravée par l'augmentation du prix du pétrole.

    La hausse des taux d'intérêt en Amérique et ailleurs :
    Pour se sortir de cette crise, les États-Unis, à la suite du Royaume-Uni, mirent en pratique l'idéologie du libre marché. Pour rééquilibrer leur balance de paiements, les États-Unis ont besoin d'investissements étrangers. De ce fait, les dollars éparpillés dans le monde reviendront aux États-Unis, ce qui leur permettra d'à nouveau maîtriser leur taux d'inflation, et ainsi de relancer l'économie. Le directeur de la Réserve fédérale, Paul Volcker, décide qu'une forte augmentation des taux d'intérêt Américains attirera ces capitaux étrangers dont les États-Unis ont besoin. De hauts taux d'intérêt promettant de meilleurs bénéfices, beaucoup d'investisseurs étrangers se précipitent en effet aux États-Unis.

    Pour rester compétitifs, les taux d'intérêt augmentent dans le monde entier. Les pays endettés doivent donc rembourser plus qu'auparavant. Ceci accroît le risque de non-remboursement, et en conséquence la prime de risque. Le taux d'intérêt, qui inclut la prime de risque, augmente donc encore davantage. (CADTM, 2002; Norel et Saint-Alary, 198:cool:


    Facteur 2 : La baisse des prix des matières premières
    Je ne les décrits pas je pense que c'est surement assez soulant comme ça mais si tu es interessé c'est justement dans le Facteur 3 que ça devient "intéressant" à coup de libéralisation et de privatisation ...
    Facteur 3 : Politiques du FMI et de la Banque Mondiale



    LES dettes !

    La dette totale d’un pays se décompose en une dette intérieure et extérieure.

    ET DONC on ne peut supprimer "la" dette en un claquement de doigt comme on pourrait nous le faire croire

    1. Dette intérieure: Dette contractée par un créancier intérieur. Exemple : une banque nationale

    2. Dette extérieure : Cette dernière se subdivise en différentes parties

    a) Une dette extérieure privée : Dette contractée par des organismes privés (exemple : une entreprise)
    b) Une dette extérieure publique : L’emprunteur est l’Etat ou un organisme dont l’Etat garantit la dette. C’est ainsi que cette dette se divise en 3 parts :

    Part bilatérale : Le créancier est un autre Etat.
    Part multilatérale : Le créancier est une institution multilatérale comme le FMI.
    Part privée : Le créancier est un organisme privé extérieur.
    MaRTIaL, 3 Mars 2007
    #14
  15. Offline
    Zian[0] Imaginated
    :D
    Zian[0], 3 Mars 2007
    #15
  16. Offline
    Tetsuya ...
    :applaus: t'as gagné un siège au parlement bravo ! ;-D
    Tetsuya, 3 Mars 2007
    #16
  17. Offline
    Zaene *
    Ils se confondent actuellement, le premier servant le deuxieme, on ne parle a ce sujet plus de "liberalsme" (qui est dépassé et obsoléte) mais de "néoliberalisme" (forme extréme du libéralisme et n'acceptant qu'une aide minimale du politique vers le social et l'industriel, tout doit être privé, tout doit être rentable ou disparaitre).

    La diversité ne conditionne pas l'injustice , confondre les gouts et les couleurs avec les inégalités sociales, tudieu faut le faire ! Ne pas naitre "égaux" socialement et matériellement n'empeche pas de travailler a reduire l'ecart, parce qu'une "norme" débile n'a rien d'immuable sans ça tu serais encore ta tronche dans un champ a ramasser des patates a la main sous le joug d'un seigneur féodal, ca te tente ? Non ? Ben mince alors c'etait la norme au moyen-age pourtant, et les esclaves, c'etait tout a fait NORMAL !

    Si il n'y en a plus (officiellement) c'est parce que des gens n'en on plus voulu et se son battus pour qu'il disparaisse.

    Pour le capitalisme qui a les memes hautes valeurs morales ce sera la meme chose, aussi mieux vaut sortir la tete de sa poubelle individuelle, meme dorée, maintenant parce qu'a un moment il sera trop tard et ceux qui se seront enfermés feront alors office , eux, de parias.

    Faux.

    La seule defavorisation immuable est celle de la santé. Effectivement il y aura toujours des malades, des handicapés des accidentés ...etc, ce qui ne justifie pas pour autant qu'ils soient abandonnés, au contraire, ils doivent beneficiés alors d'avantages compensant cette injustice et visant a la reduire.

    Matériellement, il est tout a fait possible d'obtenir pour TOUS un niveau de vie d'un cadre moyen, sans reductions pour ceux qui le dépasse déja (et je parle de cadre de vie, pas d'avoirs) mais c'est completement impossible sous le capitalisme, c'est certain.

    Tant qu'il y a "valorisation monétaire" c'est impossible car le calcul de valeur est faussé par les systémes d'evaluations et la corruption qui régne en maitre.

    Tant que la "compétition" sera préférée et la "coopération" brimmée, c'est impossible.

    Tant qu'on divisera un capital plutot que de le multiplier, c'est impossible.

    Tant que la mentalité sera a l'individualisme forcené et a l'egoisme glorifié, c'est impossible.

    Mais ces valeurs sont tellement génératrices de colére que sincérement je plains ceux qui s'en reclament parce qu'ils risquent fort d'être les premiéres victimes de cette colére qu'ils s'obstinent a produire avec mépris.


    :gne: ... personne n'a un grand verre d'eau de Spa ? Vous savez "l'eau qui purifie" C'est pour une urgence !
    Zaene, 3 Mars 2007
    #17
  18. Offline
    PunkDeLuxe condom
    Oui, mais tu ne pourras pas l'empecher ... pour cette raison : le libéralisme. En Europe nous sommes particulièrement attachés à cette idéologie. Si on devrait interdire cette circulation des personnes (et des biens) serait à l'encontre des idées européennes ...

    Et oui t'aimerais qu'on remette en activité les frontières etc ?

    Tu l'auras compris (enfin j'espère) que je suis très attachés à ces notions.

    En ce qui concerne la responsabilité des partis (exemple des organismes prêtant l'argent) ... C'est un oui, mais surtout un non. D'un point de vue moral on dira qu'ils ont eut des responsabilités, mais qui pourrait leur faire la remarque d'avoir voulu gagner leur vie ? Et la on rejoint une deuxième valeur de notre société : le capitalisme. Pour faire simple, le capital investit dans une entreprise doit dégager des bénéfices afin d'être viable (mais ça je pense que je dois pas te l'apprendre vu le joli texte que tu as pondu :p).

    PS : Pour le salaire des chinois, je le sais très bien, suis entrein d'étudier leur cas pour aller mettre une entreprise dans ces contrées une fois fini mes études ;)
    Pour une fois ça reste agréable de confronter ses idées sur GZ... Et aussi tu n'as pas une version pdf ou doc de ton travail ?
    PunkDeLuxe, 3 Mars 2007
    #18
  19. Offline
    [ Vins ] Hattrick Manager
    Très intéressant. Je n'étais pas du tout au courant de ca.


    Au passage, je n'ai pas trop bien compris le phénomène de privatisation. Quelqu'un saurait me l'expliquer en quelques phrases, sans rentrer dans les détails non plus mais bon ? Merci :)
    [ Vins ], 3 Mars 2007
    #19
  20. Offline
    PunkDeLuxe condom
    Pour faire court, d'après le libéralisme, l'état doit s'impliquer le moins que possible dans son pays, il doit juste avoir un rôle primaire dans la régulation. Car d'après le libéralisme, le marché, la société s'auto-régule.

    J'enviens donc au premier principe que j'ai énoncé, l'Etat se retire du marché en privatisant ses secteurs marchands. Et ne possède alors plus qu'un rôle de régulateur, via les lois, la justice etc.


    Petit plus : Le libéralisme est pour la culture, ainsi qu'une éducation controlée par l'Etat (on parlera de libéralisme humaniste - MR en Belgique - enfin comme dans chaque idéologie il y a différents mouvements).
    PunkDeLuxe, 3 Mars 2007
    #20
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